Canada | L’arrestation d’un employé d’Emballages Bettez relativement à une affaire de pornographie juvénile a créé tout un émoi aujourd’hui en Mauricie.

L’homme de 36 ans de Trois-Rivières s’est fait passer les menottes ce matin sur son lieu de travail.

Il a été interrogé pendant une bonne partie de la journée lundi et devrait être accusé ce matin de possession, distribution et d’avoir accès à de la pornographie juvénile.
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Photo Amélie St-Yves

Il n’est pas exclu que d’autres accusations soient déposées contre lui. Plusieurs policiers et enquêteurs étaient sur place pour saisir du matériel informatique.

Rapidement, la nouvelle de l’arrestation de l’homme s’est propagée sur Internet et quelques dizaines de curieux se sont déplacés sur le site de l’entreprise.

« Il y a eu beaucoup de monde. Autant dans notre parking que dans celui d’en face », dit Sandra Kathya Tremblay qui travaille de l’autre côté de la rue.

En tout, il y a eu trois perquisitions en lien avec cette arrestation.

Une perquisition à l’entreprise, et deux autres dans des résidences privées, la première sur la rue Goyer, et l’autre sur Arthur-Guimond à Trois-Rivières.

Les saisies consistent principalement en du matériel informatique qui serait reliés au dossier de pornographie juvénile, mené par l’Équipe d’enquêtes sur l’exploitation sexuelle des enfants sur internet.

Surveillance

Une dame qui demeure sur la rue Arthur-Guimond s’attendait à ce que la police frappe. France Dallaire avait remarqué des allées et venues devant un appartement tout près de chez elle.

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Photo Amélie St-Yves. France Dallaire, Voisine

« Il y a deux mois précisément, on a vu de la surveillance policière en face ici. Mais ça n’a rien donné. La personne qui vit là n’est pas revenue depuis une couple de mois chez elle. »

La présence policière dans cette rue depuis plusieurs mois ne fait pas de doute à son esprit.

« On parle d’une voiture banalisée, stationnée, qui passe des 8 à 10 heures là », dit-elle.

La femme ne s’est jamais inquiétée de la présence policière dans sa rue.

« On savait qui restait là, donc on se doutait peut-être… », laisse-t-elle tomber.

Selon ses dires, l’homme qui demeurait en face de chez elle était tranquille. Elle n’a jamais eu connaissance qu’on tente de s’en prendre à lui non plus.

Madame Dallaire est néanmoins contente qu’on ait procédé à une arrestation.

« Nous, on ne savait pas qu’il y avait de la pornographie juvénile ici, dans le quartier. C’est un quartier où il y a quand même beaucoup d’enfants. Ce n’est vraiment pas le fun de savoir ça, mais si il y a une arrestation, tant mieux», dit-elle.

Source : http://www.journaldemontreal.com

 

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