Les réseaux pédocriminels n’existent pas | Round 2 | Réseau Epstein-Clinton

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Ces réseaux pédophiles qui attirent les politiques comme des mouches
©Patrick McMullan/ GettyImages
L’affaire Epstein est LE cas d’école du réseau pédocriminel d’élite utilisé pour tenir ceux qui s’y adonnaient en les filmant à leur insu, mêlant tout le gratin de l’hyper-classe anglo-saxonne. Les services secrets israéliens sont aux manettes avec Jeffrey comme homme de main.

Le podcast complet (en trois parties) de cet article est téléchargeable ci-dessous (clic-droit puis “enregistrer la cible du lien sous”) ou à retrouver sur notre chaine Youtube.

Podcast – Réseau Epstein Clinton partie 1 (20′)

Podcast – Réseau Epstein Clinton partie 2 (35′)

Podcast – Réseau Epstein Clinton partie 3 (60′)

 

Depuis quelques jours, il est à nouveau question du millionnaire pédophile Jeffrey Epstein, avec ce détail piquant qu’il trimballait régulièrement Bill Clinton dans ses virées à travers le monde en Boeing privé.

On a aussi vu cette histoire de réseau pédophile à la maison blanche…

En juin 2013, l’ambassadeur US en Belgique, Howard Gutman, quittait ses fonctions après avoir été accusé par le New York Post d’avoir eu des relations sexuelles tarifées avec des prostituées mineures.

Il a nié, pourtant il a dégagé et n’a pas poursuivi le New York Post, mais il n’a pas été poursuivi, ni aux USA, ni en Belgique.

Enfin, bref, il semble que les abus d’enfants soient un ticket d’entrée sur la scène politique internationale.

On va revenir sur quelques cas éloquents, qu’il faudrait, à mon avis, considérer non comme l’exception, mais comme la règle dans ce milieu.

Pour la simple raison que la cooptation des élites se fait par le vice dans la plupart des cas, d’après ce que l’on peut constater.

Si un DSK a pu arriver là où il en est, c’est bien parce qu’on sait comment lui faire plaisir, et qu’il est ensuite facile de demander quelques « services ».

 

L’affaire de l’ambassadeur pédophile

Gutman était en poste à Bruxelles depuis 2009.

Nommé par Obama, ce sioniste avait fait une brillante carrière de conseiller politique des Démocrates, depuis Al Gore.

Il avait déjà été assistant du directeur du FBI, spécialiste de la contre-intelligence.

Accessoirement, il est un des gros donateurs du parti Républicain.

Il a donné 500.000$ à Obama puis a été nommé ambassadeur, ce qui s’appelle acheter une fonction, exactement comme au Moyen-Age.

Et puis en juin 2013, un article accuse ledit Gutman d’avoir eu recours à des prostituées, y compris mineures et donc non consentantes.

Un whistleblower a lâché l’affaire: Aurelia Fedenisn, ex-enquêtrice du Département d’État US, a dénoncé l’étouffement de plusieurs affaires à caractère sexuel (recours à des prostituées) par Hillary Clinton [1].

Huit affaires concernant de hauts responsables du Département d’État (les affaires étrangères US) seraient ainsi passées à la trappe.

L’enquête concernant Gutman aurait quant à elle été stoppée en 2011 sur ordre du sous secrétaire d’État Patrick Kennedy, si bien que Gutman a pu rester en poste.

Accessoirement, il est intéressant de noter que les US ont envoyé un pédophile comme représentant dans un pays qui est un paradis à pédos, dirigé par un premier ministre pédophile et un roi (qui a abdiqué un mois après ce scandale, d’ailleurs) également pédophile.

En Belgique, il a fallu deux jours pour apprendre qu’aucune enquête n’a été ouverte concernant Gutman.

Pourtant, on sait qu’il se séparait régulièrement de ses gardes du corps pour solliciter des prostituées et des enfants.

Il semble en effet qu’au sein de l’ambassade US, tout le monde le sait.

Quant à Fedenisn, elle a été victime de harcèlement quand elle a dévoilé l’affaire.

Le cabinet de son avocat a été victime d’un cambriolage : trois ordinateurs ont été volés mais aucun objet de valeur.

Apparemment, le recours à des prostitué(e)s est endémique au Département d’État.

Mais, il n’y a pas qu’au département d’État qu’on apprécie de recours aux prostituées, mineures ou majeures.

Récemment, un autre scandale a été étouffé.

On connaît le milliardaire et lobbyiste Jack Abramoff, qui a installé un réseau de pédophilie et de trafic d’enfants au large de l’Indonésie, dans l’île de Saïpan qui sont sous contrôle US.

Cette île est une zone de non droit total, où tous les trafics sont florissants, et cela grâce à un lobbying acharné d’Abramoff pour que les choses restent ainsi malgré moult scandales.

Abramoff est l’un des membres fondateurs de l’International Freedom Foundation, un groupe anti-communiste qui finance des types comme Henry Kissinger pour répandre la « démocratie » made in USA partout dans le monde.

On peut considérer qu’il s’agit d’une antenne de la CIA.

En 2006, Abramoff a été envoyé en taule quelques mois pour fraude fiscale et tentative de corruption.

En 1985, on le retrouve derrière Citizens for America, un groupe anti-communiste mis en place par Reagan pour financer les Contras au Nicaragua.

Abramoff et un député dénommé Randy Cunningham [2] avaient mis en place un réseau pédophile au plus près de la Maison Blanche, du Congrès et des institutions de Washington.

Les partouzes se tenaient souvent au Hilton de Washington, parce que le secteur réservé aux VIP est très bien gardé et très discret.

Les enfants arrivaient en voiture sans que personne ne puisse les voir.

Mais, selon un ancien agent des renseignements, le Ritz Carlton et le Sheraton étaient aussi utilisés pour des séances pédophiles avec des membres du Congrès ou des journalistes nationaux que l’on cherchait à compromettre, surtout après que des employés du Hilton aient commencé à avoir des doutes sur les activités d’Abramoff dans l’hôtel.

Abramoff fournissait tous types de prostitué(e)s, majeurs ou mineurs, hommes ou femmes, homos ou hétéros, à des membres du Congrès, des Sénateurs, des officiels et des journalistes.

Ces types étaient proches de Mark Foley, député républicain, ancien président du Comité de la Chambre des représentants pour les enfants disparus ou exploités, qui a du démissionner en 2006 quand on a appris qu’il envoyait des mails sexuellement équivoques à de jeunes lycéens qui travaillaient comme messagers au Congrès.

A l’époque, on parlé de « scandale homosexuel », alors qu’il s’agissait bien de pédophilie.

Ils étaient aussi en lien avec Kyle Foggo, n°3 de la CIA sous G.W. Bush, inculpé en 2007 de corruption car il avait accepté un dessous-de-table afin d’orienter un contrat de la CIA vers l’entreprise de son ami de longue date Brent Wilkes.

L’affaire a été étouffée, et la juge qui enquêtait là-dessus, Carol Lam, a été virée.

C’était à l’époque va-t-en-guerre de W. Bush, et on peut se demander si certains représentants du peuple ayant voté l’augmentation des crédits militaires pour envahir l’Irak n’ont pas été compromis au préalable.

Ce réseau était, semble-t-il, très fourni en personnalités.

Selon une des victimes du réseau qui était actif à l’époque de Reagan et Bush 1er, le “journaliste gonzo” (comprendre le niveau zéro du journalisme) membre des Hells Angels et sataniste Hunter Thompson, qui s’est rendu au Bohemian Grove [3], lui a proposé 100.000$ pour filmer un snuff movie pédophile, au cours duquel un jeune garçon devait être sacrifié.

Cette victime avait témoigné en 1999 lors du procès de Paul Bonacci, une victime de Boys Town, cet orphelinat transformé en réservoir à enfants pour les réseaux pédophiles d’élite.

Cette victime a été arrêtée en 2005, et a déclaré que Ted Gunderson, ancien agent du FBI qui se pose comme un dénonciateur des réseaux pédophiles et sataniques, voulait qu’il reste en taule toute sa vie.

Il dit que Gunderson aussi était impliqué dans le réseau pédophile qui avait pour but de corrompre les élus du peuple et hauts fonctionnaires.

Gunderson voulait aussi récupérer des photos compromettantes que détenait cette victime.

Apparemment, les réseaux de compromission de ce type existent depuis les années 50 aux USA.

Un certain Roy Marcus Cohn tenait un réseau de corruption par le sexe à New-York au début des années 50.

Un agent de la CIA, un certain Edwin Wilson, travaillait avec Cohn dans ce réseau à Washington, mais ça ne lui a pas réussi puisqu’il a passé 20 ans en prison pour avoir vendu 20 tonnes d’explosifs C4 à la Libye, et a du faire face à plusieurs procès.

Wilson se vantait de posséder une centaine de sociétés aux USA et en Europe, ainsi que diverses propriétés un peu partout dans le monde.

Il a commencé à travailler pour la CIA en 1955, et a vite rejoint les réseaux stay-behind puisqu’il a financé la mafia Corse pour casser les grèves de dockers dans les années 60.

Apparemment, c’est Wilson qui gérait le réseau de Roy Cohn, qui était lui-même le bras droit du sénateur McCarthy, bien connu pour sa chasse aux sorcières communistes.

Il en voyait partout, et pas toujours à tort, mais a surtout contribué à bannir les communistes du débat public.

A cette époque, il suffisait de coincer un type ayant une relation homosexuelle pour le tenir.

Mais, Cohn faisait aussi dans la pédophilie, notamment avec des enfants fournis par un réseau satanique qui était connu pour envoyer des jeunes garçons aux domiciles de personnalités à New York.

D’autres étaient pris dans les orphelinats catholiques, et étaient envoyés aux quatre coins du pays.

Selon Anthony Summers, Cohn fournissait des garçons au directeur du FBI, Edgar Hoover, en 1958.

Pour l’occasion, Hoover s’habillait en femme et se faisait appeler “Mary”.

Le détective James Rothestein, attachés aux mœurs à New York, a expliqué que “le boulot de Cohn était d’amener des petits garçons à des militaires ou parlementaires qui ne suivaient pas le programme.

Cohn leur amenait des enfants et ils se rangeaient derrière lui.

Cohn me l’a dit lui-même.

Cohn était avocat et défendait quelques mafieux, tout en conseillant des présidents comme Nixon ou Reagan.

Alors qu’il n’a cessé de taper sur les gays, il est mort du SIDA en 1986.

Après que Wilson ait été envoyé en taule, c’est un autre agent de la CIA qui a repris le réseau.

 

L’affaire du pédo-proxo ami de Clinton

Jeffrey Epstein était ce qu’on appelle un « nabab », employé de la banque Bear Stearns, qui a fait faillite à force de spéculer sur les crédits hypothécaires pourris, et a été rachetée par JP Morgan en 2008.

Epstein passait pour un grand philanthrope car il finançait notamment des recherches scientifiques et la police de Palm Beach (qui recevait de fréquentes donations de 100.000$).

Epstein avait de quoi, puisque son job consistait à spéculer pour divers clients.

Tout allait bien pour Epstein, qui fréquentait les grands de ce monde dans des soirées jet set, jusqu’à ce jour de 2005 où une femme vient voir les flics de Floride en racontant qu’Epstein prostitue sa fille de 14 ans.

La gamine suivait en effet Epstein un peu partout, afin de lui procurer des faveurs sexuelles, ainsi qu’à ses amis.

Parmi lesquels le prince Andrew, frère du prince Charles, avec lequel il a atterri sur une base de la Royal Air Force avec son avion privé [4].

Ou encore Ghislaine Maxwell, qui servait de rabatteuse.

Mais surtout, elle est la fille du magnat de la presse Robert Maxwell (il possédait notamment le Daily Mirror), agent du Mossad qui a été liquidé en 1991 [5].

Une de ses missions a été de récupérer un logiciel espion créé aux USA, intégré dans un logiciel en apparence anodin, appelé Promis et qui servait de mouchard partout dans le monde.

Les israéliens ont récupéré et détourné ce logiciel Promis, avant de le revendre à d’autres pays.

Maxwell était aussi un mafieux en chef, pro du blanchiment d’argent via les paradis fiscaux et à la tête d’une nébuleuse de 400 sociétés.

Parmi ses revenus, il y avait en effet de l’argent de la drogue.

Epstein avait des amis fidèles : même après qu’il ait admis recourir à des « prostituées mineures », le prince Andrew a continué à lui rendre visite, chez lui à New York.

Epstein possédait la plus grande résidence de Manhattan, un appartement avenue Foch, un énorme ranch au Nouveau Mexique et d’autres propriétés, quant à sa flotte d’avions privés, la plus belle pièce était un Boeing 727 aménagé exprès pour lui.

 

 

C’est Ghislaine Maxwell qui a introduit Epstein auprès de ses amis VIP en Angleterre.

Elle lui a fait rencontrer le prince Andrew, au cours de vacances un peu partout dans le monde.

Très « people », elle a même été invitée au mariage de Chelsea, la fille de Clinton, en juin 2010 (alors qu’elle avait dit à la justice US qu’elle rentrait en Angleterre pour aider sa mère malade).

En 2005, donc, une mère débarque chez les flics de Palm Beach pour leur dire que sa fille de 14 ans a été emmenée dans la villa d’Epstein pour y avoir des rapports sexuels contre 300$.

Quand les flics se sont pointés chez Epstein, ils ont trouvé plein de caméras cachées, plein de sex-toys et plein de photos de gamines nues sur les murs.

Ils ont estimé qu’au moins 40 filles âgées de 13 à 17 ans ont vécu la même histoire : venues pour des « massages », elles ont été agressées sexuellement.

Certaines ont commencé lesdits « massages » à 13 ans, pour avoir ensuite des dizaines de rapports sexuels, voir des centaines, avec Epstein.

Mais, grâce à ses amis bien placés, Epstein a été laissé libre après avoir avoué deux petits délits et passé 13 mois en taule, et ses complices ont obtenu l’impunité totale.

Alors qu’en principe, il aurait du être poursuivi pour exploitation sexuelle de mineurs [6].

Apparemment, il abusait d’une adolescente par jour lorsqu’il séjournait à Palm Beach.

En tout cas, Virginia Richards dit qu’elle s’est mise à parler publiquement suite à cette sanction dérisoire.

Virginia Richards, l’une de ces “prostituées mineures”, a tout balancé dans la presse il y a trois ans, en 2011.

Elle a expliqué qu’Epstein l’avait formée à être une esclave sexuelle pour lui et ses amis, y compris dans la famille royale.

Richards dit que c’est Ghislaine Maxwell qui l’approchée en lui proposant de travailler pour un homme très riche qui cherchait une masseuse.

En guise d’entretien d’embauche, elle a du faire un streap-tease dans la villa d’Epstein.

Elle touchait 200$ par “massage érotique”.

Pour elle, cela a duré quatre ans, de ses 15 à ses 19 ans, et les abus sexuels n’auraient commencé qu’au bout de deux ans, quand Epstein lui a demandé de venir sur son île aux Caraïbes.

A partir de là, elle dit qu’elle a été donnée à des hommes entre 40 et 60 ans, sur cette île ou dans le ranch du Nouveau Mexique.

Lors de sa troisième rencontre avec le prince Andrew, Virginia Richards avait 18 ans.

Epstein lui aurait dit qu’elle «était « trop vieille » pour lui.

