Rambouillet | Un professeur de collège arrêté pour des exhibitions sexuelles face à des collégiennes

Un homme placé en garde à vue après avoir exhibé son sexe

Pierrick Delobelle

Un professeur de collège, âgé de 35 ans, a été placé en garde à vue, jeudi 18 juin, par les policiers de Rambouillet. Il est accusé de plusieurs exhibitions sexuelles devant des collégiennes.

L’homme a été traqué pendant près de deux ans par les enquêteurs.

Courant 2018, quatre jeunes adolescentes avaient été victimes d’un prédateur, près du collège Catherine-de-Vivonne, à Rambouillet. L’individu leur avait montré son sexe. Des plaintes avaient été déposées.

L’identification de l’exhibitionniste n’avait pas été possible. Les témoignages de victimes n’étaient pas assez étoffés.

Une source explique :

« Dans ce genre de situation, les enfants se concentrent surtout sur ce qui les choque et moins sur le visage de l’individu ».

Dans les mois suivants, les gendarmes de Chevreuse seront avisés de faits similaires. Cette fois, un nom ressortira. Car un témoin a vu l’homme monter dans une voiture. Il a relevé la plaque d’immatriculation.

L’individu est convoqué. Mais la victime ne parvient pas à le reconnaître.

L’informateur précise :

« Il avait pris soin de changer son apparence physique en rasant sa barbe et en perdant du poids ».

Le trentenaire est remis en liberté. Pour autant, les policiers ne désarment pas. Et un nouvel événement va relancer l’enquête.

Le 28 février 2020, une adolescente de 13 ans se présente au commissariat de Rambouillet. Elle raconte qu’un homme lui a montré son sexe dans le train. Les faits se sont produits deux fois.

« Elle était terrorisée et très choquée ».

Dans le même temps, les policiers de la Sûreté ferroviaire donnent l’alerte. Ils viennent de contrôler et de verbaliser un voyageur. Ils avaient en tête le signalement transmis à tous les services.

L’étau se resserre.

Un cliché est envoyé au commissariat. Une planche photographique est établie. La victime reconnaît formellement son agresseur.

Le 18 juin, le trentenaire est arrêté et placé en garde à vue.

Trois auditions plus tard, il maintiendra sa version des faits, clamant son innocence.

La source précise :

« Il a soutenu qu’il prenait régulièrement le train parce qu’il s’ennuyait. Il a expliqué qu’il descendait au Perray-en-Yvelines pour rentrer à pied à son domicile de Rambouillet. Il a aussi affirmé avoir jeté certains vêtements, ressortant dans la procédure, parce qu’ils étaient usés ».

De nombreux éléments pourraient cependant faire vaciller sa défense. À commencer par la reconnaissance formelle d’une des victimes.

De plus, son téléphone a activé des bornes aux créneaux horaires de la commission des faits et dans les secteurs concernés.

Le professeur a été déféré devant le procureur de la République. À l’issue, il a été remis en liberté, sous contrôle judiciaire, avec une date de procès entre les mains.

Dans les semaines à venir, le tribunal décidera de sa culpabilité ou de son innocence.

Célibataire et sans enfants, il n’enseignait que depuis quelques années au collège de Magny-les-Hameaux, en 4e et en 3e.

Il était, jusqu’à présent, inconnu de la justice.

En attendant le verdict, il a été suspendu de ses fonctions.

 

Source : actu.fr

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