Montluçon | Stéphane De Freitas ex-élu condamné pour corruption de mineur

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Pédocriminel En liberté

Plusieurs jeunes que l’homme avait côtoyé à la mairie ont évoqés une attitude “parfois lourde”
Un ex-adjoint au maire de Montluçon a été condamné à douze mois de prison avec sursis pour corruption de mineur, détention d’images pédopornographiques et usage de stupéfiants mardi soir par le tribunal correctionnel de Montluçon.

Stéphane De Freitas, 43 ans, a également été condamné à une interdiction d’exercer une activité en lien avec des mineurs pendant 5 ans, et a été inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).

Le parquet avait requis 18 mois de prison avec sursis à son encontre, estimant qu’il y avait bien eu corruption de mineur.

Plusieurs jeunes que l’homme avait côtoyé à la mairie de Montluçon, ont été entendus à l’audience, évoquant une attitude “parfois lourde”, sans toutefois le mettre en cause.

Le fils d’un couple d’amis, âgé alors de 14 ans, a expliqué quant à lui s’être confié dans un premier temps à M. De Freitas sur des questions concernant la sexualité, avant que leurs échanges ne dérapent : le jeune homme lui a par la suite envoyé des messages suggestifs et des propositions d’actes sexuels, jusqu’à des photos de lui nu.

L’ex-élu a admis avoir malgré tout continué les échanges, conservant les photos, tout en se présentant comme un “confident”.

La présidente Nancy Mawet lui a fait remarquer:

“Vous avez laissé s’installer l’ambiguïté”

Pour le substitut du procureur Christophe Da Costa:

“On n’était pas vraiment dans de la pédophilie, plutôt dans un transfert : l’homme se reconnaissait dans ce jeune en recherche d’identité sexuelle, mais leurs échanges étaient malsains et il aurait dû couper court dès le début”

Des restes de cocaïne avaient par ailleurs été retrouvés chez l’ex-adjoint qui a reconnu une consommation festive.

Son avocat, Maître Bertrand Chautard, a rappelé que le jeune “était en demande” et qu’il n’y avait “rien eu d’autre que des échanges sur le net”.

Adjoint chargé des festivités et de la logistique et ancien animateur de Maison de la jeunesse et de la culture (MJC) de la ville, M. De Freitas avait été interpellé en septembre 2018 à la suite d’une dénonciation anonyme.

L’homme est un homonyme de l’artiste, réalisateur et entrepreneur social Stéphane de Freitas.

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