 

 

Une fois, Maxwell et Epstein ont parlé à Virginia de faire un enfant de et pour Epstein, en cédant tous ses droits sur lui et en autorisant Epstein à avoir autant de relations qu’il le voulait.

On a aussi appris que Bill Clinton était également l’un des invités réguliers d’Epstein.

Du moins, jusqu’à son arrestation en 2008.

Clinton s’est rendu plusieurs fois sur l’île des Caraïbes, ainsi que Al Gore, son vice-président.

Celui qui nous a vendu l’histoire du CO2 et du réchauffement climatique tout en créant des fonds spéculatifs sur les droits d’émission de ce même CO2.

Ça a d’ailleurs commencé à la même époque, au début des années 2000.

Lors de ces retraites sur l’île d’Epstein, Richards dit avoir vu d’autres ados, qui n’étaient pas là pour Epstein, puisque c’était elle qui s’en chargeait.

D’après une autre, des orgies sexuelles s’y déroulaient régulièrement.

Autres visiteurs d’Epstein, mais plutôt à New York : le sénateur George Mitchell, membre du Bilderberg qui a été l’envoyé d’Obama au Moyen-Orient durant quelques années.

Accessoirement, il est membre depuis 1995 du comité de direction de Disney, et a été élu président du comité de direction en 2004.

Et aussi Ehud Barak, ancien premier ministre israélien.

Le commissaire européen, sataniste et pédophile Peter Mandelson, ainsi que son compagnon brésilien, figurent également dans le carnet d’adresses d’Epstein.

Voir cet article avec la liste “complète” des “clients” d’Epstein présents dans le fameux carnet dérobé (téléchargeable ci-dessous).

Jeffrey-Epsteins-Little-Black-Book-unredacted

L’ensemble des biographies des personnes présentes dans ce carnet est détaillé par la lettre d’information “Faits et documents”.

C’est un travail monumental qui mets des noms sur les “ILS”, “les élites”, “les ultra-riches” (téléchargeable ci-dessous) :

N°471, N°472, N°473, N°474, N°475, N°476, N°477, N°478, N°479, N°480, N°481

Il serait intéressant de savoir s’il y avait aussi des caméras cachées (NDLR : il y en avait maintenant on le sait) dans les propriétés d’Epstein à New York et aux Caraïbes.

Il serait aussi intéressant de mettre la main sur le carnet dans lequel Epstein compilait ses relations avec des adolescentes [7].

 

 

Au nombre des invités d’Epstein, on pouvait encore compter avec Matt Groening, le créateur des Simpsons, sur le magicien David Copperfield (qui a été marié au mannequin Claudia Schiffer) sur Woody Allen, sur le gouverneur du nouveau Mexique Bill Richardson (qui a bénéficié des largesses d’Epstein pour sa campagne électoral), ou encore sur le milliardaire Donald Trump, habitué de la villa de Palm Beach.

Et personne dans tout ce petit monde ne semblait s’étonner de la présence d’adolescente dans leurs soirées mondaines.

Virginia Richards dit qu’elle a aussi rencontré Naomi Campbell sur son yacht dans le sud de la France, et que c’est une amie de Ghislaine Marshall et, selon elle, une prostituée.

Dans l’orbite d’Epstein, on trouvait encore une certaine Nadia Marcinkova, qu’il serait allé chercher à l’âge de 14 ans dans sa famille en Yougoslavie afin d’en faire son esclave sexuelle [8].

Officiellement, elle était l’ « assistante » d’Epstein et l’a visité plus de 70 fois lors de ses quelques mois de prison.

En réalité, elle aussi était plutôt une rabatteuse de gamines pour Epstein.

D’après une victime, elle participait allègrement aux partouzes et avait des penchants lesbiens.

Une fois, un « ami français » d’Epstein aurait fait venir trois filles françaises de 12 ans comme « cadeaux d’anniversaire » pour lui.

Une troisième femme, une certaine Sarah Kellen, a aussi joué ce rôle de rabatteuse, et a aussi rendu visite à Epstein en prison.

Apparemment, elle gérait le harem d’adolescentes d’Epstein à Palm Beach.

Depuis l’affaire, elle s’est teint les cheveux, a changé de nom, et a continué de gravir les échelons vers la haute société.

Et elle est sortie avec un des assistants personnels d’Epstein, puis avec un pilote automobile.

 

 

Une certaine Adriana Ross jouait encore le même rôle de rabatteuse.

Elle a été interrogée dans le cadre de l’enquête, notamment pour savoir si le prince Andrew avait consommé des mineures.

A l’époque, ce mannequin âgé de 27 ans a refusé de répondre à toutes les questions.

Mais beaucoup de monde servait à approvisionner Epstein en chair fraiche, puisque l’une de ses victimes a expliqué qu’il lui donnait 200$ pour chaque adolescente qu’elle ramenait dans ses filets.

Dans le dossier, on cite aussi un certain Jean-Luc Brunel, qui était le co-propriétaire d’une agence de mannequins à Miami, “MC2”.

Pratique pour cibler des jeunes un peu paumées.

D’ailleurs, cette agence a aujourd’hui des succursales à New-York et Tel-Aviv.

L’agence de mannequins servait, d’après certains témoignages, à recruter des victimes pour les « massages » d’Epstein et de ses amis.

Certains de ses appels téléphoniques pour proposer des gamines à Epstein ne laissent aucun doute sur les activités de Brunel.

Des gamines venues d’Amérique latine, d’Europe et d’ex URSS, qui étaient loin de parler toutes anglais, étaient recrutées pour Epstein, et une grande partie d’entre elles travaillaient pour MC2.

Apparemment, Brunel, qui a aussi rendu visite à Epstein en prison, a reçu un million de dollars de sa part quand il a ouvert MC2 en 2005.

Depuis, l’agence a lancé quelques mannequins qui ont leur petit succès.

Brunel passait pour accro à la coke, qui sautait sur les gamines qu’il avait sous sa responsabilité dans son agence de mannequins.

A la fin des années 70, Brunel avait déjà une agence de mannequins à Paris, Karins, devenue Karin.

Il a été décrit comme « un danger », qui « savait parfaitement ce que recherchaient les filles perturbées ».

Même le fondateur de l’agence Elite [9], John Casablancas, disait que Brunel aurait du finir en prison.

D’après lui, Brunel et deux autres types trainaient dans les boites et mettaient de la drogue dans le verre de filles.

 

 

Brunel était assez sulfureux pour être l’objet d’une enquête journalistique en 1988.

Une douzaine de mannequins étaient interviewées, et racontaient qu’elles avaient été droguées et agressées sexuellement par Brunel et/ou son bras droit Claude Haddad, le découvreur de Grace Jones ou Jerry Hall, devenue ensuite la femme de Mick Jagger (un amateur de mannequins on dirait, puisqu’il a aussi fréquenté Carla Bruni…).

De fait, Haddad testait la marchandise, et ça se savait.

En 1999, un reportage de la BBC le met à nouveau en cause, mais finalement on le retrouve vite aux USA.

A l’époque de l’affaire Epstein, Brunel possédait plusieurs appartements à New-York, dans lesquels il hébergeait et « louait » les gamines aux clients.

Tous les frais de justice de Brunel ont été payés par Epstein.

De même que ceux de Sarah Kellen, de ses pilotes Larry Visoski et Larry Harrison, de Nadia Marcinkova, de Ghislaine Maxwell et de tous ses collaborateurs.

Et tout ce petit monde a religieusement gardé le silence durant l’enquête et le procès.

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Ces deux ou trois affaires ne sont que des exemples, mais on pourrait revenir sur l’affaire dit “des ballets roses” qui a éclaté en 1959, mêlant des mafieux, des flics et le président de l’assemblée nationale André Le Troquer, qui organisait dans son logement de fonction au Trianon des parties fines avec des gamines obligées de danser nues, battues et violées, mais qui s’est soldée par une simple amende pour  Le Troquer.

Ou sur DSK qui, d’après le réquisitoire de la cour d’appel de Douai dans l’affaire dite “du Carlton” n’hésite pas à renvoyer de très jeunes femmes (mais majeures) dans les filets de ses amis proxos, pour les faire ensuite venir à Washington.

Combien de nos politiciens ont été vus dans diverses partouzes, à Paris et ailleurs?

Combien sont mêlés à des partouzes pédophiles?

Le secret est bien gardé, même quand il est éventé…

Il ne faudrait surtout pas croire que nos “élites” appliquent les règles qu’ils nous demandent de suivre.

Il y a la morale du bon peuple, élevé aux valeurs républicaines, docile et poli, et la vie de débauche de nombre de nos dirigeants qui, entre la drogue et la baise, sont condamnés à obéir à ceux qui organisent tout ce système de corruption.

Dernière minute :

On a appris hier que l’ambassadeur italien aux Turkménistan, Daniele Bosio, venait d’être coincé dans un parc aquatique des Philippines avec trois garçons mineurs âgés de 8 à 12 ans.

Une association de protection des enfants l’avait repéré et dénoncé aux flics.

Bosio a été suspendu de ses fonctions suite à son arrestation.

[1] Il a aussi été évoqué le cas des agents de sécurité de Hillary Clinton qui se tapaient des prostituées dans l’hôtel où dormait Mme Clinton.

On se souvient des accusations, nombreuses, disant qu’Hillary Clinton est pédophile et apprécie de se taper des petites filles.

[2] Député Républicain condamné en 2006 pour avoir touché plus de 2,4 millions de dollars de dessous de table afin de favoriser certaines entreprises lors des appels d’offres du Département d’État.

[3] D’après Paul Bonacci, Thompson s’est rendu au Bohemian Grove, où il a filmé des snuffs movies.

Comme par hasard, Thompson s’est suicidé quand Bonacci a parlé de cette affaire.

[4] Ce qui a créé un mini scandale quand l’affaire a été éventée, car manifestement, il s’agissait d’un passe-droit.

Ghislaine Maxwell était aussi dans l’avion, semble-t-il.

Après cet atterrissage, ils ont été dans une des propriétés de la famille royale, à Sandringham.

[5] Il serait tombé de son yacht au large des Canaries.

D’après certains, ce serait le Mossad qui serait derrière sa mort.

Le Mossad lui aurait filé 400 millions de livres pour qu’il sauve son empire médiatique, car Maxwell avait accès à Thatcher, à Reagan, au Kremlin et ailleurs…

[6] Toutefois, les 40 victimes l’ont poursuivi au civil et il a du négocier des arrangements à chaque fois.

[7] Le dit carnet a été subtilisé par un domestique d’Epstein qui a cherché à le revendre 50.000$ aux avocats de l’accusation, ce qui lui a valu 18 mois de prison pour obstruction à la justice (c’est plus que ce qu’a fait Epstein !).

Le type avait même pris une police d’assurance pour le cas où Epstein tenterait de faire disparaître le carnet.

Et il dit avoir très peur de Ghislaine Maxwell.

D’après le carnet, des mineures ont été violées un peu partout dans le monde, y compris à Paris.

Dans ce carnet, Bill Clinton est cité comme étant un certain “Doug BANDS”.

NDLR: On trouve aussi Donald TRUMP dans le dit carnet.

[8] Epstein possédait toute une collection de livres destinés à apprendre comment dresser des esclaves sexuels, tels que « Training with Miss Abernathy: A Workbook for Erotic Slaves and Their Owners”, ou encore “SlaveCraft: Roadmaps for Erotic Servitude – Principles, Skills, and Tools”…

[9] Elite n’est d’ailleurs pas étrangère à ses pratiques, si l’on en croit Karen Mulder qui a déclaré sur un plateau télé en 2001 que des politiciens paient pour être accompagnés de mannequins de l’agence, et qu’elle avait elle-même été violées par les dirigeants de l’agence.

Suite à cela, elle a été envoyée en hôpital psychiatrique et ce passage a été coupé au montage.

En réalité, Karen Mulder est probablement une victime de contrôle mental par traumatisme depuis son enfance.

Derrière le scandale Franklin aux USA, on retrouve aussi un e agence de mannequins, toujours active.

Et ça rappelle aussi l’affaire Jean-Michel Baroche en Tunisie.

 

Affaire Epstein – Partie 1 : le système Epstein (2019)

L’affaire Epstein, qu’on pensait enterrée, a resurgi ces dernières semaines avec une nouvelle mise en cause parce que sa première condamnation, absolument ridicule, était le fruit d’un accord illégal passé dans le dos des victimes.

Et puis le 9 août, Epstein est retrouvé mort dans sa cellule.

Cette nouvelle séquence semblait viser principalement Donald Trump, un vieil ami de partouzes (y compris avec des mineures) d’Epstein.

Nous verrons cela dans un dossier en deux parties, dont voilà la première.

Comme le dossier est très touffu, il est en deux parties.

La première est un état des lieux de la procédure et réseau d’Epstein, la seconde permettra de voir ses connexions avec la finance, les renseignements, le monde du mannequinat le business des fondations.

 

Qui était Jeffrey Epstein ?

Commençons au début : qui était Epstein ?

Nous allons d’abord nous limiter à la version officielle.

Né en 1953 à Brooklyn, est passé par la Cooper Union pendant deux ans, puis à la New York University de 1971 à 1974 et n’a jamais obtenu de diplôme.

Il démarre tout de même, à 21 ans, comme prof dans une école huppée de Manhattan.

C’est là qu’il rencontre le père d’une de ses élèves, patron d’une grande banque qui sera à deux doigts de la faillite en 2008 à force d’avoir spéculé sur des produits spéculatifs pourris : Bear Stearns [1].

Il rejoint la banque en 1976 comme gestionnaire de fortune (avec les plus gros clients).

En 1981, il est viré de la banque suite à une suspicion de fraude –déjà [2]- et décide de monter son propre fonds d’investissement, International Assets Group Inc., qui devient J. Epstein & CO et conseille ses clients très riches sur la gestion de l’ensemble de leur patrimoine.

Un peu comme Madoff, il avait fixé une limite minimale de 1 million de dollars de patrimoine.

Il devient un VIP de la côte est, rencontre du gratin comme Leslie Wexner, le patron de la marque de sous-vêtements Victorias Secrets qui lui ouvre grand son carnet d’adresses plein de VIP, et gère assez rapidement plus d’un milliard de dollars d’actifs, ce qui est énorme à l’époque.

Il prend des participations dans des entreprises, créé des boites dans divers paradis fiscaux.

 

En 1992, Epstein rencontre celle qui deviendra sa compagne / rabatteuse / formatrice de recrues Ghislaine Maxwell, une anglaise fille d’un magnat de la presse tabloïd anglaise mort subitement en 1991 après avoir tenté de faire pression sur le Mossad, pour qui il avait toujours travaillé.

En 1998 il achète son île, Saint James, aux îles Vierges.

Il y a construit un petit temple dont il a récemment enlevé le dôme ainsi que les hiboux dorés qui l’ornaient.

La première plainte pour agression sexuelle intervient en 1996 [3], elle est étouffée.

Une autre est déposée l’année suivante, sans suite.

En 2000 Epstein créé sa fondation, la Jeffrey Epstein VI Foundation, basée aux Iles Vierges, qui investit principalement dans les sciences (intelligence artificielle, neurosciences, transhumanisme…) et l’éducation.

Ses ennuis judiciaires commencent vraiment en 2005.

A ce moment il est au faîte de sa carrière de financier VIP, adulé des médias bien que discret, et incontournable des soirées jet set aussi bien à New York qu’à Palm Beach.

