Jacou | Une maman se voit contrainte de remettre sa fille à son père incestueux

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Pédocriminel En liberté

Une fillette dénonce des abus incestueux, la justice lui impose d’aller chez son père
Pierrick Julien, Photo publique de profil Facebook
Une maman se retrouve, pour la première fois, face au témoignage de sa fille de 3 ans qui lui confie des faits d’attouchements sexuels. Un an et demi plus tard, cette petite fille réitère des proposes similaires.

 

Face à la détresse de sa fille, Fanny tentera par tous les moyens légaux d’éloigner son enfant de son ancien compagnon. Jusqu’à aujourd’hui, la justice est restée sourde aux appels de cette fillette, qui est contrainte par la loi de se rendre chez celui qu’elle désigne comme son agresseur.

 

Père : Pierrick Julien, 32 ans

Mère : Fanny Birenbaum, 30 ans

Enfant : Marie*, 4 ans et demi

 

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Fanny rencontra Pierrick en 2010. A cette époque, ce dernier vendait du cannabis tandis que Fanny était étudiante infirmière. Fanny fit sa connaissance par le biais de sa sœur, infirmière sur son lieu de stage.

Pierrick Julien, Photo publique de profil Facebook

Bien que la sœur de Pierrick décrivit son frère comme colérique, Fanny ne prêta pas attention à ses mises en gardes.

Trois mois plus tard, Pierrick eut son premier accès de colère contre Fanny et l’enferma dans le coffre de sa voiture. Des personnes ayant assisté à cette scène surréaliste prévinrent la police.

Le lendemain matin, la brigade de la police nationale se rendit au domicile de Fanny pour l’interroger et l’inciter à porter plainte. Fanny n’en fit rien. Pierrick était parvenu à la convaincre qu’il avait agit pour son bien.

Le 28 juillet 2011, Pierrick, sous l’emprise de l’alcool, violenta fortement sa compagne qui refusait d’avoir des rapports sexuels avec lui. La mère de Fanny l’emmena consulter un docteur le lendemain. Le 29 juillet, Fanny écopera d’un ITT de 6 jours.

Bien que toute la famille de Fanny entreprit de l’éloigner de Pierrick, au vu du danger que ce dernier représentait pour elle, elle ne déposa ni plainte, ni ne prit la décision ferme de le quitter.

Elle quitta son domicile pendant une durée d’une semaine, mais à son retour, Pierrick vint s’excuser auprès d’elle et lui promit de ne jamais plus recommence.

Après avoir brièvement arrêté de consommer de l’alcool, Pierrick retomba dans ses travers et multiplia ses accès de violence.

Fanny décida alors de mettre un terme à leur relation.

Elle porta plainte dans la foulée contre son ancien compagnon, à la date du 29 avril 2012. Il fut condamné en 2013 a de la prison avec sursis pour violences conjugales.

En septembre 2013, Fanny se remit en couple avec Pierrick pour une durée de quelques mois, avant de le quitter à nouveau pour ses accès de violences.

Ils se mirent à nouveau en couple fin 2013 au mois de mai 2014. Puis à nouveau en septembre 2014.

Soucieux de reconquérir le cœur de Fanny, Pierrick prit des engagements vis-à-vis d’elle et lui promit de ne plus jamais être violent à son encontre.

En décembre 2014, Fanny apprendra être enceinte.

Bien qu’assaillie de doutes, Fanny décida de mener sa grossesse à terme. Pierrick se révéla être un futur père absent, qui ne parvint pas à rompre avec ses vieilles habitudes. Il continua de faire preuve de violences à de maintes reprises.

 

Le 21 août 2015, Marie vit le jour.

Pierrick fut un père absent qui ne s’occupa de sa fille que quelques heures par mois. Fanny était à l’époque infirmière libérale et ne travaillait que 10 jours par mois.

Tant bien que mal, Fanny tenta de protéger son enfant afin que cette dernière n’assiste pas aux accès de violences de son père.

Fanny envisagea une nouvelle séparation et se décida à quitter Pierrick en mai 2017. Il la menaça de mort, lui promit de la séparer de son enfant et de faire de sa vie un enfer.

