Malgré le confinement les viols d’enfants continuent d’augmenter en 2020.

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Les statistiques 2020 du ministère de l’intérieur confirme la hausse des dernières années.
Intuitivement on aurait penser que pendant le confinement les plaintes auraient diminué. Malgré cela l’augmentation continue.

En 2020, en France, les services de police et de gendarmerie ont constatés sur l’ensemble du territoire national 13.385 viols sur mineurs (+8%) et 18.398 agressions sexuelles sur mineurs (-2%).

Au total on observe une augmentation annuelle de 2% nettement moins forte que sur les dernières années (+10% par an en moyenne sur la période 2012-2019).

On pourrait se réjouir de cet état de fait. Pour autant il est clair que la confinement a totalement changé la donne et qu’il est très difficile de comparer l’année 2020 avec les autres.

Habituellement il est relativement rare qu’un acte sexuel sur mineur donne lieu à une plainte : soit l’enfant ne parle pas (menace, honte, chantage), soit les personnes auxquelles il se confie lui disent de se taire ou décide de ne pas porter plainte.

Les études estiment qu’entre 8% et 12% la proportion d’acte sexuel sur mineur donnant lieu à une plainte (UNICEF 2015, Virage).

Malgré les prémisses du mouvement #metooinceste, il est évident que les conditions du confinement n’ont pas améliorer la chose rendant encore plus difficile ces démarches.

Certains estiment même que le confinement du fait de la promiscuité familiale, de la détresse psychologique et financière, a pu faire augmenter les actes notamment pour les incestes qui ne représentent que 30% des actes.

Cela semble se vérifier sur les statistiques des signalements pour des actes en ligne (qui débouchent souvent sur des actes physiques) ou intra-familiaux comme l’évoquait le ministre Adrien Taquet.

Pour autant cela a pu aussi faire baisser les 70% restant qui ont lieu hors du cadre familial avec la suspension des activités des clubs de sport, des lieux d’accueil des enfants, pour partie la fermeture des écoles.

Il faudrait avoir des éléments contextuels des crimes beaucoup plus précis pour vérifier la réalité de ces hypothèses.

La proportion d’actes commis en intrafamilial en 2020 pourrait par exemple être un bon indicateur de l’effet réel du confinement sur la criminologie des violences sexuelles sur mineurs en France en 2020.

Cela pourra se trouver avec un gros délai dans les statistiques judiciaires (plusieurs années aux vues de la lenteur de l’instruction de ce type de crimes par la justice).

En attendant voici le graphique des statistiques brutes incluant les données 2020.

Les violences sexuelles sur mineurs ont doublé en 10 ans et ce n’est pas le fait de la relative libération de la parole médiatique.

Le combat continue.

On lâche rien.

L’équipe Wanted Pedo

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