Parmi ses nombreux contacts on peut citer un certain nombre de membres du gratin, notamment financier, comme Clinton, Al Gore, Trump, Edouard De Rothschild, David Rockefeller, Richard Branson le patron de Virgin, Henri Kravis (un des plus gros milliardaires US), Lawrence Summers, président d’Harvard et ex conseiller économique d’Obama, ou des acteurs comme Kevin Spacey, Alec Baldwin ou Chris Tucker.

Il se faisait bien voir de ce petit monde (particulièrement dans la communauté juive, mais pas uniquement) en donnant de l’argent à leurs œuvres de charité ainsi qu’aux campagnes électorales, et en organisant de nombreuses soirées.

 

1er round

Une enquête a été ouverte par la police de Palm Beach en 2005 suite à la plainte d’une mineure et de ses parents, pour des viols commis par Epstein à l’occasion d’un des fameux “massages” dont on va beaucoup parler.

Au total, 34 victimes d’Epstein ont été entendues dans le cadre de cette enquête.

Aujourd’hui, un avocat qui défend certaines d’entre elles parle de plus d’une cinquantaine de victimes.

De fait, selon ses employés de maison, il réclamait 2 à 3 massages par jour, et les filles très jeunes qui venaient pour cela changeaient presque à chaque fois.

Une perquisition est menée en octobre 2005 dans sa villa de Palm Beach, et de nombreuses photos de filles nues, y compris mineures, ainsi que deux caméras cachées et des fils d’un système de vidéosurveillance ont été trouvés.

Mais, ses ordinateurs avaient disparu.

En 2006 la justice décide de le poursuivre ainsi que deux de ses “assistantes” (d’anciennes victimes devenues rabatteuses [4]).

Et lors de la perquisition à son domicile New-Yorkais, les enquêteurs ont trouvé des dizaines de diamants et “des piles de cash”, ainsi qu’un faux passeport : un passeport autrichien datant des années 80 indiquant une domiciliation en Arabie Saoudite, avec sa photo mais un autre nom, donnant comme adresse une résidence en Arabie saoudite.

La justice US n’aurait toujours pas déterminé s’il s’agit d’un faux ou bien d’un document délivré par les autorités autrichiennes.

 

Mais revenons à la procédure.

Suite à des pressions de la police de Palm Beach, le FBI ouvre à son tour une enquête autour des faits probables de prostitution de mineures.

Des victimes potentielles sont entendues au Nouveau Mexique, à New York et en Floride, trois lieux de domiciliation d’Epstein.

Alors qu’il était mal barré, bizarrement il ne s’est plus rien passé.

Une énorme campagne de presse a été menée afin de discréditer les victimes, et en première ligne Virginia Roberts qui avait osé dénoncer publiquement Epstein, mais aussi le prince Andrew et Ghislaine Maxwell, notamment.

Et les avocats d’Epstein (à savoir Kenneth Starr celui qui a failli faire plonger Clinton pour l’affaire “Monica Lewinski”, Alan Dershowitz, qui a aussi défendu Harvey Weinstein et dont on va reparler, et un dénommé Lefkowitz) ont négocié en secret un accord avec le procureur de Floride, Alexander Acosta, pour ne retenir que les charges les moins graves.

Alexander Acosa, nommé ministre du travail par Trump, a d’ailleurs dû démissionner fin juillet 2019 suite au 2e round de l’affaire.

Suite à cet accord, Epstein n’a pris que 18 mois de prison (et en a fait 13) pour sollicitation de prostitution de mineures.

Le hic, c’est que les victimes n’étaient pas au courant de cet accord.

Quand elles n’ont découvert en 2009, elles ont demandé l’annulation de la procédure via une plainte contre le gouvernement, qui s’est retourné contre la décision de justice, si bien que le deuxième round de l’affaire est survenu en juin 2019 : on recommence la procédure, avec de vraies charges.

 

Le 2e round

Dans cette nouvelle procédure, Epstein n’est plus seul dans la ligne de mire.

Les poursuites visent aussi d’autres personnes (non citées à l’heure actuelle) parmi le réseau de rabatteurs qu’il avait mis en place pour lui fournir des mineures où qu’il soit.

Et ses pilotes ont été mis examen au sujet du trafic sexuel international auquel se livrait Epstein.

La première de ces rabatteurs était Ghislaine Maxwell, une VIP anglaise bien insérée sur la côte est [5] (en 2010 elle était présente au mariage de Chelsea Clinton), qui lui a ouvert son carnet d’adresses, très fourni en gratin.

Ils se sont rencontrés au plus tard en 1992, et plusieurs victimes la citent dès les années 90 comme étant celle qui les a contactées et introduites auprès d’Epstein, au prétexte de se faire un peu d’argent avec des “massages”.

Un autre de ces rabatteurs était Jean-Luc Brunel, patron d’une agence de mannequins, dont on va parler plus bas, même s’il ne semble pas concerné par cette nouvelle procédure.

Un reportage de CBS “60 minutes” intitulé “American Girls in Paris” faisait déjà état de tout ça en 1988 !

Lien vidéo partie 1

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Lien vidéo partie 2

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Epstein a été arrêté le 6 juillet et envoyé en prison.

La procédure est partie pour durer environ deux ans.

Et puis, juste après qu’un tribunal ait décidé de publier au moins en partie les 2000 pages de la procédure concernant Maxwell, Epstein a été retrouvé à moitié conscient dans sa cellule fin juillet, probablement victime d’une agression, histoire de le prévenir qu’il vaut mieux ne pas citer ses copains de partouzes, et en premier lieu son ancien pote Donald [6].

Une nouvelle perquisition à son domicile de Manhattan a permis au FBI de mettre la main sur des photos d’adolescentes nues, restées planquées jusque là.

Au vu de ses relations, de ses magouilles fiscales et de l’activité – notamment internationale- de son réseau de “massages”, il est clair que beaucoup, à droite comme à gauche, aux États-Unis comme en Israël et même en Russie, devaient espérer qu’Epstein la ferme.

Le 12 juillet, 14 femmes supplémentaires accusaient Epstein de les avoir exploitées sexuellement, selon l’avocat Jack Scarole, dont certaines alors qu’elles étaient mineures.

 

Le 9 août, de nombreux documents liés à la procédure en diffamation entre Virginia Roberts et Ghislaine Maxwell ont été publiés par la justice US.

Dedans, les noms de Maxwell et d’autres rabatteuses d’Epstein sont cités ainsi que ceux de plusieurs clients chez lesquels Epstein et Maxwell avaient envoyé l’adolescente pour des relations sexuelles.

Sont ainsi épinglés pour avoir bénéficié de la prostitution de mineures le député démocrate George Mitchell, le politicien démocrate Bill Richardson, ex sénateur du Nouveau Mexique qui avait bénéficié des largesses d’Epstein pour sa campagne, Glenn Dubin (patron d’un fonds d’investissement, dont la femme est une ex d’Epstein) [7], le scientifique et ami d’Epstein Marvin Minsky, le prince Andrew, Alan Dershowitz ou encore Jean-Luc Brunel (évidemment).

Elle mentionne d’autres politiciens, notamment un président étranger, dont elle a oublié les noms.

Virginia Roberts est très claire : c’étaient Epstein et Maxwell qui l’envoyaient pour des “massages” chez les nombreux clients de leur réseau.

Ensuite, elle devait leur dire quelles étaient leurs préférences sexuelles.

 

Et le 9 août, le samedi matin, Epstein est retrouvé pendu dans sa cellule.

Étonnant, alors qu’il avait été placé sous “surveillance suicide” depuis le précédent événement -mais venait d’en ressortir sans qu’on sache comment, et que la procédure ne faisait que démarrer et qu’il avait de quoi négocier.

En outre, il a un profil de pervers et ces gens là ne se suicident pas.

La version officielle est celle d’un “suicide apparent”, qui en tout cas tombe vraiment à pic.

Le procureur général des États-Unis, William Barr, a demandé au ministère de la justice d’ouvrir une enquête sur la mort d’Epstein.

En tout cas, le décès fait polémique.

Et certains se demandent déjà “à qui profite le “suicide apparent” d’Epstein?

Des politiques demandent des enquêtes, et le FBI ainsi que le ministère de la justice en ont ouverte une.

Reportage de CBS 60 minutes sur le sujet (traduit ci-dessous)

 

A moins que les complices d’Epstein et -on peut rêver- les clients soient poursuivis, la procédure s’éteint avec la mort d’Epstein.

Cela arrange en effet pas mal de monde, à gauche comme à droite de l’échiquier politique (on verra cela dans la deuxième partie).

Mais c’est bien Trump qui était visé par les médias depuis plusieurs semaines, et on se rappelle de la démission d’Alexander Acosta en juillet.

Bien que les deux étaient brouillés depuis 2005, leurs liens étaient nombreux et surtout sulfureux.

Mais Epstein touchait aussi au monde de la finance off-shore, des renseignements, du mannequinat, et finalement il était au centre de divers lieux de pouvoir.*

 

Le carnet d’adresses

A ce stade, il est intéressant d’examiner les connexions diverses d’Epstein.

Dans son carnet d’adresses saisi lors de la procédure de 2006 on trouve, par exemple :

  • Bill CLINTON
  • Henry KISSINGER : conseiller politique conservateur, derrière pas mal de coups d’État US en Amérique latine et au Moyen-Orient, aux tendances pédophiles selon Cathy O’Brien et d’autres victimes du programme MK Ultra.
  • Leslie WEXNER : patron de Limited Brand et de la marque de sous-vêtements Victoria Secret.

Il a beaucoup investi dans les business d’Epstein.

Wexner a été associé de Charles Bronfman, dont le père Samuel s’était enrichi grâce à la Prohibition et dont les filles sont mêlées à l’histoire de la secte NXIVM.

  • Lawrence SUMMERS : président d’Harvard puis ministre du Budget et conseiller économique d’Obama.
  • Kevin SPACEY : l’a baladé dans son jet, notamment en Afrique lors d’une campagne sur le SIDA.
  • Chris TUCKER : l’a baladé dans son jet en même temps que Spacey.
  • Courtney LOVE, et surtout son copain Dana, certainement Dana GIACHETTO, mort en juin 2016. Il était conseiller financier et avec comme client DI CAPRIO, Cameron DIAZ, Ben AFFLECK. En 1998 il contrôlait 100 millions de dollars d’actifs.
  • Ron BURKLE : l’a baladé dans son jet. Proche de CLINTON même après sa carrière politique. Ont beaucoup trainé ensemble avec EPSTEIN puis se sont brouillés.
  • Mort ZUCKERMAN : Créateur du site Radar 2.0., présent aux soirées d’Epstein avec qui il est brouillé.
  • Glenn DUBIN : a voyagé dans l’avion d’EPSTEIN. Dirige sa société d’investissement, Dubin & Co LP, dans laquelle Epstein a investi.
  • Stephen HAWKING le scientifique, venu aussi sur son ile en mars 2006.
  • Henry KRAVIS : Cofondateur de Kohlberg Kravis Roberts & Co, société d’investissement capitalisée à 16,5 milliards de dollars en octobre 2017.
  • David ROCKEFELLER
  • Edouard DE ROTHSCHILD
  • Evelyn DE ROTHSCHILD
  • Richard BRONSON : patron de Virgin.
  • Peter MANDELSON: politicien travailliste anglais, cité dans plusieurs affaires de pédocriminalité en réseau et dénoncé comme sataniste, devenu commissaire européen et très proche des Rothschild.
  • Donald TRUMP (une dizaine de numéros)
  • Rupert MURDOCH, qui avait financé sa campagne pour les présidentielles en 2016.
  • Alistair MCALPINE : trésorier du parti conservateur anglais sous Thatcher, il a été accusé d’actes pédocriminels et même de meurtres d’enfants et a eu la bonne idée de mourir en décembre 2014, en plein pendant le scandale.
  • George SOROS
  • Paolo ZAMPOLLI, patron d’une agence de mannequins.
  • Geordie GREIG : éditeur du Daily Mail.
  • Prince Salman d’Arabie Saoudite

 

Zoom sur quelques témoignages de victimes

Il est intéressant de s’arrêter sur les témoignages de quelques-unes de victimes d’Epstein et sa bande, parce qu’ils permettent de bien saisir le fonctionnement de cette bande.

 

Alicia ARDEN

Elle est la deuxième, d’après ce qu’on en sait aujourd’hui, à avoir déposé plainte contre Epstein, en 1997.

A l’époque elle cherchait à devenir mannequin pour la marque Victoria Secret.

Elle a rencontré Epstein cette année-là en Californie à Santa Monica, alors qu’il se faisait passer pour un recruteur d’agence de mannequin, Victoria Secrets.

Il l’a invitée dans une chambre d’hôtel pour une “audition” et faire des photos, et il en a profité pour lui sauter dessus.

Elle a déposé plainte rapidement et n’en a plus jamais entendu parler.

 

Maria FARMER

C’est a priori la première victime à avoir porté plainte, en 1996.

A cette époque elle avait 26 ans et sa sœur de 15 ans, et elle affirme que les deux ont été agressées sexuellement par Epstein.

Elle a dénoncé les faits en 1996 à la police de New York et au FBI.

A priori, elle est aussi la première à avoir parlé d’Epstein au FBI.

Elle a rencontré Epstein et Maxwell en 1995 à une exposition, à l’occasion de laquelle elle lui avait vendu une peinture pour 3.000 $, la moitié du prix parce qu’il lui avait promis de l’aider dans sa carrière.

Il l’a rappelée en 1996 sous prétexte de lui proposer un job qu’elle a accepté.

Mais il ne s’agissait pas d’art, plutôt d’officier en tant que gouvernante lors des soirées dans son immeuble à New York.

Elle a donc pu observer les allées et venues de mineures parfois en uniforme d’école :

“les filles arrivaient dans la maison et étaient guidée au premier étage”, explique-t-elle dans sa déposition à la police.

Elle déclare qu’Alan Dershowitz est venu de nombreuses fois chez Epstein à New-York, où il était très à l’aise et se déplaçait comme chez lui pendant que des filles de moins de 18 ans attendaient à l’étage.

Le groupe avait montré un intérêt pour sa sœur cadette âgée de 15 ans, Annie, à laquelle il a proposé de payer un apprentissage du massage en Thaïlande.

Elle explique qu’à l’été 1996 Epstein et Maxwell les ont amenées dans son ranch au Nouveau Mexique, et qu’ils ont agressé lors d’un “massage” pour lequel ils ont demandé à Annie de se déshabiller.

Elle n’en avait parlé à sa sœur qu’une fois en Thaïlande.

Durant ce même été, Maria explique qu’elle a été violée par Epstein et Maxwell, alors qu’elle séjournait chez Leslie Wexner.

Epstein lui avait proposé un job sur un projet artistique dans la propriété de Wexner.

Lors de l’agression, Maria Farmer a tenté de s’enfuir de la propriété de 47 millions de dollars mais les agents de sécurité de Wexner l’en ont empêchée.

Elle a été retenue 12 h avant que son père ne puisse venir la chercher.

Après cela Maxwell et Epstein l’ont appelée de nombreuses fois, ils ont même contacté ses clients en tant qu’artiste et des gens du milieu artistique pour ruiner sa carrière.

Elle ajoute qu’ils ont réussi, et qu’elle a été mise totalement hors-jeu :

« Maxwell et Epstein ont travaillé de concert pour s’assurer que ma carrière et ma vie étaient ruinées ».