Fanny quitta malgré tout Pierrick.

N’ayant pas de logement, Pierrick ne put prétendre prendre sa fille en charge. Parallèlement, il fit main basse sur l’argent économisé par le couple et placé sur un compte commun. Fanny déposa une main courante à l’encontre de Pierrick.

Puisque ce dernier vit dans une forêt, dans un squat, Fanny lui proposa d’accueillir Marie chez sa mère afin qu’il puisse profiter de son enfant.

Depuis 2017, Fanny, jusque là infirmière, devint formatrice.

2018 :

Le 9 décembre 2018, Pierrick devint complètement hystérique devant des témoins et sa fille, supposant que Fanny avait un nouveau compagnon. Il l’accusa d’agressions sexuelles sur sa fille.

Le soir, Fanny interrogea Marie en lui demandant si quelqu’un lui a déjà touché la foufoune. Elle répondit :

« C’est papa, avec un gros bâton ».

Marie, alors âgée de 3 ans, raconta cette étrange histoire à sa maman. Histoire que Fanny ne sut interpréter à ce moment précis, mais qui la poussa à interrogation au point qu’elle se rendit au commissariat afin de procéder à une déposition à la date du 12 décembre 2018.

Les gendarmes lui ouvrirent les yeux sur sa situation et Fanny comprit qu’en plus des violences verbales, elle vivait un harcèlement permanent.

Paralysée par la peur, elle fit une déposition pour faits d’agressions sexuelles, puis, deux jours plus tard, pour harcèlement et violences.

La brigade des mineurs classa sans suite la plainte pour agressions sexuelles sur Marie.

Lors de cet entrevue avec les gendarmes, elle fit état de violences conjugales pour lesquelles elle ne souhaitait pas porter plainte jusque là.

 

A la suite de ces faits dénoncés, Fanny fut reçue en consultation de victimologie.

« Un suivi psychologique a commencé le 27 décembre 2018 et s’est poursuivi jusqu’en mars 2019 suite à des violences de la part de son ex-compagnon. La patiente manifestait des angoisses de type post traumatique sous forme de réveils nocturnes notamment, présents encore aujourd’hui ».

A partir de cette date, Fanny respecta scrupuleusement le jugement rendu par le Juge aux Affaires Familiales qui cédait la garde exclusive de Marie à sa Maman puisque Pierrick ne pouvait justifier d’un logement adapté à l’accueil d’un enfant.

Son père bénéficiait d’un droit de visite sans hébergement les week-ends paires de 10h à 17h.

Pierrick s’adonna à un chantage auprès de son ancienne compagne et la menaça de demander le placement de Marie.

La jeune Marie se mit à pleurer en prenant la route de chez son père, et parfois même à son retour.

2018 :

Aux vues des problèmes rencontrés par sa fille, Fanny décida de l’emmener consulter un psychologue. Le père ne donnant alors pas son autorisation pour qu’elle puisse consulter un pédopsychiatre.

2019:

Pierrick se décida à emménager chez sa mère. Muni d’attestations mensongères, il demanda à repasser devant le Juge aux affaires familiales afin que son dossier soit réinstruit.

La Juge convint d’une garde partagée le 11 juillet 2019.

Le jugement fixa la résidence habituelle de l’enfant au domicile maternel et octroya au père un simple droit de visite et d’hébergement. Le père bénéficia, hors vacances scolaires, d’un week-end de garde une semaine sur deux. Pendant les vacances scolaires, Marie vécu 15 jours chez sa mère suivi de 15 jours chez son père.

Lorsque Marie regagna le domicile de sa mère après un week-end passé chez son père, elle se révéla odieuse et mit une semaine avant de retrouver un comportement « normal ».

Bien que la fillette refusa de retourner chez Pierrick, sa mère n’eut d’autre choix que d’appliquer scrupuleusement le jugement.

Marie verbalisa le fait que son père la « tape » et la « gifle ».

En 2019, lorsque Marie vivait chez son père, Fanny restait sans nouvelle de sa petite fille pendant 15 jours.

