Rezé | Frédéric Schwarz, ancien animateur périscolaire, remis en liberté

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Pédocriminel En liberté

Il a agressé 10 petites filles et 3 garçons
L’homme de 60 ans, qui exerçait à Rezé, avait été jugé par le tribunal correctionnel de Nantes en décembre. Les examens médicaux avaient établi un tableau clinique «post-traumatique» chez les jeunes victimes.

Actualisation du 4 mai 2026 : 

Le parquet général de la cour d’appel de Rennes a requis ce mardi 21 avril la remise en liberté sous contrôle judiciaire, chez lui à Bouaye, de Frédéric Schwarz, 61 ans, l’ancien animateur périscolaire.

Ce dernier, incarcéré à Nantes depuis février, a fait appel de sa condamnation à six ans de prison ferme pour des agressions sexuelles sur douze enfants dont il avait la charge entre 2017 et 2019 à Rezé

Frédéric Schwarz a comparu ce mardi 21 avril 2026 devant les juges rennais en visioconférence depuis la maison d’arrêt de Nantes. Il demande à être libéré dans l’attente de son procès en appel.

Il avait été condamné le 22 janvier 2026 à six ans de prison ferme, avec suivi socio-judiciaire de trois ans, interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs et inéligibilité de cinq ans.

Dans sa demande, il a expliqué :

“Je fais cette demande car je conteste ces faits mais aussi par rapport à mon état de santé physique et psychique”

Il est incarcéré depuis le 11 février 2026.

Les faits à l’origine du dossier

L’enquête avait débuté après une plainte déposée par la mère d’une élève de l’école maternelle du Chêne-Creux à Rezé en mars 2019. Sa fille, alors âgée de 3 ans, avait raconté que Frédéric Schwarz lui avait fait “des guilis sur la pounette” – le sexe – et qu’elle “adorait ça”, ajoutant que l’animateur périscolaire avait fait la même chose à une autre élève.

D’autres enfants avaient ensuite relaté des “secrets” similaires à leurs parents. Des symptômes post-traumatiques avaient été diagnostiqués à certains d’entre eux par le médecin qui les avait examinés.

Un profil déjà signalé

Frédéric Schwarz avait déjà fait l’objet d’un avertissement en 2018, lorsqu’il travaillait à l’école maternelle Ouche-Dinier. La sœur d’un élève, alors âgée de 11 ans, l’avait accusé de l’avoir “embrassée sur la commissure de la bouche” à travers la grille de l’établissement.

Après cet épisode, l’animateur périscolaire avait été muté à l’école du Chêne-Creux. Plusieurs collègues le trouvaient “très collant” avec les petites filles. Sa supérieure hiérarchique avait demandé en début d’année scolaire de ne “jamais le laisser seul” avec les enfants.

Des arguments opposés à Rennes

Me Benoît Poquet a expliqué que son client dormait par terre dans sa cellule en raison de problèmes de dos. L’avocat a aussi indiqué que Frédéric Schwarz craignait un “risque d’atteinte” à son “intégrité physique” de la part de ses codétenus.

Selon la défense, il n’est pas sorti en promenade depuis son incarcération et préfère écrire dans sa cellule un livre sur sa vie. Il souhaite être placé sous contrôle judiciaire ou sous bracelet électronique à son domicile à Bouaye, où il pourrait continuer à voir le psychiatre qui le suit en détention.

Un parquet prudent

L’avocat général a estimé que “dans ce dossier, il y a des éléments solides” et qu’il n’est “guère contestable” que Frédéric Schwarz “a eu des attitudes inappropriées avec des enfants”. Mais il a rappelé que les enfants avaient d’abord été interrogés par leurs parents et non par des professionnels.

Il a ajouté : “On n’est donc pas à l’abri d’une surprise concernant la déclaration de culpabilité en appel”. 

Pour le parquet général, la remise en liberté peut être envisagée en attendant le nouveau procès. La cour d’appel de Rennes rendra sa décision dans les prochains jours.

Source : France 3

 

Article du 25 janvier 2026 :

Dans cette affaire, c’est une petite fille qui a d’abord parlé à sa mère, début 2019.

Elle évoque notamment des chatouilles au niveau des parties génitales. Puis les dénonciations d’autres enfants, interrogés par leurs parents, suivent. Au total, une vingtaine de signalements sont adressés au procureur.

L’instruction met en évidence 13 victimes, 10 petites filles et 3 garçons, «tous très jeunes», selon les mots à l’audience de la présidente du tribunal.

Les témoignages sont confirmés en partie par des examens médicaux.

Ils étayent un tableau clinique «post-traumatique» chez les jeunes victimes : forte réaction émotionnelle, refus et peur d’aller à l’école, attitudes sexualisées ou énurésie – le fait d’uriner au lit.

Une enquête rare

Pendant deux jours, face aux familles constituées parties civiles, le prévenu avait tout nié, refusant le moindre aveu.

En opposition aux «actes monstrueux» reprochés, le sexagénaire s’était dépeint en bon père de famille, animé «par la voix du cœur», n’ayant de cesse de répéter sa vie détruite, sa souffrance.

Avant de s’énerver contre les accusations du parquet, la société, la pornographie présente «partout», lui qui n’a plus de libido ni de relations sexuelles avec sa femme depuis des années.

Enquête

Dans le périscolaire, une mécanique des violences contre les enfants : «C’est un gros angle mort»

L’audience avait aussi mis en exergue la difficulté à recueillir la parole des enfants, friable et fragile à la fois.

Du côté de la défense des parties civiles, Me Rodolphe Costantino avait cependant souligné le côté exceptionnel de l’enquête :

«Car si ces affaires sont légion, peu se judiciarisent. Ce sont des dossiers complexes, souvent étouffés par les administrations. Elles sont chronophages avec le traitement d’une parole compliquée, celle de très jeunes enfants où les parents sont les premiers à espérer que rien ne se soit pas passé.»

L’homme aujourd’hui âgé de 60 ans a été reconnu coupable d’agressions sexuelles commises sur des enfants de 3 à 5 ans au moment des faits.

Cette condamnation, de six ans de prison, va au-delà des réquisitions du procureur, qui avait demandé une peine de cinq ans de prison ferme.

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