Elle a dû déménager régulièrement pour tenter de leur échapper.

 

Virginia ROBERTS

C’est la victime la plus connue, car c’est sa plainte qui a permis d’ouvrir l’enquête de 2005.

Elle est victime à la fois d’Epstein, de Dershowitz, de Maxwell (qu’elle a cités dans la procédure) et de leurs « clients ».

Selon ses déclarations à la justice, elle a rencontré Maxwell en 1999 quand elle avait 15 ans.

Elle lui a proposé d’aller chez Epstein pour lui montrer comment on fait les massages.

Quand elle est arrivée son père a été bloqué à l’entrée et Epstein était nu sur une table de massage et les deux l’ont forcée à avoir des relations sexuelles avec lui, contre 200 $.

Ils lui ont dit qu’elle voyagerait avec eux et rencontrerait des gens puissants qui pourraient lui trouver un métier bien payé.

Puis Maxwell et Epstein l’ont amenée à New York et lui ont appris les relations sexuelles et l’utilisation de sex toys pendant quelques semaines.

“J’étais entrainée à faire tout ce qu’un homme voulait que je fasse” et à capter leurs désirs en un coup d’œil.

” Ils m’ont dit de faire attention aux détails de ce que ces hommes voulaient, pour pouvoir leur rapporter ensuite”.

Tout de suite, elle a du avoir des relations sexuelles avec Maxwell, et l’a aussi vue avoir des relations sexuelles avec “des douzaines de filles mineures“, et qu’elle prenait des photos sexuellement explicites la plupart du temps:

“Souvent, elle me faisait dormir avec d’autres filles, certaines très jeunes, pour prendre des photos sexuelles”, explique-t-elle.

Les photos étaient copiées et conservées dans les ordinateurs des différentes maisons.

Elle a très vite eu peur d’Epstein, sachant qu’il pouvait très bien la tuer ou la faire disparaître impunément.

Il lui avait dit qu’il faisait ce qu’il voulait.

Elle a pu quitter le réseau à l’été 2002 après qu’Epstein l’ait laissée partir en Thaïlande pour apprendre le massage.

En 2014 elle est retournée aux USA et a pris contact avec le FBI.

Elle a été amenée dans ses différentes propriétés à New York, au Nouveau Mexique, en Floride, aux Iles Vierges et à Paris.

A tous ces endroits elle a dû avoir des relations sexuelles avec Epstein et avec les types qui le demandaient (et pour lesquels Epstein payait la plupart du temps).

 

“Quand j’étais avec lui, Epstein avait des relations sexuelles avec des mineurs quotidiennement”, a-t-elle expliqué.

Il s’était vanté auprès d’elle d’avoir couché avec plus de 1.000 filles de chez Brunel.

Les types autour de lui avaient le même penchant.

Selon elle, tous ceux qui passaient un peu de temps chez lui ne pouvaient pas ignorer ce qu’il se passait.

Epstein et Maxwell cherchaient des filles pour eux, mais aussi pour leurs amis :

“Epstein m’a dit précisément que la raison pour laquelle il faisait cela pour qu’ils lui “soient redevables”,

qu’ils seraient “dans sa poche” et qu’il aurait “quelque chose d’eux””.

Pour elle, la relation entre Maxwell et Epstein était gagnant – gagnant : elle utilisait son argent et lui utilisait son nom et son carnet d’adresses.

Dershowitz, avocat d’Epstein, était souvent là, restait tranquillement parler avec Epstein quand elle lui faisait des fellations, et Virginia Roberts affirme qu’elle a dû avoir au moins 6 fois des relations sexuelles avec lui.

Bref, il participait pleinement aux partouzes de son ami.

Epstein l’a aussi forcée à coucher avec le prince Andrew, trois fois dont l’une lors d’une orgie.

Pour sa première relation avec lui en 2001 elle a eu 15.000$.

Virginia Roberts évoque les nombreuses filles présentes aux soirées auxquelles elle a assisté, dont beaucoup étaient mineures, et ne parlaient pas anglais.

Quand elle a dénoncé les faits, elle a subi une campagne de dénigrement assez intensive dans la presse, et plusieurs protagonistes comme Maxwell ou Dershowitz l’ont même traitée publiquement de menteuse.

Du coup, Elle a levé son anonymat pour se défendre et a entamé des poursuites, qu’elle a gagnées, contre Maxwell et Dershowitz [8].

Dans une déposition, elle évoque un trip de 6 semaines avec Epstein en 2001, où ils sont allés au Maroc, en Angleterre, en France notamment.

Partout, il y avait des caméras cachées, comme le lui a expliqué le FBI.

Elle mentionne un séjour de Clinton et de Al Gore et sa femme sur l’ile d’Epstein.

Elle dit que le sénateur George Mitchell venait souvent rendre visite à Epstein à son domicile de New York, et qu’ils étaient très proches.

Elle dit aussi qu’elle a rencontré Naomi Campbell lors d’une soirée sur un yacht dans le sud de la France:

“C’est une amie de Ghislaine, mais pour moi c’était vraiment une prostituée”.


Jane Doe 102

Elle travaillait comme femme de chambre au Club de Mar A Lago, à l’été 1998 quand elle avait 15 ans.

Elle a alors été recrutée par Ghislaine Maxwell qui lui a proposé d’apprendre les massages et de gagner de l’argent, et qui vivait et voyageait avec Epstein.

La première fois où elle est allée chez lui, elle a été violée par Epstein et Maxwell.

Pendant deux semaines, ils la ramènent chez elle et la reprennent pour des “massages”.

Très vite Epstein lui demande de le suivre dans ses voyages pour gagner beaucoup d’argent.

Au bout de deux semaines d’abus, elle est emmenée dans son jet à Manhattan.

Ils lui ont obtenu un passeport et des documents pour voyager tranquillement.

Elle a voyagé comme ça également à Santa Fe, Los Angeles, San Francisco, Saint Louis, en Europe, dans les Caraïbes, en Afrique.

A chaque fois des soirées étaient organisées et des abus sexuels avaient lieu.

Des mannequins, célébrités, actrices, et aussi des mineures venues de partout dans le monde étaient présentes.

Elle évoque les trois mineures de 12 ans amenées à Londres pour la partouze d’anniversaire d’Epstein.

 

Pseudonyme Jane Doe 43

Cette jeune femme explique qu’elle a été recrutée en octobre 2006 par les rabatteurs d’Epstein, et qu’elle est restée sous leur coupe jusqu’en avril 2007, donc à une époque où Epstein était déjà mis en cause et sous le coup de poursuites.

Elle a été recrutée par Natalya Malyshev qui avec Sarah Kellen, Lesley Groff et Maxwell lui ont promis qu’Epstein la ferait entrer au Fashion Institute of Technology à New York.

Maxwell a aussi pris soins de préciser qu’ils pouvaient aussi bien ruiner sa carrière si elle les dérangeait.

C’est Maxwell qui lui a expliqué comment procéder pour les “massages” avec Epstein, qui ont eu lieu d’abord à New York puis aux Iles Vierges.

C’est Maxwell qui gérait le rôle de chaque fille et le scénario de chaque séance.

L’équipe d’Epstein l’a aussi fait voyager par des vols commerciaux pour la prostituer dans différents pays.

En janvier 2007, ils l’ont envoyée en Afrique du Sud d’où elle est originaire, pour recruter des candidates mannequins destinées à devenir assistantes personnelles d’Epstein, mais elle a refusé car elle savait ce qui les attendait réellement.

Epstein et sa bande lui ont alors dit qu’elle ne rentrerait pas aux USA tant qu’elle ne perdait pas 5 kilos.

Elle est rentrée en février 2007 et Maxwell lui a immédiatement demandé d’avoir un rapport avec Epstein.

Elle savait que si elle n’obéissait pas ils s’arrangeraient pour ruiner sa vie, comme ils l’avaient déjà fait à d’autres.

En mai 2007 elle a quitté les États-Unis et n’est plus revenue.

 

Les rabatteuses

Comme on l’a vu, Epstein avait mis en place un système de rabatteuses qui, comme Ghislaine Maxwell, attiraient des adolescentes dans ses filets.

A l’heure actuelle, elles ne sont toujours pas inculpées par la justice et n’ont été entendues que comme témoins.

 

Adriana ROSS

Née le 7 octobre 1983 en Pologne, elle s’appelait Adriana Mucinska et est arrivée fin 2002 aux USA.

Elle s’est mariée en juillet 2003 et a pris le nom du mari.

Arrivée à la demande d’une agence de mannequins, Elite Models.

C’est Duncan Ross, son “mari”, qui travaillait et l’a mise en contact avec Elite alors qu’ils étaient en Europe et l’a fait venir.

Elle était déjà mannequin, depuis ses 16 ans, vers 98 – 99.

Quand elle est arrivée fin 2002, elle ne se rappelle plus du mois.

Elle a passé directement 2 semaines à Miami mais ne se rappelle pas, quand elle est entendue par la justice en 2010, ce qu’elle a fait pendant ces 2 semaines.

A aussi bossé pour ID Models et Michele Pommier.

Elle a poursuivi des études aux USA, obtenu un diplôme en 2008 et quitté le mannequinat en 2006.

Elle a refusé de répondre sur quand elle a parlé à Epstein pour la dernière fois, sur ses liens avec lui, sur le fait qu’elle connaissait Maxwell, Keller, Dershowitz, Brunel et sur le fait que des mineures vivent souvent chez lui, sur les transports de filles mineures en avion pour l’agence MC Squared.

On lui demande aussi s’il est vrai qu’elle a assisté à des viols de filles de parfois 12 ans par Epstein, si Marcinkova a eu des rapports sexuels avec lui quand elle était mineure, si Epstein avait des relations sexuelles avec des mineures tous les jours…

 

Nadia MARCINKOVA

Née en 1986 en Slovaquie, elle était mannequin débutante en Yougoslavie quand Epstein l’a ramenée aux États-Unis, à l’âge de 14 ou 15 ans, en 2000.

Puis, de victime elle est devenue complice d’Epstein.

Elle a officié pendant plusieurs années en tant qu’”assistante personnelle” d’Epstein, vivait carrément chez lui (la même époque qu’une autre rabatteuse, Sarah Kellen) et a fait des centaines de voyages à bord de ses avions.

Du coup, elle a ramené de nombreuses filles chez lui, elle les formait et participait régulièrement aux faits avec les adolescentes, selon notamment le témoignage de Virginia Roberts.

Quand Epstein était en prison elle venue des dizaines de fois lui rendre visite.

Après avoir étudié le design a New York, elle est aujourd’hui pilote d’avions et donne des cours de pilotage.

Elle a changé de nom pour Nadia Marcinko.

Elle a été citée dans le dossier dès 2005 comme étant l’une des rabatteuses d’Epstein, mais n’a jamais voulu répondre aux enquêteurs sur les rôles des uns et des autres, et n’a jamais été inculpée pour sa complicité avec Epstein.

On a appris récemment qu’Epstein avait versé de fortes sommes à deux de ses ancien(ne)s complices, et il est probablement que Marcinkova soit l’une des deux.

 

Tiffany X

C’est la rabatteuse de Katie Johnson, cette femme qui a accusé Trump et Epstein de viols commis alors qu’elle avait 13 ans, en 1994 à Manhattan. Tiffany a également témoigné, et pu confirmer le témoignage de Katie Johnson.

Mais l’affaire a été conclue par un accord.

Entendue par la police en 2016, elle explique qu’elle a rencontré Epstein en 1990 quand elle avait 22 ans.

Elle a participé à une série de soirées en 1990, et a été “payée pour divertir un certain nombre d’invités de Mr Epstein”.

En 1991, elle a été “promue” au poste de “party planner”, organisatrice de soirées.

Elle explique que “sa mission était d’amener des adolescentes attirantes à ces soirées”.

Cela a duré de 1991 à 2000, pour des soirées organisées à la Wrexner Mansion à New York sur la 71 rue.

C’est comme cela qu’en 1994 elle a rencontré Katie Johnson qu’elle a “persuadée” de venir chez Epstein en lui disant qu’elle pourrait y rencontrer des gens qui l’aideraient pour sa carrière.

“J’étais à ces soirées et j’ai personnellement été témoin quand la victime a été forée de pratiquer différents actes sexuels avec Mr Donald Trump et Mr Epstein.

Les deux savaient qu’elle avait 13 ans”.

Elle a personnellement assisté à quatre relations sexuelles que la victime a été forcée d’avoir avec Trump.

Elle mentionne le viol commis avec la participation de la fillette de 12 ans appelée Maria.

Trump a forcé Katie Johnson et Maria à lui faire des fellations et les a violées devant Tiffany X.

Elle a aussi vu à deux reprises Epstein tenter de violer Katie Johnson.

Elle ajoute qu’elle a vu Epstein violer et agresser sexuellement des mineures plus jeunes que Katie Johnson.

Elle a aussi assisté aux menaces de Trump et d‘Epstein contre Katie Johnson, y compris la menace de Trump de la faire disparaître comme Maria, la fille de 12 ans et de tuer sa famille.

Son travail était de superviser personnellement les “rencontres” entre les mineures ramenées par Epstein et ses invités.

Quand elle a quitté son “travail” pour Epstein elle aussi a été menacée de la tuer elle et sa famille si elle parlait de quoi que ce soit.

 

[1] Bear Stearns, 5ème banque de placements des États-Unis, a été rachetée à très bas prix in extremis par JP Morgan.

[2] Les fraudes semblent être multiples, mais les Panama Papers ont par exemple révélé l’existence d’une société basée aux Bermudes appelée Liquid Funding Ltd, qu’il a présidée de 2000 à 2007, dont Bear Stearns détenait des parts.

[3] Elle est déposée par Maria Farmer, pour une agression sexuelle contre elle et le viol de sa sœur alors mineure, commis au ranch de Wexner.

[4] Certaines ont déjà été citées dans plusieurs plaintes, comme Sarah Kellen, Adriana Ross, Lesley Groff, et Nadia Marcinkova, qui sont parfois tombées entre les griffes d’Epstein quand elles étaient elles-mêmes mineures.

[5] Elle a quitté l’Angleterre en 1991, à la mort de son père Robert Maxwell, magnat des médias et député anglais qui aurait, selon certaines sources, été liquidé (son corps a été retrouvé flottant sur la côte des Canaries alors qu’il était parti faire un tour avec son yacht le Lady Ghislaine) après avoir eu la mauvaise idée de faire pression sur son vieil employeur, le Mossad.

Quand un livre écrit par un spécialiste de la CIA sur le meurtre de Maxwell par le Mossad (« The Assassination of Robert Maxwell » de Gordon Thomas et Martin Dillon), Alan Dershowitz s’est fendu d’une tribune dans le Telegraph pour dire que c’était n’importe quoi.

Bref. Maxwell a notamment vendu un logiciel espion appelé « Promis » aux services secrets de nombreux pays « amis » d’Israël.

[6] Les deux se sont brouillés suite à une histoire d’achat de terrain qu’Epstein convoitait, et que Trump a racheté avant de le revendre 3 fois le prix à un oligarque russe de ses amis (selon Epstein), le patron du Monaco AC Rybolobvlev.

[7] Un des anciens employés de Dubin a déclaré qu’il avait croisé une mineure suédoise à son domicile, qu’on lui avait pris son passeport et que celle-ci disait qu’on l’avait forcée à avoir des relations sexuelles sur l’ile privée d’Epstein, d’où elle venait sans savoir comment.