Fanny décida de mettre en place un cahier de suivi pour Marie, afin que chaque parent écrive au quotidien ce que vit leur fille. Pierrick est avare de description et écrit toujours la mention « RAS » sur ce cahier. Depuis, Pierrick a subtilisé le dit cahier.

En voyant l’état de sa fille se dégrader, Fanny a dû faire preuve de courage et ne jamais baisser les bras. Elle souffre, a le regard vide et reste mutique en revenant de chez son père.

Marie fut si perturbée qu’à l’âge de 4 ans un médecin dut lui prescrire des anxiolytiques homéopathiques.

Lors d’une toilette, Marie demanda à sa mère qu’elle lui lave le sexe. Elle se mit à rigoler, plongeant sa mère dans un profond malaise.

Elle lui confia dans la foulée, aimer ces gestes qui lui font « des guilis », comme son père lui en fait…

A la date du 16 juillet 2019, le père fit appel de la décision du Juge aux Affaires Familiales.

2020 :

Le 12 janvier 2020, Pierrick attesta de la location d’un nouveau logement afin de pouvoir prendre en charge Marie dans le cadre de la garde partagée.

A la lecture du bail, il apparut que le propriétaire de l’appartement ne pouvait être joint et que le logement ne comprenait qu’une pièce principale de 40m² dans laquelle un espace serait aménagé pour accueillir la fillette. Un espace de 5m², sanitaires compris !

Peut-on considéré que Pierrick dispose d’un logement parfaitement adapté pour accueillir un enfant de 4 ans tel que le Juge l’avait souligné ?

Le 16 février 2020, Fanny fut contrainte de déposer plainte à l’encontre de Pierrick pour non présentation d’enfant.

Fanny s’établit dans une relation de couple avec un ancien ami de Pierrick. Ce dernier lui parla des manipulations qu’il avait subi de la part de son ancien ami.

Pierrick apprit l’existence de cette relation et devint hystérique.

De mars à avril 2020, il laissa des messages vocaux lourds de menaces et d’insultes sur le répondeur de l’ami de Fanny, et le menaça également physiquement.

Ce dernier se vit contraint de porter plaintes à trois reprises, pour « menaces de mort avec ordre de remplir une condition » et « menaces réitérées de violences ».

Lorsque le confinement fut proclamé le 17 mars, Fanny se vit dans l’obligation de garder sa fille à ses côtés pendant 14 jours.

Cette dernière se révéla souffrante et son médecin jugea préférable qu’elle effectue cette période de confinement au domicile maternel durant 14 jours.

En représailles, Pierrick décida de suspendre ses paiements des factures de l’école de Marie, alors que ce dernier devait, par décision de justice, s’acquitter de 50% des frais de scolarité de son enfant.

Les gendarmes prirent contact avec Fanny afin qu’elle réponde aux appels de Pierrick.

Ils intervinrent une seconde fois en sommant Fanny de remettre sa fille à son père.

Fanny ne se soumit pas à cette injonction sur recommandation de son avocat. Il lui certifia avoir préparé un mail à l’intention de la gendarmerie avec certificats médicaux à l’appui.

Marie appela néanmoins son père sur cette période et Fanny lui fit régulièrement parvenir des nouvelles de sa fille.

Les gendarmes vinrent une nouvelle fois rappeler Fanny à l’ordre.

Pierrick menaça de plus belle la mère de sa fille dans l’espoir que Fanny cède et lui laisse la garde de son enfant. Fanny écouta les conversations téléphoniques que Marie entretenait avec son père. Ce dernier usait constamment de chantage et ne cessait de dénigrer Fanny.

Au terme de chaque conversation téléphonique, Marie était totalement bouleversée et mettait du temps à se remettre.

Elle posa des questions étranges à sa maman et souhaita savoir si les gens peuvent mourir si on leur tranche les oreilles. Terrorisée, elle confia à sa mère que son père souhaitait couper les oreilles de Fanny.

Le 28 avril 2020, à l’occasion d’un repas organisé par sa maman, Marie demanda à un homme présent de lui prodiguer des caresses.

