Pay de Bray | Un quinquagénaire poursuivi pour agression sexuelle relaxé
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
oui
Pédocriminel En liberté
- 04/05/2026
- 17:53
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Le 22 janvier 2024, le père de l’enfant âgée de 6 à 10 ans au moment des faits, porte plainte auprès de la gendarmerie.
Sa fille lui a confié que le compagnon de l’époque de sa marraine lui aurait à plusieurs reprises caressé le dos avant de glisser ses mains dans son pantalon.
L’homme lui aurait dit qu’il l’aimait et l’embrassait.
La fillette, durant l’instruction, indiquera qu’elle a décidé de parler d’abord à sa marraine parce que celle-ci et cet homme avaient un enfant et qu’elle voulait protéger son cousin des agissements de son père.
La marraine a alors décidé d’en parler aux parents qui ont à leur tour décidé de déposer plainte.
A la barre du tribunal, presque prostré, l’homme nie l’ensemble des faits.
“Je peux vous jurer que je n’ai rien fait et j’ai l’impression que mon ex-femme a mis en place une machination avec sa filleule pour récupérer notre fils qui m’avait été confié par un juge aux affaires familiales suite au déménagement de sa mère en Belgique.”
La fillette sera examinée et un médecin retrouvera des traces de scarifications anciennes.
Il indiquera qu’il n’a pas relevée chez l’enfant d’inclination à inventer.
L’ex-femme est également entendue à plusieurs reprises.
Elle indique que son compagnon s’alcoolisait et que leur vie intime était particulièrement pauvre.
“Il prend les femmes pour des vaches à lait. Il est assez axé sur le sexe et manipulateur.”
Une ex-compagne du prévenu
Tous ces éléments amènent Me Malec qui défend les intérêts de la fillette et de son père à estimer que le tribunal a tous les éléments pour entrer en voie de condamnation.
Elle rappelle que dans ce type d’affaire, les scarifications sont souvent le signe probant des faits évoqués.
Elle réclame 2000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.
“Le principal pour la fillette est qu’elle soit reconnue comme victime.”
Cette position est partagée par la représentante du Ministère Public qui rappelle que chaque année 160 000 enfants sont victimes d’agressions sexuelles.
Pour elle, dans cette affaire, la contrainte morale ne fait pas de doute pas plus que l’élément intentionnel.
Elle requiert une peine de 4 ans de prison dont 2 ans assortis d’un sursis probatoire mais indique qu’elle n’est pas opposée à un aménagement de la partie ferme sous forme de détention à domicile sous surveillance électronique.
Elle demande également l’inscription du prévenu au fichier des auteurs d’infractions à caractère sexuel.
La tâche s’annonçait ardue pour Me Capitaine.
Mais elle s’y est attelée frontalement.
“Pourquoi systématiquement à partir du moment où il y a accusation, on va croire l’adolescente ?”
Et d’ajouter :
« il faut arrêter de procéder par affirmation et de dire que si la victime a déposé plainte c’est forcément vrai. Il faut également arrêter de dire que le prévenu doit payer pour que la victime puisse se reconstruire. Ce ne sont que des clichés ».
Elle souligne la constance des déclarations de son client et rappelle que lors d’une audition, la jeune fille avait d’abord expliqué ses scarifications par une phobie scolaire et du harcèlement dont elle était victime au collège.
Elle rappelle que les auteurs d’agressions sexuelles ne se limitent pas à une seule victime :
« Les filles de sa nouvelle compagne ont témoigné qu’il ne s’en était jamais pris à elles ».
Avant de plaider la relaxe de son client au bénéfice du doute, l’avocate soulignait que la grande proximité de la jeune fille et de sa marraine et les griefs de cette dernière à l’encontre de son ancien compagnon pour récupérer leur fils n’étaient sans doute pas étrangers à cette plainte.
Le tribunal va se montrer sensible à cette thèse puisqu’après en avoir longuement délibéré, il va relaxer le prévenu.
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