[8] La plainte contre Dershowitz a été déposée en avril de cette année, car il a menti à son sujet dans des déclarations.

En effet, elle l’accuse d’avoir participé, et pas seulement à la marge, au réseau d’Epstein, dont il était l’avocat.

Quant à celle contre Maxwell (pour diffamation également), elle a été déposée en 2015.

 

Affaire Epstein – Partie 2 : Un pervers au cœur des réseaux de pouvoir

Epstein est mort alors qu’il aurait dû être surveillé, et aujourd’hui on ne sait pas si ses complices, ou les clients des filles mineures qu’il prostituait, seront un jour inculpés.

Cela n’en prend pas le chemin, mais en tout cas, du tréfonds de leurs vacances, Schiappa et taquet, les pieds nickelés de la protection de l’enfance, nous ont sorti un communiqué de presse pour demander “l’ouverture d’une enquête” sur les activités d’Epstein en France [1].

Et les médias français semblent découvrir cette affaire qui dure depuis 10 ans. Grand moment.

Cette agitation de Schiappa et Tacquet est étonnante, car Epstein a forcément des connexions importantes chez nous, pour atterrir et décoller comme il le voulait avec des mineures étrangères.

On va y revenir, mais en tout cas ce serait bien la première fois que les politiques cherchent à faire la lumière sur un réseau pédocriminel (n’en déplaise à Castelnaud, grand ami de Bensussan et marié à l’avocate Florence Rault qui défend les accusés de pédocriminalité).

Certains doivent être un peu inquiets, dans notre pédoland, mais pas trop car ils savent bien qu’ici, officiellement, les réseaux pédocriminels n’existeront jamais.

On a vu qui était Epstein, son parcours surprenant dans le monde de la finance, on va aborder plus en détail ses différentes activités.

La fortune d’Epstein a toujours posé question aux observateurs.

Il semblait riche à millions, sans qu’on sache bien d’où provenait cette fortune.

 

Epstein avait plusieurs propriétés et deux avions, un Boeing et un jet, ainsi qu’un hélicoptère, qui voyageaient beaucoup, et avec beaucoup de monde.

Clinton, par exemple, a fait une vingtaine de voyages avec lui, notamment jusqu’à Hong-Kong, Singapour, la Thaïlande et Brunei [2], ou encore vers une base navale US au Japon où l’avion est resté deux jours [3].

Dans ses avions, Epstein pouvait transporter des mineures et leur faire passer des frontières sans la moindre difficulté, y compris en France.

Son argent lui a servi à financer des campagnes électorales : on a ainsi appris tout récemment que certains d’entre eux avaient reversé l’argent à des associations, comme Stacey Plaskett, députée démocrate des Iles Vierges qui a reçu de l’argent pendant plusieurs années, le sénateur démocrate de New York Chuck Schumer, ou Bill Richardson du Nouveau Mexique, accusé par l’une des victimes d’avoir profité de son exploitation sexuelle.

De 1980 à 2003, la presse US a calculé qu’Epstein aurait donné au moins 139.000$ à des démocrates, dont Clinton.

Ce qui semble assez peu vu les sommes révélées récemment. Virginia Roberts, dans ses déclarations, a affirmé qu’Epstein et Maxwell l’ont envoyée très rapidement faire des “massages” à divers politiques, comme Bill Richardson, George Mitchell, ou encore Stephen Kaufman, un autre démocrate.

Du coup, ils étaient tous redevables à Epstein.

Et les filles étaient aussi envoyées chez des financiers, des patrons de multinationales, des avocats, des acteurs et autres VIP…

Et puis, il a cette ile, aux Iles Vierges, achetée en 1998.

Epstein y a même construit un mini temple aux couleurs d’Israël, orné de deux chouettes dorées, dans laquelle il semble qu’il y ait des tunnels.

Le FBI y a fait une petite excursion le 12 août.

 

Les connexions

Finance

Epstein, dont la justice estime aujourd’hui la fortune à environ 560 millions de dollars (dont 56 en cash), commence donc dans la finance chez Bear Stearns, où il rencontre un tas de businessmans, de banquiers, de politiques et de gens aussi riches qu’influents.

Sa fortune a très vite suscité diverses interrogations, car il ne déclare presqu’aucune activité de ses sociétés.

Au sujet de son passage à Bear Stearns, disons qu’il lui a permis de se faire un carnet d’adresses et pas mal d’argent, avant de se faire virer.

Selon une procédure qu’il a lancée contre la banque, Epstein détenait environ 176.000 actions de Bear Stearns, pour près de 18 millions de dollars, en août 2007.

Quand la crise de la banque a commencé en 2007, le cours de l’action s’est effondré mais il a quand-même réussi à en revendre un paquet avant que la banque dévisse  : ce mois-là il a vendu 56.000 actions à 101 $ (elles étaient à près de 160 $ fin avril 2007), puis 120.000 autres en mars 2008 quand la banque a coulé, mais avec de grosses pertes (il a revendu 20.000 actions à 35$ et le reste à 3$).

Il aurait aussi perdu 50 millions dans un fonds spéculatif appartenant à Bear Stearns.

Après avoir été viré de Bear Stearns, Epstein lance en 1981 J. Epstein & Co, un fonds de placements qu’il gère pendant quinze ans.

C’est à cette époque qu’il se rapproche de Larry Summers, alors président d’Harvard, une université à laquelle Epstein fera de nombreux dons, qui deviendra secrétaire au Trésor de Clinton et conseiller d’Obama.

C’est là aussi qu’il rencontre Alan Dershowitz, ami et fan de Trump [4] qui deviendra son avocat, Leslie Wexner et aussi tout un tas de scientifiques.

 

L’argent de Wexner

Selon certains, une partie de l’argent d’Epstein vient de Wexner, mais leurs relations d’affaires rentent assez mystérieuses.

Dans les années 80, Epstein officie pour Wexner en tant que conseiller financier, et devient en 1991 son chargé de pouvoir [5] dans sa boîte historique, L Brands Inc. mais il est probable qu’il le conseillait surtout sur les moyens d’évasion fiscale [6].

Et certaines mauvaises langues disent que Wexner était le seul client de J Epstein & Co.

Autour de 1995, Epstein a aussi été directeur de deux fondations appartenant à Wexner : la Wexner Foundation, qui vise à renforcer la communauté juive et ses leaders, et sa filiale la Wexner Heritage Foundation.

Il a aussi été président de la Wexner’s NA Property Inc., une société qui était sur le marché du développement d’une ville près de Colombus.

Wexner affirme aujourd’hui qu’il a coupé les ponts avec son ancien ami depuis ses ennuis judiciaires.

Ce qui est étonnant car à ce moment, personne ou presque ne lui a tourné le dos.

Et puis, en 2008 Epstein donné 46 millions de dollars à un fonds de charité tenu par la femme de Wexner, tandis qu’en 2011 c’est une maison de Manhattan appartenant à Wexner qui a été transférée à Epstein par un circuit financier offshore [7].

Wexner lui aurait aussi filé son Boeing 727.

Et début août Wexner s’est réveillé d’un coup [8], accusant publiquement Jeffrey Epstein de lui avoir piqué plein de fric (il parle de plus de 46 millions de dollars, mais on est a priori encore loin du compte).

 

Pyramide de Ponzi à 450 millions de dollars

A la fin des années 80 et jusqu’en 1993, une magnifique fraude s’est déroulée avec Epstein comme protagoniste de premier plan. Ladite fraude a vu la condamnation en 1997 à 20 ans de prison de Steven Hoffenberg, le patron de Towers Financial Corp..

Mais bizarrement Epstein est passé à travers [9] cette procédure.

Du fond de sa prison, Hoffenberg dénonce depuis 2013 son ancien bras droit, Epstein, avec qui il travaillait au quotidien dans les années 80, et l’accuse d’avoir pleinement participé à la pyramide de Ponzi [10] en question.

D’ailleurs, il pense qu’une partie des millions d’Epstein viennent de là, ce qui est très probable : 200.000 personnes avaient été touchées, pour plus de 500 millions de dollars.

Hoffenberg déclare que l’argent serait parti dans un fonds créé par Epstein aux Iles Vierges en 1996, le Financial Trust Company.

Il a déposé plusieurs plaintes, de même que les victimes, contre Epstein, en vain [11].

Ce qui est certain, c’est qu’une multitude de sociétés écrans (off-shore, qui sont basées dans des paradis fiscaux, des LLC notamment [12]) ont été créées par Epstein –comme l’ont montré les Paradise Papers.

Or il est connu que ces sociétés servent quasi exclusivement à frauder et blanchir de l’argent sale.

En tant que bon gestionnaire de fortune, Epstein conseillait à ses clients sur les meilleurs chemins de l’évasion fiscale, et probablement que certains de ses secrets se trouvent aussi de ce côté-là.

Jusqu’en 2013, la banque privilégiée d’Epstein était, nous dit-on, JP Morgan.

Puis il s’est rabattu sur la Deutsche Bank qui a eu la bonne idée de ne s’interroger qu’en 2018 sur ses différents comptes.

Ce qui lui a permis de réaliser de nombreuses transactions, signalées –à contrecœur- aux autorités de régulation pour suspicion de fraude.

Epstein aurait ainsi transféré des millons de dollars issus de douzaines de et vers différents comptes via la Deutsche Bank.

L’argent d’Epstein n’est pas que le sien : il joue aussi avec celui des investisseurs dont il gère les actifs.

Il y a aussi, très probablement, des détournements d’argent, dont ces pyramides de Ponzi, pourtant très faciles à détecter.

Et puis il y a tout son business offshore, tous ses investissements dans des start-up technologiques.

A cette époque, les affaires d’Epstein sont florissantes.

Un article paru en 2002 dans un magazine New Yorkais relate les propos d’un financier de la place de New York à propos d’Epstein :

“Il m’a dit une fois qu’il avait 300 personnes qui travaillaient pour lui, et j’ai aussi entendu qu’il gérait l’argent de Rockefeller”.

 

Apollo

Epstein était également proche jusque très récemment des dirigeants d’Apollo Global Management, un des plus gros fonds d’investissements et gestion d’actifs (qui gère notamment les 5 milliards de retraite de fonctionnaires Californiens), en particulier de son patron et co-fondateur Leon Black qu’il connait depuis les années 90.

Epstein venait lui rendre visite dans les bureaux pour parler stratégie fiscale avec les dirigeants.

Les liens entre Epstein et Apollo étaient plus étroits que les déclarations des uns et des autres ne le laissent penser aujourd’hui.

En 2015, Black a envoyé le co-fondateur d’Apollo Marc Rowan à une réunion au domicile d’Epstein à Manhattan, avec des représentantes du groupe Edmond De Rothschild (Ariane De Rothschild et Cynthia Tobiano), pour discuter d’un rapprochement commercial des deux entreprises.

Par ailleurs, depuis au moins 2001 et jusqu’en 2012, Epstein était directeur de la Leon Black Family Foundation.

Mais Black et la fondation disent qu’en fait il est parti en 2007 et qu’il s’agit d’une erreur.

En 2015, Black et Epstein faisaient toujours affaire ensemble : BV70 LLC (une fondation de charité déguisée sous un trust, contrôlée par Black) a reçu 10 millions de dollars de la fondation Epstein, Gratitude America.

Epstein a aussi investi en 2011 dans Environmental Solutions Worldwide (ESW), qui créé des produits de contrôle des émissions, avec plusieurs personnes proches de Leon Black, dont ses quatre enfants.

Des directeurs exécutifs d’Apollo son aussi au conseil d’administration de cette société.

ESW a eu quelques ennuis, notamment en 2002 quand la SEC suspectait son président d’alors, Bengt Odner, d’avoir participé au détournement de 15 millions des fonds de l’entreprise [13].

En 2011, ESW qui a déclaré un chiffre d’affaires de 12 millions de dollars à peine, a aussi déclaré 9 millions de pertes.

A partir de 2015 plus aucun bilan n’a été publié.

 

Les fondations

Sur l’aspect financier des magouilles d’Epstein, il faut aussi mentionner ses fondations, en plus de celles qu’il a gérées, notamment pour Wexner ou Black.

On peut parler d’un petit empire de la philanthropie, ce truc indispensable aux riches pour compléter leur panoplie de VIP.

Difficile de dire combien il en possède, puisqu’elles sont hébergées aux Iles Vierges et fonctionnent comme des sociétés offshore lambda.

L’argent est distribué de tous les côtés : à des programmes de recherche, à des associations, à des fondations appartenant à ses copains, et on ne sait où.

Il y a la maison mère, la Jeffrey Epstein VI Foundation créée en 2000 aux Iles Vierges.

Il y a aussi Enhanced Education crée en 2002 et Gratitude America Ltd, créée en 2012, les deux aux Iles Vierges.

L’objectif de Gratitude America [14] est de financer des “organisations dans le monde qui cherchent à célébrer les États-Unis d’Amérique et les Idéaux Américains” (sic.).

En 2016 et 2017 elle a financé une école orthodoxe juive huppée de filles à Manhattan, un programme de tennis pour les jeunes, une crèche d’Harlem, une association de lutte contre le cancer, la troupe de théâtre d’Harvard, à la Kuhl Foundation, au MIT et d’autres programmes divers et variés.

En 2016 et 2017, Gratitude America a aussi donné 100.000 et 50.000$ à la Bruce and Marsha Moskowitz Foundation, appartenant à un proche de Trump qui interfère dans la politique nationale et qui figure aussi dans le carnet d’adresses d’Epstein.

A un moment, il a aussi eu la C.O.U.Q. Foundation, qui a existé de 1999 à 2012 et a donné 25.000$ à la fondation des Clinton, la J. Epstein Virgin Islands Foundation, ou encore Epstein Interests active de 1992 à 2013, gérées par les mêmes personnes qui changent de rôle de temps en temps, et dont les fonds se déplacent d’une structure à l’autre.

Une partie de l’argent finissait dans des campagnes électorales.

Epstein a déclaré que sa fondation avait donné à plus d’une centaine d’organisations depuis 2008, année où il a plaidé coupable des faits de recours à la prostitution.

De 2015 à 2017 il dit que sa fondation Gratitude America Ltd. a donné 1,84 millions à plusieurs associations du pays.

Mais selon les médias, plusieurs de ces associations qui auraient été bénéficiaires des largesses d’Epstein disent qu’elles n’ont rien reçu, ou alors beaucoup moins qu’annoncé.

La C.O.U.Q aurait aussi donné 500.000$ en 2007 à la Ramaz School de New York, où son avocat Jay Lefkowitz (également conseiller des deux Bush) est impliqué, ou 250.000$ à la fondation for Criminal Justice, dont un autre de ses avocats, Gerald Lefcourt, était membre du conseil d’administration.

Début 2008, Epstein a versé 46 millions de dollars à la fondation de Wexner YLK, qui déclare pourtant qu’à cette époque il avait déjà pris ses distances.

La YLK, créée par Mme Wexner en décembre 2007, ne subventionnait apparemment que la Columbus Foundation, qui finance elle-même des initiatives pour “renforcer la communauté”.

YLK a fermé dès 2009, et ses actifs ont été transférés au Wexner Family Charitable Fund.

Les circuits financiers liés aux transferts d’argents via ces fondations ressemblent à ceux du blanchiment d’argent et de l’évasion fiscale.

 

Mafia

Si les connexions de Trump avec la mafia depuis ses débuts dans l’immobilier commencent à être connues, celles d’Epstein le sont moins.