Après que Fanny lui eut expliqué que son corps lui appartenait et que personne n’avait le droit d’y toucher, la fillette fit des révélations extrêmement graves à Fanny et ce, devant témoin.

«  Maman il faut que je te dise un truc, c’est papa qui m’a touché la foufoune avec ses doigts ».

Elle évoqua les agressions sexuelles subies de la part de son père. Fanny eut le réflexe d’enregistrer ce précieux témoignage et la questionna (audio du témoignage de Marie disponible à la fin de l’article).

Marie expliqua que son papa venait la nuit pour lui toucher la foufoune avec tous ses doigts et que ça lui faisait mal. Elle parla également de sa saucisse, qui elle n’est pas chaude, et du fait qu’il avait fait la chenille pour entrer dans son trou.

Fanny et son ami furent sidérés par ces révélations lourdes de conséquences.

Sous le choc, Fanny se rendit à la gendarmerie pour faire une déposition – sur conseils du gendarme qui lui assura qu’un dépôt de plainte et une déposition sont traités de la même manière – pour “attouchements sexuels”, et laissa à cette occasion l’enregistrement qu’elle venait de réaliser.

Le soir même, Marie dessina un phallus sur le carrelage.

Marie n’eut de cesse de revivre les traumatismes subits. Elle fut chamboulée et incohérente.

Le 30 avril, Marie fut entendue par la Brigade de prévention de la délinquance juvénile. Elle refusa de parler.

Son supplice face à des gendarmes manquant cruellement d’empathie et de formation dura 45 minutes.

Cachée sous le pull de sa mère, elle finit par dire qu’elle n’avait rien à confier. Elle fut, à cette même date, hospitalisée.

Sur le conseil avisé d’un docteur, Marie et Fanny furent hospitalisées sous X pendant une durée de 5 jours, du 31 avril au 5 mai.

Pendant ce court séjour, Marie fit des dessins phalliques.

Elle se réveillait la nuit, s’introduisait des doigts dans l’anus, ne mangeait quasiment plus, ne souhaitait plus se laver et ne trouvait le sommeil que dans les bras de sa mère.

Le lundi 3 mai, Marie fut à nouveau auditionnée à Clapiers, alors qu’elle était encore hospitalisée.

Elle répondit « je ne sais pas » dès que des questions lui furent posées concernant son père.

Une fois l’audition terminée, le gendarme demanda à Fanny de ne pas s’inquiéter, lui assurant que son ancien compagnon n’avait aucunement la tête d’un pédophile.

Il est clairement établit que les pédophiles laissent toujours une très mauvaise impression après leur passage, et que leur vice criminel est détectable au premier coup d’œil !
Comment ne pas croire une expertise menée avec tant de brio et une investigation si longue et si poussée !
Nous voilà plongés en plein rêve et cette jeune enfant, elle, vit en plein cauchemar sans que ses maux ne puissent trouver échos.

 

Rentrées à leur domicile, Fanny demanda à sa fille les raisons de son mutisme. Celle-ci lui répondit ne pas avoir voulu se confier à cet homme qui ne lui inspirait aucune confiance.

Le 6 mai, via whatsapp, Marie confia à une psychologue du réseau voltaire :

« Papa me touche la foufoune ».

A la date du 8 mai, Fanny déposera plainte pour agressions sexuelles à la gendarmerie de Jacou en demandant que soit reprise sa déposition du 28 avril.

Ce même 8 mai, elle se fit réprimander par la gendarme et fut accusée de saboter l’enquête par son comportement. Une enquête sera ouverte.

Le 11 mai, à la demande du Parquet de Montpellier, Marie fut reçue par la pédopsychiatre Madame Conforti.

Cette dernière avertit Fanny que les révélations de sa fille étaient très inquiétantes, et que l’enquête qui sera menée sera longue.

Après avoir conclu à une situation extrêmement préoccupante, elle transmit son rapport à la Gendarmerie de Clapiers afin qu’il soit transmis au Parquet.

