Embrun | 15 ans de réclusion criminelle pour le violeur incestueux multi-récidiviste

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La Cour a acquitté l’accusé multi récidiviste de viols sur le garçon de moins de 4 ans
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Le procès devant la Cour criminelle des Hautes-Alpes d’un quadragénaire accusé de viols sur les enfants de ses conjointes s’est soldé par la reconnaissance de trois victimes sur quatre présumées.

“À nous, à vous, de protéger aujourd’hui les jeunes victimes” lançait l’avocate générale, Zoé Grysole, aux cinq magistrats composant la Cour criminelle de justice des Hautes-alpes, hier. Depuis mercredi 17 juin 2026, elle examinait une affaire de viols incestueux sur trois victimes et agressions sexuelles sur quatre enfants, à Embrun.

L’avocate d’un jeune homme victime dès 7 ans et jusqu’à 14 ans d’abus sexuels de la part de son beau-père a salué le courage de son jeune client :

“Il a demandé que cette audience soit publique afin que ce qu’il a subi ne soit pas tenu caché”.

C’était aussi un moyen sans doute d’asseoir son statut de victime. L’accusé, habitant Embrun mais originaire d’un autre département, a reconnu des agressions sexuelles sur ses beaux-enfants, nés dans deux familles différentes, mais a contesté les viols incestueux.

C’est à l’occasion d’un signalement de l’hôpital de Briançon à la police que des soupçons d’agression sexuelle et de viol ont été dévoilés le 16 décembre 2023. L’auteur présumé était interpellé le lendemain à son domicile embrunais, placé en garde à vue puis en détention provisoire deux jours plus tard.

Il répondait pendant ce procès de viols commis sur mineurs de 15 ans avec circonstances aggravantes, d’agressions sexuelles imposées à des mineurs, de détention de l’image d’un mineur à caractère pornographique.

Sa jeune victime, une fillette, à l’origine de l’action de la justice en décembre 2023 était âgée de 7 ans et son jeune frère de moins de 4 ans. Le ministère public a évoqué “la récidive légale chez celui qui, depuis l’âge de 14 ans, a agressé sexuellement et violé des enfants”, ajoutant : “À l’heure où la justice est fragilisée, alors que la sanction de répression a tendance à s’atténuer derrière la réinsertion, je vais requérir une peine lourde”.

Dans sa plaidoirie, Me J.FR. Philip, pour la Défense, enjoignait les juges de s’en tenir au dossier, rejetant l’idée “qu’une juridiction réponde à la rue”. Toutefois, sa tâche était malaisée en regard des accusations et de “la dangerosité reconnue” de son client.

La Cour a acquitté l’accusé de viols sur un garçon de moins de 4 ans, devant la fragilité de l’accusation mais l’a condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur deux enfants et agression sexuelle sur une autre victime.

L’association des Hautes-Alpes “Enfant en danger “ s’est déclarée heurtée par cette issue. Au cours des débats, ont été rappelés les antécédents de l’accusé, déjà condamné à trois reprises pour des faits d’atteinte ou d’agression sexuelle en 1998, 2003 et 2008.

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