Pourtant, à ses débuts Epstein était entouré de gens qui avaient gravité dans l’entourage d’un sulfureux avocat, Roy Cohn, gay –bien qu’il condamnait publiquement l’homosexualité puisqu’il était de droite- et anticommuniste mais surtout maître chanteur.

Parmi ces personnes, Trump n’était pas le dernier, et a été lui-même très proche de Roy Cohn (mort en 1986).

Mais il y avait aussi le magnat des médias Rupert Murdoch, Alan Dershowitz ou Mort Zuckerman (autre propriétaire de médias).

Cohn, qui avait été l’assistant du sénateur McCarthy, aimait aussi les people et était très proche de la mafia juive, menée à son époque par Meyer Lansky, et d’autres mafieux enrichis grâce à la prohibition, Lewis Rosenstiel et son partenaire Samuel Bronfman, ainsi que de gens du Congrès Juif Mondial et du B’naï B’rith.

Dans les années 50 et 60, Cohn et Rosenstiel organisaient des soirées qui leur permettaient de faire chanter des personnalités.

Par exemple en 1958 au Plaza Hotel de Manhattan, suite 233.

Hoover y était, habillé en drag queen, et des adolescents mineurs également.

Cohn, Hoover et Rosenstiel ont eu des relations sexuelles avec eux.

Hoover se serait fait avoir au moins 2 fois par Cohn et Rosenstiel.

Les deux fois, il y avait des garçons mineurs avec lesquels il a eu des rapports sexuels.

Cohn a déclaré à James Rothstein, du NYPD, chef de la division trafic humain et mœurs, qu’il faisait partie d’une organisation chargée d’organiser le chantage sur des politiciens, à l’aide de mineurs prostitués, et son rôle était de faire venir les garçons et d’amener les cibles mêmes réticentes à passer à l’acte.

Selon lui, cette opération de chantage s’inscrivait dans le cadre de la lutte anti communiste de l’époque, même si les soirées qu’il organisait et ses chantages ont duré jusqu’aux années 80.

Cohn évoque aussi un lien avec le Watergate avec l’épisode méconnu du vol d’un “blackbook” au parti démocrate avec les noms de politiciens pédos des deux partis.

Cohn était proche du cardinal Spellman, du Diocèse de New York, gay également et qui était présent à au moins une des partouzes au Plaza de Manhattan.

On notera que Trump a ensuite racheté le Plaza Manhattan, où il a organisé des soirées dans les années 90, avec de la coke, de très jeunes mannequins, et qui finissaient en partouzes.

Les informations étaient remontées aux renseignements US et à la mafia, bien-sûr.

Il se trouve que les soirées d’Epstein ressemblent beaucoup à ce schéma.

Mannequins

Depuis les années 80, quand il se faisait passer pour un recruteur de modèles pour la marque Victoria Secrets de son ami Wexner, Epstein apprécie le milieu du mannequinat.

 

 

Jean-Luc-Brunel (de son vrai nom Benchamoul)

Un de ses amis d’antan, Jean-Luc Brunel (ils sont brouillés depuis [15]), présent à moult partouzes, selon les déclarations de plusieurs victimes et selon les messages entre lui et Epstein qui ont été saisis.

Brunel est le fondateur et propriétaire à 85% (en 2010) de l’agence de mannequine MC2 Models [16], basée à Miami et Tel Aviv.

Il dit avoir découvert Monica Bellucci, Sharon Stone, Jerry Hall  et bien d’autres stars des podiums.

Avant cela, il dirigeait Karin Models, également basée à Paris.

Selon Virginia Roberts et d’autres témoins, il a procuré de nombreuses filles étrangères à Epstein (et à d’autres) via son agence de mannequins, et Epstein s’est vanté devant elle d’avoir “couché avec plus de 1.000 filles de Brunel”.

Certaines de ces filles fournies par Brunel étaient mineures, et c’est lui qui emmenait les plus jeunes aux soirées d’Epstein.

Virginia Roberts a déclaré en 2015 devant le tribunal qu’elle a été forcée à avoir des relations sexuelles avec lui de nombreuses fois entre ses 16 et ses 19 ans, année où elle a quitté le réseau.

Ces faits ont eu lieu à Paris, dans le sud de la France, aux USA, et aux orgies sur l’ile privée d’Epstein aux Iles Vierges.

 

“Il était un autre des contacts puissants d’Epstein qui avait de nombreux contacts avec des filles jeunes partout dans le monde.

En fait, la seule similarité avec Epstein et leur seul lien en amitié semblait être que Brunel pouvait trouver des douzaines de filles mineures et nourrir le solide appétit d’Epstein (et Maxwell) pour les rapports sexuels avec des mineures”, a-t-elle précisé sous serment.

Selon elle, Brunel semblait avoir un “arrangement avec le gouvernement américain” pour obtenir des passeports et d’autres documents de voyage pour des filles, âgées de 12 à 24 ans, qu’il amenait aux États-Unis pour des objectifs d’exploitation sexuelle.

En fait, il ne gérait pas vraiment l’agence, et passait son temps comme recruteur, pour repérer des filles à travers le monde et leur proposer un boulot de modèle.

Puis, il en rabattait certaines vers les soirées d’Epstein ou les massages.

En 2005 quand Brunel a créé l’agence MC2 Model & Talent, Epstein y aurait investi 2 millions de dollars.

Brunel a nié tout financement de l’agence par Epstein, mais Maritza Velasquez, une ancienne collaboratrice a déclaré aux enquêteurs que Brunel lui avait confié qu’Epstein finançait les appartements pour les filles, assurait les liquidités quand il le fallait etc.

Et Brunel vivait dans un appartement d’Epstein.

Elle se souvient aussi qu’Epstein était en colère quand elle n’a pas réussi à obtenir un visa pour faire venir Nadia Marcinkova, alors âgée de 14 ans.

Marcinkova qui est devenue l’une des principales rabatteuses d’Epstein.

Voilà une drôle d’agence, qui a besoin de financements privés pour assurer son activité quotidienne [17], pendant que de grosses sommes d’argent étaient transférées aux Iles Vierges.

 

L’ancienne collaboratrice de Brunel entendue par les enquêteurs mentionne les liens de Brunel et Epstein avec le brésil, où ils se procuraient des filles.

Elle explique que les filles étaient payées 100.0000$, parfois 200.000$, mais quand elles revenaient de ces quelques jours avec la bande de tarés, elles ne voulaient plus jamais travailler pour ce genre de types.

Les deux ont aussi effectué de nombreux voyages dans les avions d’Epstein et Brunel est allé lui rendre visite en prison.

Un message manuscrit de Brunel à Epstein montre qu’il lui a réclamé une mineure de 16 ans pas blonde, sachant donner des leçons de Russe “gratuitement”.

Avant de lancer MC2, Brunel grouillait déjà à Paris dans le milieu du mannequinat, et avait créé dans les années 70 une agence appelée Karin, devenue Karin Paris.

A l’époque, selon le livre d’un certain Michael Gross paru en 1995, Brunel était « considéré comme un danger », qui aimait « la drogue et les viols silencieux » parce que « ça l’excite ».

Une Néo-Zélandaise que Brunel avait recrutée à 17 ans et ramenée à Paris a raconté qu’il avait mis fin à sa carrière en répandant partout le bruit qu’elle était accro à la coke, après qu’elle ait refusé de coucher avec lui.

Il était réputé pour violer les filles, avec son bras droit, un dénommé Claude Haddad, qui pouvait se vanter de droguer et violer des filles de 13 ans.

Une journaliste qui a enquêté sur cette affaire a entendu cinq femmes qui ont déclaré avoir été agressées sexuellement par Brunel et/ou Haddad.

Brunel a aussi travaillé pour l’agence Ford, qui l’a viré quand les rumeurs à son sujet sont devenues trop importantes.

En 2017 Brunel a porté plainte contre Epstein pour lui avoir fait perdre des millions et l’avoir plongé une dépression à cause de la mauvaise pub que lui faisaient les ennuis judiciaires du fan de massages.

Bref, on commence à s’amuser et même Médiapart a enfin parlé de lui dans un long article.

 

Trump Models

Trump lui aussi avait créé son agence de mannequins, appelée Trump Model Management, en 1999.

La boîte amenait des filles aux Etats-Unis depuis l’étranger, notamment l’Europe de l’est et la Russie avec des visas de tourisme, ce qui signifie qu’elles n’avaient pas le droit d’y travailler.

Pourtant, certaines y restaient plusieurs années de suite.

Trump en détenait 85% et l’agence lui rapportait environ 2 millions par an.

Dans les années 80 et 90, Trump était aussi un grand ami de John Cassablancas, patron de l’agence Elite qu’il avait fondée en 1972, qui couchait avec ses recrues mineures au vu et au su de tous [18].

Cassablancas trainait également avec Brunel et Haddad.

En 1996, Trump a racheté la franchise du concours Miss Univers, et en 1999 il a lancé l’agence T-models, devenue ensuite Trump Model Management.

Puis, il a décidé de lancer sa propre fille dans le mannequinat, et à l’âge de 13 ans elle signait chez Elite (dont Trump connaissait parfaitement la réputation) où elle a mené une courte carrière.

Quant à lui, il trainait dans les jurys des concours organisés par l’agence avant de lancer les siens, comme Trump Realty Brazil (au Brésil) au conseil d’administration duquel il y avait Cassablancas.

 

 

Peter Listerman

Citoyen Russe, il serait l’un des rabatteurs d’Epstein, et allait chercher les victimes dans les collèges et lycées.

Il est réputé pour mettre en relation des types riches et de jeunes mannequins depuis des dizaines d’années, et s’en vantait lui-même dans des interviews.

Il ramenait des filles depuis l’Ukraine et la Russie pour les faire travailler dans des agences d’escorts pour VIP.

Selon un article du New York Post, il a été vu alors qu’il rendait visite à Epstein, mais lui nie tout lien.

Il parle des filles qu’il livre aux VIP comme des « chicken » (terme qu’on retrouve dans le Pizzagate) ou des “génisses”.

En 2009 dans un tabloïd Russe il a dit:

“Mes clients d’Hollywood et les oligarques sont lassés des filles moscovites, américaines ou européennes émancipées, qui ressemblent à des robots.

Tout le monde en a marre de ces filles démoniaques, ils veulent de la douceur et du romantisme”.

Selon le témoignage d’une mannequin qu’il l’a rencontré à 14 ans, Kristina Goncharova, Listerman lui a demandé de très nombreuses fois si elle était d’accord pour un mariage.

D’ailleurs, il dit organiser des mariages entre types riches et jeunes filles des payes de l’Est.

 

Sciences

En bon mégalo, Epstein était fasciné par l’eugénisme, même si ça prend la forme de recherches sur l’ADN et l’ingénierie génétique, ou sur le transhumanisme.

Pour financer ses délires, il a créé sa fondation en 2000, la Jeffrey Epstein VI Foundation, qui investit dans la science et un peu dans l’éducation : neurosciences, intelligence artificielle, physique, intelligence artificielle…

On a même appris qu’il comptait transformer son ranch en usine à bébés, avec son ADN évidemment, et qu’il voulait se faire cryogéniser le pénis.

C’était même, semble-t-il, un grand sujet de discussion avec ses amis scientifiques.

Il a fait dès les années 90 des chèques à l’université de Harvard, dirigée alors par son ami Lawrence Summers, pour financer des programmes de recherches menés par ses amis scientifiques.

Parmi ses investissements dans la science :

En 2013, un article de la fondation d’Epstein qui évoquait cet investissement précisait que la start-up berlinoise était “sur le point de copier le cerveau humain grâce à un programme développé par Joscha Bach, spécialiste des sciences cognitives et de l’IA.

Epstein a aussi de nombreuses fréquentations parmi les scientifiques les plus éminents aux Etats-Unis et ailleurs (liste partielle sur son ancien site) :

  • Stephen HAWKING qui est venu aux Iles Vierges.
  • Marvin MINSKY, spécialisé dans l’IA. Virginia Roberts déclare qu’Epstein lui a demandé d’avoir des relations sexuelles avec lui sur son île.
  • Ben GOERTZEL d’OpenCog Foundation à Hong-Kong.
  • Joscha BACH et le MicroPsi 2 Project.
  • Stephen M KOSSLYN.
  • Martin A NOWAK, qui a dirigé le programme d’Harvard sur la biologie mathématique et l’évolution dynamique. Au sujet d’EPSTEIN, NOWARK avait déclaré en 2003 :

« Je suis stupéfait par les connexions qu’il a dans le monde scientifique.

Il connaît un nombre incroyable de scientifiques. Il connaît tout le monde ».

  • Lawrence H SUMMERS, président d’Harvard de 2001 à 2006 et futur secrétaire d’Etat au Trésor sous CLINTON. Sous son mandat à Harvard, EPSTEIN aurait donné au moins 25 millions de dollars au programme for Evolutionary Dynamics.
  • Eric LANDER
  • George CHURCH, spécialiste de la physique moléculaire.
  • David GROSS, physicien
  • Frank WILCZEK, physicien au MIT et partenaire de GROSS.

 

Renseignements

Epstein est en cheville avec les services de renseignements US et américains, a minima.

Alexander Acosta, le procureur qui lui a permis de s’en tirer grâce à un accord illégal en 2008, a déclaré qu’il a agi de la sorte parce qu’on lui avait dit qu’Epstein appartenait aux renseignements et qu’il fallait le laisser tranquille.

C’est du moins ce qu’il a expliqué à l’équipe Trump quand il a été recruté comme ministre du Travail.

Il a été viré le 12 juillet suite au scandale, justement pour son rôle dans l’exonération d’Epstein.

De quels renseignements parle-t-il ?

Probablement des services US, FBI, CIA ou autre.

Car même en travaillant, comme on va le voir, pour les israéliens, Epstein n’aurait jamais bénéficié d’une telle impunité s’il n’avait pas aussi rencardé les services de sa terre natale –et de domiciliation.

Selon Robert Steele, ex agent de la CIA, Epstein travaillait à la fois pour le Mossad et la CIA.

Son but était de coincer et de faire chanter des personnalités politiques.

Et il est assez évident que si les israéliens avaient été les seuls à bénéficiers des tuyaux et magouilles d’Epstein, son impunité aurait été de beaucoup plus courte durée.

Le FBI a publié une partie de ses dossiers concernant Epstein, mais ils sont tellement caviardés que cela en devient suspect.

Mais on y découvre tout de même qu’Epstein serait devenu un “informateur” du FBI dans l’espoir d’éteindre la procédure de 2005-2008.

D’ailleurs l’enquête fédérale a son sujet a été close quand Epstein a donné des “informations” au FBI sur les malversations –qu’il connaît bien- de la banque Bear Stearns.

 

Il a aussi les liens d’Epstein avec des politiciens et membres des services israéliens, via des investissements dans des start-up de nouvelles technologies proches des renseignements, comme Carbyne Ltd, dans laquelle il a investi avec Ehud Barak, ex premier ministre israélien et président de Carbyne, qui espère faire son retour en politique aux prochaines législatives en Israël [20].

Carbyne, basée à Tel-Aviv et à New-York, a été créée en 2014 pour développer des technologies de communication ultra rapides pour agir en cas de crise, en utilisant toutes les sources de données disponibles.

Ehud Barak et Jeffrey Epstein y ont investi dès 2015.