Consultée par le Docteur R., un certificat médical établit par ce dernier en date du 14 mai 2020 indique que :

« Au vu des enregistrements, au vu de la description qu’elle me fait de ce que Marie aurait dit à sa psychologue en consultation et de ce qu’elle aurait dessiné en cours d’hospitalisation, en attente que ces faits soient confirmés ou infirmés et qu’une question de plainte pour agression sexuelle incestueuse soit instruite, vu la gravité possible pour la victime mineure qui serait en cas de garde par son père, si les faits étaient avérés, livrée à son agresseur ».

Marie verbalisa alors sa souffrance et extériorisa sa colère envers son père.

Le week-end, sur les conseils juridiques de son avocat, Fanny quitta son domicile, couverte par le certificat médical dispensé par son médecin.

Le 18 juin, suite au signalement émanant de l’hôpital, Fanny accusa la visite d’une assistante sociale et d’une puéricultrice, enchantées par les conditions de vie de Marie et de son comportement auprès de sa maman.

Cette enquête sera menée auprès de la mère, du père, des médecins, psychologues et instituteurs. Un rapport devrait être rendu en septembre, puis transmis au Procureur.

Le 22 juin, à la demande de Pierrick, Fanny fut convoquée à la gendarmerie de Clapiers pour être entendue sur les non représentations d’enfant et avertie de son placement immédiat en garde à vue.

Les gendarmes rirent de Fanny, lui disant ouvertement qu’elle avait bénéficié de conseils peu avisés.

Lors d’un entretien avec son avocat, ce dernier lui assura que les certificats médicaux dont elle disposait suffisaient à couvrir la non présentation d’enfant.

Pendant sa garde à vue, Fanny n’eut de cesse de défendre sa fille et son intérêt supérieur, et contra chacun des arguments avancés par les militaires.

D’après les gendarmes, Monsieur Pernot – chargé d’enquête pour les faits d’agressions sexuelles –, lui aurait oralement formulé l’obligation de remettre Marie à son père.

Fanny assura ne jamais avoir compris une telle chose, pensant que le procureur n’avait toujours pas statué sur les droits de garde aux vues des derniers éléments apportés au dossier de Marie, notamment le dépôt de plainte pour agressions sexuelles.

Ils annoncèrent à cette occasion à Fanny que ses plaintes venaient d’être classées sans suite.

Les gendarmes seront étonnés de la stupeur et de la fureur de Fanny, et constateront que Madame le procureure Denjean a tout simplement oublié de lui faire parvenir le classement de plainte !

Lorsque les classements sans suite lui furent remis en main propre pendant l’audition, Fanny constata que des erreurs avaient été commises dans les dates inscrites sur les dépôts de plaintes.

A l’issue de sa garde à vue, il fut également annoncé à Fanny que sa fille allait être remise le soir même à son père, pour une durée de 6 jours.

Fanny ne reçut le classement sans suite de sa plainte pour agressions sexuelles qu’à la date du 27 juin.

Le 7 juillet 2020, la cour d’appel s’est réunie pour statuer sur un nouveau droit de garde.

Sur sa décision du 13 août, elle a ordonné une enquête sociale ainsi qu’une expertise médico-psychologique de la relation parent/enfant, et continue d’autoriser Pierrick à exercer son droit de visite et d’hébergement. L’affaire sera à nouveau examinée devant la cour à la date du 15 décembre.

Bien que Pierrick souhaite bénéficier d’une garde alternée, la juge l’a une nouvelle fois débouté et s’y est provisoirement opposée, compte tenu du fait que Marie a toujours vécu au domicile de sa maman.

Le 2 août, Pierrick ne s’est pas présenté au domicile de Fanny pour récupérer sa fille afin de bénéficier de son droit d’hébergement. Comme le stipule la loi, ce manquement entraîne un renoncement à l’exercice de son droit parental.

A la date du 12 août, Fanny a à nouveau été contrainte de déposer plainte contre le père de sa fille, pour “harcèlement”. Ce dernier ne cesse de la menacer, aussi bien par le biais de facebook, messenger et whatsapp, que physiquement lorsqu’ils se rencontrent. Pierrick, exerce également une pression constante sur le voisinage de Fanny ainsi que sur son compagnon.

