Laon | Un homme de 62 ans condamné pour des abus sexuels sur deux enfants

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Les deux enfants étaient âgés de 9 et 14 ans
Illustration Esteban Rodriguez
Le sexagénaire a écopé d’une peine de 24 mois de prison ferme suite à ces agressions sexuelles.

C’était parole contre parole, mais les propos cohérents et immuables prononcés à la barre par les deux petites victimes ont fini par convaincre les magistrats de leur véracité.

Ce jeudi 4 novembre, Alain Grégoire, un homme de 62 ans originaire du Chaunois, comparaissant devant le tribunal correctionnel de Laon pour des faits d’agression sexuelle commis sur deux enfants durant l’année 2019.

Il aurait à plusieurs reprises touché la poitrine, les fesses et le sexe d’une adolescente de 14 ans à travers ses vêtements.

Il aurait aussi agressé sexuellement le petit frère de la jeune fille, âgé de seulement 9 ans, trois fois durant cette année-là.

Les faits se seraient passés dans la douche et dans le lit du prévenu.

Il aurait aussi regardé avec le petit garçon un film et des images pornographiques.

À l’époque, l’homme était ami avec l’ex beau-père des enfants qu’il recevait régulièrement à son domicile.

C’est lors de ces visites amicales que les agressions se seraient passées, lorsque l’ex beau-père, ivre, dormait.

« Je voulais m’enfuir, mais je ne pouvais pas, il me tenait tellement fort »,

témoigne à la barre la jeune adolescente.

« Il m’a touché mon sexe et il m’a demandé de toucher le sien. Il m’a dit qu’il ne me rendrait pas à maman si je lui disais non”

, raconte à son tour son petit frère.

La parole des deux victimes s’est libérée en 2020, à l’occasion d’une procédure ouverte à l’encontre de leur ex-beau père, pour des violences intrafamiliales.

« C’est à ce moment-là, voyant qu’on les protégeait, qu’ils se sont autorisés à parler »,

rapporte Me Vignon.

S’ensuit alors une perquisition au domicile du sexagénaire où une trentaine de films pornographiques sont retrouvés, ainsi que des accessoires sexuels et des préservatifs.

Pourtant, lors de sa garde à vue, l’homme indique aux gendarmes qu’il n’a plus de relations intimes depuis que sa femme l’a quittée, voici 18 ans.

« Votre déposition est pleine de mensonges, vous vous en rendez compte ? »,

lui demande le président qui le met face à ses contradictions.

Le prévenu nie l’évidence.

« Vous n’avez pas conscience de la gravité de vos actes »

Même si les enfants savent décrire l’intérieur de sa maison, il soutient ne jamais les avoir accueillis chez lui.

« Je n’ai jamais touché cette fille, ni ce gamin »,

jure-t-il.

L’expert psychiatre assure pourtant qu’aucun des deux enfants n’a de tendance à l’affabulation.

« Vous faites des dénégations jusqu’à l’absurde, lui assène le procureur. Vous n’avez pas conscience de la gravité de vos actes et ne respectez pas ces enfants. »

Son avocat, Me Ognami, demande la relaxe pour son client « au bénéfice du doute » puisque selon lui, « ces mensonges ne sont pas des preuves ».

Le tribunal a tranché.

Alain Grégoire a été condamné à trois ans de prison, dont douze mois assortis d’un sursis probatoire pendant 24 mois.

Un mandat de dépôt a été décerné à son encontre.

L’homme a aussi l’obligation de suivre des soins psychologiques et a l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs pour une durée de 5 ans.

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