Celle qui occupe le poste de directrice dans cette boîte est Nicole Junkermann, ancien mannequin née en Allemagne, elle a grandi à Marbella, étudié le business à Monaco puis à Harvard, et est aujourd’hui installée à Londres.

D’après les carnets de bord des pilotes d’Epstein, elle a voyagé deux fois seule avec Epstein en 2002 (trajet le Bourget – Birmingham) et une fois en mars 2002 avec deux autres passagers.

Comme elle avait déjà 27 ans, il est peu probable qu’Epstein cherchait à lui sauter dessus.

Elle a co-fondé en 1998 Winamax (paris de foot en ligne revendu en 2001) et d’un fonds de capital-risque axé sur le sport, United Sports, en 2005.

« Depuis 2011, elle est revenue à ses racines dans l’innovation numérique et les technologies expérimentales – des domaines tels que la robotique, le génome, la réalité virtuelle et l’intelligence artificielle », mentionne sa page sur le site de Carbyne.

Elle possède un fonds d’investissement, NJF Capital Ltd., qui possède des actifs ou la totalité d’une trentaine de start-ups et réalise des investissements avec des personnalités de la Silicon Valley comme Eric Schmidt de Google ou Peter Thiel de Paypal, qui a aussi investi 15 millions de dollars dans Carbyne en 2018.

Par ailleurs, son nom apparaît dans les fuites des Panama Papers issus du cabinet Mossack Fonseca dans le cadre du scandale de corruption de la FIFA [21].

Elle est l’ex de Robert Louis Dreyfus et est mariée à un magnat de l’industrie italien.

Elle a été nommée récemment comme conseillère au sous-secrétariat de la santé et de l’aide sociale de Grande-Bretagne, dans le tout nouveau Healthtech Advisory Board, qui doit conseiller le ministre Matt Hancock sur la « vision technologique de la santé et de l’action sociale ».

 

Parmi l’équipe de direction de Carbyne, il y a aussi d’anciens militaires qui ont été impliqués dans les barbouzeries israéliennes, comme le PDG Amir Elichai, le directeur exécutif Pinchas Berkus, qui fut membre d’une unité d’élite de l’armée appelée IDF8200 Cyber Intelligence Unit, ou le co-fondateur Lital Leshem, qui est toujours officier de réserve.

On y trouve même comme expert un ancien flic anglais, Andy Rooke, spécialiste des systèmes de transports intelligents et ex conseiller des autorités anglaises et européennes en matière de sécurité routière, un réserviste de l’armée US dans la police militaire, Brett Whitney pour le développement commercial ou encore un ancien collaborateur de député US et agent du bureau des affaires politiques à l’ambassade US en Afghanistan, Trae Stephens, qui a collaboré à l’équipe de transition de Trump pour le département de la Défense en novembre 2016 et collabore dans Founders Fund, un fonds d’investissement lancé par le milliardaire Peter Thiel (également actionnaire de Carbyne, membre du conseil d’administration de Facebook et supporter de la campagne de Trump auquel il a filé 1,25 millions pendant la campagne, et puis 250.000$ en 2018) et six autres types..

Et puis, il y a la co-fondatrice de Carbyne (qui en possède toujours des parts), Lital Leshem, est une collaboratrice d’Erik Prince [22], le fondateur de Blackwater, une société militaire privée impliquée dans divers scandales, notamment du trafic sexuel, en Yougoslavie par exemple.

Récemment, Prince et Leshem disaient qu’il avait une solution pour le Venezuela, à savoir installer 4 à 5.000 hommes sur place pour mettre au pouvoir l’opposant de droite à Maduro, un scenario qu’on ne connaît que trop bien.

 

Selon The Times of Israël du 16 juillet 2019,

“Barak a déclaré au Daily Beast avoir rencontré Epstein à des dizaines d’occasion, et notamment après la révélation de l’organisation d’orgies sexuelles à ses différents domiciles qui auraient impliqué des mineures” à Manhattan et aux Iles Vierges, mais il n’aurait jamais vu de mineures chez lui ou participé à des partouzes.

Carbyne (qui s’est appelée durant quelques années Reporty Homeland Security Ltd.) a aussi des liens avec l’industrie militaire US, notamment via Michael Chertoff, ex conseiller de Bush qui a écrit le Patriot Act (surveillance de la population) et siège au conseil de surveillance de l’entreprise.

La boîte a également des liens avec des oligarques proches de Poutine : Viktor Vekselberg, un ukrainien proche de Poutine [23], et Andrew Intrater, depuis septembre 2017, via Columbus Nova Technology Partners, une boîte pour laquelle Michael Cohen a été consultant jusqu’en août 2017 [24].

Selon un média d’influence Turc, “Epstein a travaillé en étroite collaboration avec Israël, à l’avant-garde d’une initiative privée visant à apporter au secteur privé la technologie de pointe du renseignement militaire israélien, offerte au plus offrant”.

Si c’est cela, il y a forcément des trappes dans les programmes, qui permettent aux israéliens d’avoir la main sur les données et/ou les programmes.

En tout cas, comme le note ce journal, TRT World,

“Même si la société fournit des services d’intervention d’urgence, aucun des administrateurs ou des membres du conseil consultatif n’a de formation en systèmes d’intervention d’urgence”.

On peut aussi s’interroger sur le fait qu’un hélicoptère appartenant à Epstein a le même numéro d’immatriculation qu’un avion de la société militaire privée DynCorp.

Dans les années 80 déjà, Epstein disait à qui voulait l’entendre qu’il travaillait pour des gouvernements, pour récupérer de l’argent détourné par les dictateurs africains.

Etonnant au vu des circuits habituels de “recouvrement” dans ce genre de magouilles, mais pourquoi pas.

Et sur son site, Epstein se vante lui-même d’être un “ancien membre” de plusieurs comités :

  • Le Mind Brain and Behaviour Committee à Harvard,
  • La Commission Trilatérale,
  • Le Council on Foreign Relations (CFR),
  • La New York Academy of Science
  • Le Conseil d’administration de la Rockefeller University
  • La Edge Organization

Soyons clairs : on ne peut pas faire partie de ces organisations, même si la plupart sont plus ou moins tenues par les Rockefeller, si on est seulement un agent au service d’Israël.

En particulier la Trilatérale, haut lieu de discussions informelles entre leaders politiques et économiques d’Asie, d’Europe et des USA et le CFR qui est l’un des instruments de la politique impérialiste US.

Par ailleurs, on sait que ses villas étaient truffées de caméras et qu’il conservait les vidéos en plusieurs exemplaires et en divers endroits.

Virginia Roberts a expliqué qu’elle avait demandé les bandes où elle figure à la justice et au FBI, mais ça lui a été refusé.

Est-ce que le réseau servait à nouer des relations plus “intimes” avec des partenaires potentiels de business, et, tant qu’à faire, à avoir de quoi peser sur leur décision ?

 

Les liens avec Trump

Epstein et Trump se connaissent depuis les années 80, ils sont voisins à Palm Beach et ont fait de nombreuses “soirées” ensemble.

Le frère d’Epstein a témoigné en 2009 que Trump a voyagé au moins une fois dans le jet d’Epstein, en 1997, à partir de Palm Beach.

Ils se sont brouillés fin 2004, début 2005, pour une histoire de propriété sur laquelle Epstein lorgnait et que Trump a rachetée dans son dos pour la revendre trois fois le prix.

Epstein a également confirmé leurs liens, mais a fait appel au 5e amendement quand on lui a demandé d’évoquer leurs partouzes communes.

On a vu que l’avocat Roy Cohn représente un lien déjà consistant eux deux, Dershowitz en est un autre, même s’il tente de faire croire qu’il a pris depuis longtemps ses distances avec Epstein et qu’il fut un donateur des campagnes de Clinton.

En effet, Dershowitz est bien introduit à la Maison Blanche sous l’ère Trump, notamment dans le cadre de conseils au sujet des négociations de paix entre Israël et la Palestine qu’il donnait encore en avril de cette année à une équipe composée de Trump, de son gendre Jared Kushner, de l’ambassadeur David Friedman et d’un envoyé spécial israélien.

Dershowitz a aussi déclaré qu’il a parlé avec les conseillers de la Maison Blanche avant que la décision de transférer l’ambassade US à Jérusalem.

En 1971, Trump a pris Roy Cohn comme avocat quand il a débarqué à Manhattan pour se lancer dans l’immobilier, et a développé ses contacts notamment du côté de la mafia.

L’histoire de ce terrain est assez intéressante : En 2004, Epstein a parlé à Trump d’une villa qu’il voulait racheter à Palm Beach, pensant qu’il n’avait pas les moyens de la racheter.

Mais Trump a réussi à obtenir un prêt de la Deutsche Bank (via une société baptisée Trump Properties LLC, entièrement financée par la Deutsche Bank), et a pu mettre 5 millions de $ de plus qu’Epstein, soit 41 millions au total.

Il a ensuite rénové la maison et l’a remise en vente pour 125 millions puis vendue 96 millions à un russe proche de Poutine, Dmitry Rybolovlev, propriétaire de l’AS Monaco, qui n’y a jamais vécu.

 

Le viol de deux mineures de 12 et 13 ans

Parmi les victimes d’Epstein, au moins une dénonce des faits commis également par Trump : Katie Johnson a dénoncé des viols commis par Epstein et par Trump durant l’été 1994 à Manhattan, quand elle avait 13 ans, en présence d’une autre victime âgée de 12 ans.

Elle était arrivée en bus à New York pendant les vacances, pour tenter de se lancer dans le mannequinat.

Au moment où elle allait reprendre le bus pour retourner chez elle, elle a rencontré un certaine Tiffany, qui lui a proposé de venir à une soirée pour y rencontrer des gens qui pouvaient l’aider.

C’est comme cela qu’elle s’est retrouvée à quatre « soirées » chez Epstein à Manhattan [25].

A la 3e partie, Trump l’a attachée à un lit, frappée et violée.

Epstein l’a violée à la deuxième et à la troisième soirée, elle a ensuite été menacée par les deux et ils lui ont rappelé qu’ils étaient puissants et faisaient ce qu’ils voulaient.

Elle y est encore retournée trois fois.

Elle mentionne, à la troisième des quatre partouzes auxquelles elle a été amenée, une fillette de 12 ans qui a été forcée de participer aux faits commis par Trump et d’être également violée.

Trump a dit à Katie Johnson qu’elle devait se taire si elle ne voulait pas disparaître comme cette fille, Maria, âgée de 12 ans, impliquée dans le 3e incident avec Trump, et qu’elle n’a jamais revue par la suite.

Lors des faits, les deux filles avaient été forcées de s’habiller en servantes.

A la fin Trump a jeté 400$ par terre à Katie Johnson.

Elle a expliqué dans sa déposition :

“Trump a dit que je ne devais jamais rien dire si je ne voulais pas disparaître comme Maria, une fille de 12 ans qui a été forcée de participer au troisième incident avec TRUMP, et que je n’ai pas revue depuis (…) et qu’il était capable de faire tuer toute ma famille”.

Entre les soirées, elle rentrait chez elle dans l’Oklahoma, puis Tiffany la rappelait.

Dès qu’elle a signalé les faits à la justice le 26 avril 2016, elle a reçu des menaces (coups de fils anonymes avec personne qui parle) et a demandé une mesure de protection.

Selon la plainte rédigée justice, dès le 28 avril 2016, Trump a fourni une déclaration à American Media Inc. et / ou à Radar Online LLC, disant que

“ces accusations sont non seulement complètement fausses, mais dégoutantes au plus haut point et clairement destinées à solliciter l’attention des médias”.

Il a aussi diffusé des documents d’ordre diffamatoires contre la plaignante.

Le 5 novembre 2016 Katie Johnson a abandonné la procédure.

Il n’y a pas eu d’enquête sur cette jeune “Maria”.

Les propos de Katie Johnson sont largement confirmés par Tiffany X, qui l’a fait rentrer dans le réseau et était présente lors des faits.

 

Entendue par la police en 2016, elle a expliqué qu’elle avait rencontré Epstein en 1990 quand elle avait 22 ans.

Elle a participé à une série de soirées en 1990, et a été “payée pour divertir un certain nombre d’invités de Mr Epstein“.

En 1991, elle a été “promue” au poste de “party planner”, organisatrice des soirées du pervers, et job consistait aussi à superviser personnellement les “rencontres” entre les mineures ramenées par Epstein et ses invités.

Elle explique que “sa mission était d’amener des adolescentes attirantes à ces soirées”.

Cela a duré de 1991 à 2000, pour des soirées organisées à la Wexner Mansion à New York sur la 71 rue, occupée par Epstein.

C’est dans ce cadre qu’en 1994 elle a rencontré Katie Johnson qui allait repartir dans sa province, et qu’elle l’a « persuadée » de venir chez Epstein en lui disant qu’elle pourrait y rencontrer des gens qui l’aideraient pour sa carrière.

“J’étais à ces soirées et j’ai personnellement été témoin quand la victime a été forée de pratiquer différents actes sexuels avec Mr Donald Trump et Mr Epstein.

Les deux savaient qu’elle avait 13 ans”.

Elle a personnellement assisté à quatre relations sexuelles que la victime a été forcée d’avoir avec TRUMP.

Elle mentionne le viol commis en présence de la fillette de 12 ans appelée Maria.

Trump a forcé Katie Johnson et Maria à lui faire des fellations et les a violées devant Tiffany X.

Elle a aussi vu à deux reprises Epstein tenter de violer Katie Johnson.

Elle a vu Epstein violer et agresser sexuellement des mineures plus jeunes encore que Katie Johnson.

Elle a aussi assisté aux menaces de Trump et d‘Epstein contre Katie Johnson, y compris la menace de Trump de la faire disparaître comme Maria, la fille de 12 ans et de tuer sa famille.

Quand elle a quitté son “travail” pour Epstein elle aussi a été menacée de la tuer elle et sa famille si elle parlait de quoi que ce soit, et elle savait qu’ils avaient les moyens de le faire car elle les avait déjà vus à l’œuvre.

 

Michael Cohen

Un autre lien entre Trump et Epstein est Michael Cohen, ex avocat de Trump et témoin clé de la procédure sur les liens de Trump avec la Russie.

Ce grand fan de trump a investi dans les projets immobiliers de son idole, a travaillé pour dans la Trump Organization, et quand Trump est devenu président en 2017, Cohen a créé une boîte, Essential Consultants, pour monnayer l’accès à Trump [26].

La boîte aurait aussi servi payer pour éteindre des procédures, notamment celles lancées par Stormy Daniels et Karen McDougal pour des viols (éteintes pour 280.000$ semble-t-il) [27].

Cohen, qui se serait vanté d’avoir menacé et fait pression pour le compte de trump contre environ 500 personnes, représentait Trump dans la procédure contre Katie Johnson.

Il est également lié au business des nouvelles technologies, via un des associés d’Epstein, l’anglais Andrew Intrater, qui est donc lui-même partenaire d’Ehud Barak, notamment, dans Carbyne.

Intrater a été également entendu par la commission Mueller sur les liens de Trump avec la Russie pour ses liens avec Viktor Vekselberg et il est accusé d’avoir transféré 583.000$ à Cohen via son a société d’investissement, Columbus Nova Technology Partners, dont les US disent qu’elle est une filiale du Renova Group, qui appartiendrait à Vekselberg.

Enfin, Wayne Madsen, ancien fan de Trump, a publié en février 2017 une liste de plusieurs procédures contre Trump pour des viols sur des mineurs, garçons et filles, qui ont été réglées “à l’amiable” [28] à coups de millions de dollars.

