Montauroux | Un enseignant jugé pour agressions sexuelles et détention de pédopornographie

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L’enquête permettra de découvrir une quantité faramineuse de photos d’élèves sur des disques durs
Un enseignant comparaît ce mardi devant le tribunal correctionnel de Draguignan (Var), notamment pour détention d’images pédopornographiques et pour plusieurs agressions sexuelles sur des élèves. Il les forçait à participer à un jeu où il se mettait à califourchon sur les enfants.

Un enseignant comparaît ce mardi devant le tribunal correctionnel de Draguignan, notamment pour détention d’images pédopornographiques, consultation de sites pédopornographiques et pour plusieurs agressions sexuelles sur des élèves. L’homme aujourd’hui âgé de 52 ans, est suspendu depuis 2017 par l’Éducation nationale.

Au moment de la révélation des faits, il enseignait à l’école Marcel-Pagnol de Montauroux, mais certains faits sont bien plus anciens et remontent à la date de son arrivée dans l’établissement en 1994, pour se poursuivre jusqu’en 2017.

Un “jeu” où il demandait aux enfants de se mettre torse nu avant de les prendre en photo

L’homme forçait des enfants à participer à un jeu où il leur demandait de se mettre torse nu et de s’allonger sur un tapis de judo.

Des camarades de l’enfant, torse nu eux aussi, étaient censés lui tenir les bras puis l’enseignant se mettait alors à califourchon sur l’élève, avec son appareil photo et lui demandait de tenter de se relever.

Une maman raconte à France Bleu Provence la scène vécue par son fils pendant des “cours de sport” :

“L’enseignant se mettait à califourchon sur lui, lui faisait des “guilis” et mon fils devait se débattre et sortir de cette situation (…). Il le prenait en photo.”

Face à la gêne qu’ils ont ressentie, certains enfants se sont confiés à une cantinière qui a fait remonter l’information.

La municipalité préviendra ensuite les gendarmes.

Entendu, l’enseignant reconnait la consultation habituelle de sites pornographiques mettant en scène des mineurs.

L’enquête permettra de découvrir une quantité faramineuse de photos d’élèves stockées sur des disques durs, mais aussi sur des formats papiers, laissant penser que cette pratique remonte à plus d’une décennie.

Six familles se sont constituées partie civile dans ce procès, mais la liste des victimes présumées pourrait donc être bien plus importante.

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