Vernon | Mort d’un bébé âgé d’un mois et demi : les parents suspectés de l’avoir violé

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Mort d’un nourrisson, le père et la mère placés en détention provisoire
Quarante-huit heures après le drame survenu à La Chapelle-Longueville dans l’Eure, les parents du bébé violé et décédé ont été mis en examen dans la soirée du mardi 22 décembre 2020 et placés en détention provisoire.

Dans la soirée du mardi 22 décembre 2020, les parents du nourrisson décédé le week-end dernier près de Vernon ont été mis en examen lors de leur présentation au palais de justice d’Évreux : le père pour « viol ayant entraîné la mort sans intention de la donner », la mère pour « non-dénonciation de mauvais traitement » et « privation de soins ».

Conformément aux réquisitions du ministère public, le juge des libertés et de la détention (JLD) a ordonné le placement en détention provisoire du couple.

Cet homme, âgé de 35 ans, et sa femme, âgée de 34 ans, sont suspectés d’être à l’origine d’un drame épouvantable.

Dans la soirée du dimanche 20 décembre 2020, les sapeurs-pompiers et une équipe médicale du Samu ont été appelés pour intervenir à La Chapelle-Longueville, une petite commune située près de Vernon, pour prendre en charge un bébé en souffrance respiratoire. Mais, à leur arrivée sur les lieux, la petite fille âgée de six semaines était en arrêt cardio-ventilatoire, les secours n’ont rien pu faire.

L’autopsie confirme des sévices sexuels

Lors de l’examen du nourrisson, le médecin du Samu a constaté des hématomes sur les membres inférieurs de l’enfant, ainsi qu’une lésion importante au niveau de l’anus. La justice s’est alors saisie du dossier et a confié les investigations aux enquêteurs de la Sûreté urbaine de Vernon et du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen.

Dès dimanche soir, les parents ont été placés en garde à vue. Selon nos informations, ils nient les faits reprochés et affirment que le bébé est tombé seul.

L’autopsie pratiquée à l’Institut médico-légal (IML) de Rouen a confirmé que l’enfant a subi des sévices graves.

Les faits atroces sont survenus dans une caravane installée sur le terrain de proches. Le couple vivait dedans avec ses trois enfants depuis le mois de septembre, dans l’attente d’un logement social. Les deux autres enfants – un garçonnet de 3 ans et une petite fille de 18 mois – ont été confiés à des proches depuis l’interpellation de leurs parents.

Des habitants sous le choc

À La Chapelle-Longueville, les habitants sont sous le choc.

« Nous sommes plusieurs mamans à avoir été bouleversées d’apprendre la nouvelle, a confié une voisine à notre journal. Ça nous a retourné l’estomac de savoir que ça se passe aussi près de chez nous. En tant que maman, je ne comprends pas comment on peut infliger de tels sévices à un nourrisson. »

Une autre voisine déclare : « J’ai été terrifiée en apprenant cela. Il faut rester vigilants ! »

De son côté, le maire de la commune, Antoine Rousselet, ne souhaite pas commenter le drame outre mesure :

« Je peux simplement vous dire que l’équipe municipale et moi-même sommes très choqués par les faits survenus dans les limites de notre commune. Ce qui s’est passé, si les faits sont confirmés, est ignoble. »

À ce stade de la procédure, les parents de l’enfant demeurent présumés innocents. Ils encourent la cour d’assises.

 

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