 

La France

Aujourd’hui, le FBI s’intéresse aux activités d’Epstein hors des Etats-Unis.

C’est heureux, et on espère vivement qu’ils s’intéresseront à la France, où Epstein a un domicile, et d’où il revenait lors de son arrestation à sa descente d’avion sur le sol US début juillet.

Car, on dirait bien que les autorités françaises manquent de curiosité à ce sujet.

En effet, au vu du dossier –disponible en ligne avec les témoignages, on ne peut que s’interroger sur certains points, notamment :

  • Comment Epstein a-t-il pu faire circuler des mineures vers et depuis la France (aéroport du Bourget), en avion, sans aucun problème de douane ?

Et cela même après 2001 et le renforcement drastique des contrôles aux frontières.

  • Qui étaient ces deux fillettes de 12 ans, fournies par un de ses “amis” à Epstein – Jean-Luc Brunel selon certaines sources- pour son anniversaire, et qui sont parties de France jusqu’à Londres juste pour y être violées lors d’une partouze ?

Selon Virginia Roberts, “elles venaient de France parce qu’elles étaient vraiment pauvres là-bas et que leurs parents avaient besoin d’argent”, et elles auraient été amenée ensuite à palm Beach.

  • Qui étaient les fréquentations d’Epstein en France ?

Car on suppose qu’il ne faisait pas l’ermite durant ses séjours au pays des droits des pédos.

D’ailleurs, dans son carnet d’adresses figurent quelques personnalités du « tout paris » comme un ex de Caroline de Monaco, des décorateurs et stylistes jet-setteurs, des aristos…

Selon Maritza Vasquez, qui a travaillé comme contrôleur financier pour l’agence Karin à partir de 1998 puis pour MC2, en 2010 Epstein et Brunel avaient l’intention de créer une agence de mannequins à Paris avec une française, sur le modèle de celle de Trump.

Le projet n’aurait pas abouti.

On a appris le 12 août que le parquet de Paris avait transmis les éléments disponibles sur ce volet, et ceux-ci seraient “en cours d’analyse et de traitement.

Nous reviendrons sur ce volet français de l’affaire.

——————————-

Ce dossier est tentaculaire.

On touche à l’ingénierie sur l’humain, aux renseignements, aux réseaux de blanchiment et de détournement d’argent, à l’exploitation sexuelle de mineurs et donc à la corruption.

L’affaire Epstein amène à mettre le doigt au cœur du système de pouvoir international.

Même s’il reste encore beaucoup à décrypter, on comprend qu’à ce niveau de magouilles, les collusions dépassent largement les clivages affichés pour le populo, par exemple entre la Russie et Israël, ou entre la Russie et les Etats-Unis, ou entre Israël et la Russie.

L’échiquier international qu’on nous montre serait-il une construction, un story-telling pour le bon peuple ?

 

[1] Le communiqué du 12 août précise

« Nous rappelons à cette occasion notre détermination entière à protéger les jeunes filles des violences sexuelles et notamment des réseaux d’exploitation criminelle, qui donnera l’occasion à de nouvelles mesures lors du dernier trimestre de l’année. ».

Sauf qu’il y a aussi des enfants dans cette histoire.

[2] Selon le pilote, Clinton devait y faire des discours.

[3] Outre Clinton et Epstein, Ghislaine Maxwell et Sarah Kellen, deux de ses rabatteuses favorites, étaient présentes à l’aller, et au retour quatre personnes de plus les accompagnaient : Mike Epstein, Doug Band un businessman politicien qui était aussi l’avocat de Clinton, et deux femmes appelées Janis et Jessica qui d’après le pilote appartenaient aux renseignements.

[4] Dershowitz est né en 1938, est avocat et prof de droit à Harvard (il fut le jeune prof de la fac à 28 ans).

Il a défendu OJ Simpson, Epstein, Trump, Barak Obama, Bill Clinton, Benjamin Netanyahou, Marlon Brando, Frank Sinatra, et évidemment Harvey Weinstein.

Il écrit des chroniques dans différents journaux importants, et à la télé surtout sur Fox News où il défend toujours TRUMP.

Pseudo défenseur des « libertés publiques », est dans le courant libertarien. C’est un sioniste convaincu même s’il dit qu’il est « seulement » pro israélien.

Il aurait rencontré Trump à Mar A Lago, et est venu diner à la Maison Blanche peu après une perquisition du FBI au bureau de Michael Cohen, ex partenaire de Trump dans l’immobilier et diverses magouilles.

[5] Epstein peut donc signer des actes et agir au nom de Wexner.

[6] Alors qu’il n’avait aucun titre dans l’entreprise, il en rencontrait régulièrement les dirigeants.

[7] Cette maison avait été achetée en 1989 par Wexner pour 13 millions dollars. Il l’a restructurée et vendue en 1998 à Epstein NES LLC, pour 0$.

Autre étrangeté dans cette transaction : d’après les documents mentionnés par Bloomberg, Epstein a signé pour les deux parties du contrat.

[8] Il explique avoir découvert des malversations commises par Epstein dans sa fondation en 2007, après que l’affaire des massages ait éclaté et qu’il ait, d’après ce qu’il déclare aujourd’hui, coupé les ponts avec Epstein.

[9] Seul Hoffenberg a été cité nommément dans les poursuites, pour le reste ils ont été appelés « co-conspirateurs », mais il s’agissait très probablement d’Epstein tout seul.

[10] La pyramide de Ponzi est une escroquerie basique, inventée au XVIIe siècle : on promet aux gens de placer leur argent et de leur donner un gros rendement du genre 12, 15% par an, et on se sert de l’argent des nouveaux pigeons pour rémunérer les premiers quand ils réclament un peu de cash.

[11] Pourtant Hoffenberg dénonce des faits précis comme des détournements d’argent de certains clients vers d’autres, ou le siphonage de quelques millions.

[12] LLC, pour « Limited Liability Companies », des coquilles vides qui permettent d’acquérir des propriétés immobilières de manière discrète à l’égard des services fiscaux, très usitées dans le cadre du blanchiment d’argent (y compris en France bien-sûr).

[13] L’affaire a été réglée par un accord sans que l’on sache le fin mot de l’histoire.

[14] A ne pas confondre avec une association de vétérans du même nom (Gratitude America Inc.).

[15] En fait, en 2015 Brunel a déposé une plainte assez étonnante contre Epstein, qui ressemble à une tentative de se dissocier de son sulfureux ami.

Cette plainte demandait réparations car les procédures contre Epstein avaient nui à l’image de Brunel et il en était meurtri et aurait perdu des millions de dollars.

[16] Il l’a créée ne 2005 avec Jeremy Fuller.

Elle est d’abord implantée à New York.

[17] D’ailleurs Brunel maquillait les comptes pour laisser croire à Epstein que la boîte était en bonne santé et qu’il lâche encore de l’argent.

Les filles pouvaient être payées en cash sans être déclarées.

[18] En 2002 il a été poursuivi par une ancienne mannequin de l’agence, qui l’accusait de viols commis quand elle avait 15 ans.

En 1998, une enquête a été ouverte à Paris sur la prostitution des filles via l’agence Elite entre 1994 et 1997, et plusieurs personnes dont Robert De Niro ont été entendues.

L’affaire a été dégonflée au fil de la procédure, pourtant il y avait des mineures parmi les victimes.

Il faut dire que parmi les clients, il y avait

« de riches émirs arabes clients de nos marchands d’armes, des intermédiaires peu scrupuleux, des play-boys argentés et dépravés, un ancien gendarme de l’Elysée, un médecin cannois, une ancienne gloire du tennis, un producteur de cinéma ».

Le photographe Jean-Pierre Bourgeois avait même été arrêté en janvier 1997, et avait déjà été soupçonné dix ans plus tôt des mêmes faits, de même que l’ex mannequin Annika Brumark.

[19] L’argent n’a pas été rendu par l’université après le scandale.

[20] Ce retour a été un peu plombé par ses liens avec Epstein, diffusés par la presse locale.

Et son concurrent Netanyahou, lui aussi présent dans le carnet d’adresses d’Epstein, s’est fait un plaisir de rediffuser les articles qui y faisaient référence.

Du coup, Barak, qui a au passage admis avoir rendu visite à Epstein, cherche à le faire expulser de leur business commun, même si la presse israélienne minimise la participation d’Epstein dans Carbyne.

[21] Une boîte qu’elle contrôlait avec Jacobs Holding (société de la famille suisse Jacobs) appelée Infront Sports & Media, qui vend les droits médias des coupes de foot, était dirigée par le neveu de Sepp Blatter et a été vendue en 2011 pour 650 millions d’euros tout de même.

[22] Leshem vient d’être nommée directrice des relations avec les investisseurs du fonds d’investissement de Prince, Frontier Resources Group, dont il aurait vendu une majorité à un type proche du président chinois, un dénommé Chang Zhenming.

[23] Vekelsberg a été entendu par le procureur Mueller dans le cadre de l’enquête sur les liens entre Trump et la Russie.

Il est soupçonné par les US de mener des activités nuisibles pour le compte du gouvernement russe.

[24] Via sa boîte Essential Consulting, qui a également servi au versement d’argent à l’une des victimes de viol de Trump, Stormy Daniels, à la suite d’un accord pour la faire taire.

[25] Ces soirées ne passaient pas pour les plus chics de la ville, et certains invités, selon un témoignage, étaient choqués du nombre de jeunes mannequins russes.

[26] Il a reçu pour cela plusieurs millions de dollars d’entreprises comme Novartis ou AT&T.

[27] Ces règlements menés pendant la campagne électorale de 2016 ont valu 3 ans de prison à Cohen, qui a été condamné en mai 2019.

[28] Cette liste a été diffusée sur Facebook notamment.

Elle mentionne six procédures :

1) Michael Parker, 10 ans, viol oral à Mar-a-Lago, Palm Beach, FL, 1992.

Trump aurait versé 3 millions à ses parents.

2) Kelly Feuer, 12 ans, relation sexuelle forcée à la Trump Tower.

Trump aurait payé 1 million de dollars en 1989.

3) Charles Bacon, 11 ans, viols oral et anal en 1994 à la Trump Tower.

Trump aurait versé 3 millions.

4) Rebecca Conway, 13 ans, agression sexuelle et viol oral, chez Trump à Charlottesville.

Il aurait payé 5 millions de dollars.

5) Maria Olivera, 12 ans.

Sa famille aurait reçu 16 millions pour régler la procédure pour viols survenus à Mal A Lago en 1993.

6) Kevin Noll, 11 ans, viol anal à la Trump Tower en 1998.

Le cas a été réglé aussi mais on ignore pour quel montant.

[29] Il faut savoir qu’à ces soirées de produits de luxe où des types très riches sont invités, on fait aussi venir tout un tas de mannequins dont une partie peuvent être réservées pour la soirée à des tarifs de VIP.

 

 

Actualisation 2020 :

Réactivée par Trump, l’affaire Epstein a éclaté au grand jour (sauf dans les médias français où on se borne à parler de mannequin et parfois d’adolescentes mais rarement).

https://wanted-pedo.com/bis/affaire-epstein-il-aurait-gere-un-vaste-reseau-de-traite-detre-humains-dont-des-mineures-agees-de-12-ans/

https://wanted-pedo.com/bis/affaire-epstein-sur-son-ile-jeffrey-epstein-aurait-continue-son-trafic-sexuel-de-mineures-jusquen-2019/

Cela finira par un double faux-suicide grotesque mais le carnet noir resurgi et c’est toute la caste des hyper-riches dégénérés qui est enfin exposée pour qui veut bien le lire et regarder les biographies des personnes citées.

https://wanted-pedo.com/bis/affaire-epstein-le-corps-medical-conclut-a-un-suicide-par-pendaison/

Il faut aussi relever l’excellent travail de la chaîne Youtube “L’heure de se réveiller” (LHDSR) qui pointe les liens avec le mercenariat, les contrats avec l’armée américaine, le traffic international d’enfants à des fins à minima d’esclavage sexuel.

https://wanted-pedo.com/videos/video/affaire-epstein-ce-que-les-medias-ne-vous-disent-pas-apprenez-a-voir-3-1/

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Ghislaine Maxwell a finalement été arrêtée le 2 juillet 2020 par le FBI.

Depuis le suicide, le 10 août 2019, de son ami proche Jeffrey Epstein l’héritière avait disparu des écrans radars.

Tout juste la Britannique de 58 ans avait-elle été aperçue et immortalisée, cinq jours après le décès de l’homme d’affaires, dans un fast-food de la chaîne In-N-Out à Los Angeles.

L’ancienne maîtresse de Jeffrey Epstein a pourtant été arrêtée à Bradford, dans sa luxueuse propriété du New Hampshire (côte Est des États-Unis), ce jeudi 2 juillet à 8h30, a révélé NBC.

Son acte d’accusation, long de de 18 pages, a été mis en ligne dans son intégralité par le New York Times.

https://wanted-pedo.com/bis/affaire-jeffrey-epstein-sa-complice-presumee-ghislaine-maxwell-arretee-et-inculpee-de-trafic-de-mineures/

Le fils de la juge chargée de l’affaire a été assassiné (NDLR : par erreur à la place de sa mère ?) au domicile familial par un faux livreur qui lui même sera retrouvé “suicidé” dans sa voiture.

Jean-Luc Brunel (de son vrai nom Benchamoul) a été arrêté le 16 décembre 2020 à l’aéroport de Paris-Roissy alors qu’il tentait de fuir au Sénégal.

 

Un livre sur l’affaire Epstein rédigé par trois excellent journalistes d’investigation américains vient d’être traduit en français (https://lejardindeslivres.fr/epstein.htm).

Ce livre confirme notamment le mécanisme de chantage à la sex-tape pédo mis en place par Epstein pour le compte du Mossad et de la CIA permettant de tenir toute l’élite politico-financière et médiatique qui est passée par ces soirées.

Il confirme aussi que des milliers de vidéos et de photos de ces scènes ont été saisies dans les coffres-forts chez Epstein par le FBI et sont donc utilisables par le gouvernement américain.

On y confirme principalement de sources de première main que :

– Trump et le FBI détiennent des milliers de DVD et de photos de personnes filmées à leur insu en train d’avoir des relations sexuelles avec des mineures saisis dans les différentes maisons d’Epstein (New-York, Paris, ile st-james, ranch au nouveau mexique, Palm beach)

– Epstein le faisait pour le compte du Mossad et c’était son fond de commerce depuis toujours

– un policier de Palm beach a pris une copie de tout le matériel vidéos et photos qui était uniquement dans la maison de Palm beach et l’a amené en Russie où il est réfugié aujourd’hui

– Bill Gates est très très proche de tout ça avec son adjoint qui a la main sur la fortune d’Epstein (et sans doute des coffres en banque avec du métériel) et qui a continué à le voir régulièrement après son arrestation en 2009.

La lettre d’information “Faits et Documents” a publié la biographie de l’ensemble des personnes fugirant sur la carnet noir d’Epstein ou ayant pris l’avion d’Epstein.

Vous vous demandez parfois qui sont les “ILS” qui dirigent le monde, comment ils tiennent tant de gens importants dans leur main.

La liste est là, ils y sont tous de A à Z (sauf les plus malins qui étaient au courant où qui avaient vu le coup venir évidemment).

FetD Special Epstein Carnet Noir

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