Ces dernières années, Fanny s’est rendue à plusieurs reprises au Centre d’Information sur le Droit des Femmes et des Familles (CIDFF) afin d’évoquer les violences dont elle a été victimes de la part de Pierrick et du harcèlement dont elle est victime presque quotidiennement de sa part. Elle a également rapporté les attouchements sexuels subis par son enfant. Elle souhaite avant tout trouver de l’aide pour sa fille, qu’elle veut plus que tout protéger.

Actualisation :

Depuis la parution de cet article, des membres proches de l’entourage de Pierrick ont tenté de décrédibiliser la parole de la petite Marie, en remettant l’honnêteté de Fanny en cause.

Pour étayer ses propos, cette courageuse maman nous a fait parvenir le témoignage audio de sa petite fille.

A la date du 28 avril, lorsque Marie a prononcé les mots “Papa m’a touché la foufoune” devant témoin, Fanny s’est saisie de son téléphone pour procéder à l’enregistrement qui suit : Écouter l’audio

Nous tenons à vous rappeler que les attouchements et les agressions sexuelles sont considérés comme des délits pas la loi. En revanche, cet audio parle très clairement de viol sur mineure. Le viol est quant à lui considéré comme un crime.

Quelques mots de Fanny :

Je tiens à dire que j’ai toujours été dans le rôle d’une maman, celui qui consiste à protéger son enfant. Nous nous devons tous, par principe de précautions, protéger les personnes vulnérables le temps que les enquêtes soient menées ; Si tant est qu’elles ne soient pas bâclées…

Je me sens en insécurité et humiliée par cette injustice de l’état qui défend mon bourreau et le bourreau de ma fille !

“Faute de preuves” me dit-on !

Après une hospitalisation, de telles paroles tenues par ma fille et les dessins qu’elle a pu réaliser ?!

Il est temps que les études des pédopsychiatres et professionnels de santé soient révélées au grand jour. Quand un enfant de cet âge parle, il ne ment JAMAIS !

Vivons-nous dans une société qui couvre la pédocriminalité ?

Pourquoi faire passer une mère, qui par instinct tente d’éloigner sa fille du danger, pour une accusée coupable de délit pour des non représentation d’enfant, alors qu’elle souhaite uniquement que la parole de sa fille soit défendue ?

Les forces de l’ordre sont elles là pour défendre ou enfoncer les victimes ?

Imaginez un instant qu’un tel drame vous arrive. Que feriez-vous ?

 

Wanted Pedo :

Comme bien souvent, nous constatons que le bien supérieur de l’enfant n’est pas pris en compte par la justice, et que la jeune Marie se voit contrainte de vivre auprès de son père, qu’elle a accusé à plusieurs reprises d’agressions sexuelles.

Les dires de cette jeune enfant ne sont pas pris en compte et sa mère se voit contrainte, le cœur lourd de remords, de déposer sa fille à un homme qu’elle sait violent et sans doute pedo-inces-tueur.

Nous ne pouvons qu’espérer que la justice ouvrira prochainement les yeux sur la situation de cette jeune enfant afin qu’elle puisse se reconstruire et vivre la vie qu’une enfant de son âge devrait avoir ; Une vie d’insouciance.

Nous rappelons que Fanny n’a d’autre choix que de se séparer de sa fille tous les quinze jours, sous peine d’être accusé de non présentation d’enfant. Un délit réprimé par le code pénal, passible d’une année d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Rappelons qu’en France, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon, le Haut conseil à l’égalité Femmes/Hommes, 155.000 enfants seraient victimes de viols ou de tentatives de viol chaque année ; et près de 4 millions de Français se disaient victimes d’inceste en 2015.

Nous saluons le courage de cette mère qui se bat quotidiennement pour son enfant et qui est déterminée à ne renoncer devant aucune épreuve.

Ne rien dire c’est accepter, ne rien faire c’est cautionner.

Honneur, Force et Courage !

L’équipe Wanted Pedo

 

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*Le prénom a été modifié pour préserver l’anonymat de cette petite fille.

 

 

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