David Hamilton retrouvé mort dans son appartement parisien

Récemment accusé de viol notamment par Flavie Flament, le célèbre photographe et réalisateur britannique de 83 ans se serait suicidé.

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David Hamilton, accusé de viol et d’agressions sexuelles par plusieurs femmes notamment l’animatrice Flavie Flament, a été retrouvé mort jeudi dans son appartement du 6e arrondissement de Paris, selon une source policière au Point, confirmant une information d’Europe1

Âgé de 83 ans, le célèbre photographe britannique a été découvert inanimé, avec un sachet sur la tête, peu après 20h30 par un voisin qui a appelé les pompiers. Selon les informations de l’Agence France-Presse, les secours ont trouvé “une personne en arrêt respiratoire” et son décès a été constaté vers 21h30.

Des médicaments ont été découverts à proximité du corps. Le parquet de Paris a ouvert une enquête, confiée à la 3e DPJ.

Le sulfureux photographe et réalisateur avait été récemment accusé de viol par plusieurs femmes, dont Flavie Flament. Dans son livre La consolation, l’animatrice avait révélé avoir été violée il y a près de 30 ans par un photographe connu, mais ne dévoilait pas son identité.

Peu après la parution du libre, le 19 octobre, L’Obs avait recueilli de nouveaux témoignages de femmes affirmant elles aussi avoir subi le même sort à l’adolescence, au Cap d’Agde dans les années 80.

La semaine dernière, dans un entretien filmé par le magazine, Flavie Flament avait fini par dévoiler le nom de son agresseur présumé :

“L’homme qui m’a violée lorsque j’avais 13 ans est bien David Hamilton”.

Le photographe avait démenti ces accusations et affirmé son intention de porter plainte pour diffamation. “Je suis innocent et dois être considéré comme tel”, avait-il affirmé dans un communiqué transmis mardi à l’Agence France-Presse.

Flavie Flament est “dévastée” par la nouvelle de sa mort, a déclaré à l’Agence France-Presse l’éditrice de l’animatrice, Karina Hocine.

“J’ai eu Flavie, elle est dévastée bien entendu. On nous a dit que c’était un suicide. Bien entendu nous sommes partagées entre l’horreur de la situation en tant qu’humain et en même temps, il y a un sentiment d’immense révolte car il n’aura pas laissé le temps à la justice de faire son œuvre”, a-t-elle ajouté.

“Il y avait prescription dans le cas de Flavie mais il y avait des victimes plus jeunes qui étaient dans le bon calendrier judiciaire”, a ajouté l’éditrice de la maison d’édition Lattès.

Source : lepoint.fr

 

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