Caveirac | 12 ans ferme pour l’instituteur de maternelle reconnu coupable de viol sur ses élèves

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Un verdict conforme aux réquisitions de l’avocat général
Le lundi 5 février 2024, a eu lieu le dernier jour du procès de François Bossy, l’ancien instituteur de Caveirac qui a agressé sexuellement ses élèves de maternelle en 2017. Il écope de 12 ans de prison.

Dans la matinée, les avocats des parties civiles ont exprimé les conséquences psychologiques sur les enfants.

La bâtonnière Khadija Aoudia a plaidé, soulignant les actes présumés de pédophilie et les conséquences sur les victimes. 

L’accusé a été interrogé sur les charges portées contre lui, niant tout en invoquant des méprises des enfants.

Les enfants ont rapporté des gestes de pénétration, mais l’accusé maintient son innocence.

Dans l’après midi, le procès s’est prolongé, les avocats de la partie civile on pris la parole, notamment les avocates de deux des victimes.

La première avocate énonce que les parents culpabilisaient de ne pas avoir vu ce qu’il se passait, notamment le père d’une des victimes

« Je m’en suis voulu de l’avoir jeté là-dedans ».

L’avocate énonce que François Bossy demandait en 2017, quand il était encore enseignant, aux parents d’élèves de lui faire une attestation car une maman le soupçonnait d’agressions sexuelles envers son enfant.

Elle affirme aussi la souffrance et le changement de comportement des victimes au moment des faits, des enfants plus propres, qui font pipi au lit, une petite fille qui fait du psoriasis.

Elle énonce :

« Madame, Monsieur les jurés, vous voyez bien que cet homme n’a aucune empathie, son téléphone sonne, il le fait tomber, il est même en retard à son propre procès ». 

La deuxième avocate de la partie civile prend à son tour la parole, en énonçant qu’une des deux petites demandait le soir à ses parents si elle pouvait fermer les yeux, en sanglots.

François Bossy avait même attrapé une des deux petites en lui ordonnant de se taire et avait attrapé la directrice en lui affirmant :

« Si tu fais ça, la gamine aura gagné ».

Elle finit son discours en parlant de ce que sont devenues les deux jeunes filles. Ce sont deux jeunes filles de 11 ans, qui sont aujourd’hui en classe de sixième, qui se rappellent très peu des faits, une veut devenir vétérinaire et l’autre écrivaine.

L’avocate lors de son entretien avec la première jeune fille lui avait demandé si elle voulait faire passer un message lors du procès et elle lui a répondu :

« Dis lui que ma tête a oublié mais que mon corps s’en souvient. ».

L’avocat général prend à son tour la parole et affirme que malheureusement il n’y a aucune trace d’agression sexuelle d’après les médecins et aucun témoin direct durant les faits, hormis les enfants.

Elle demande à la fin de son discours une peine de 12 ans de réclusion criminelle pour l’accusé. 

Par la suite les avocats de François Bossy on pris la parole à leur tour. 

Après un délibéré de six heures, les jurés ont mis fin à l’attente des victimes de Caveirac.

François Bossy a déjà fait deux ans de prison puis quatre années en liberté, il a été condamné à une peine de douze ans de réclusion criminelle par la Cour d’Assises de Nîmes, dans la nuit du mardi 6 février, marquant ainsi la conclusion d’un procès qui a duré près d’une semaine.

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