Poitiers | L’inquiétant campeur pédocriminel condamné à 4 ans de prison ferme

Les apéritifs entre voisins dans un camping du sud Vienne ont été la porte d’entrée d’une agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans, le 2 août 2018.

Un sexagénaire a été interpellé par les gendarmes. Il a été jugé lundi après-midi, en comparution immédiate, devant le tribunal correctionnel de Poitiers.


Le Palais de justice de Poitiers. © (Photo archives).jpg

“ Vous avez tué l’innocence d’un enfant de 11 ans qui avait confiance dans le monde des adultes ”

Le 2 août au soir, l’homme, avec qui les parents de la victime avaient sympathisé, s’était retrouvé au bord de l’eau pour une partie de pêche. La jeune fille était avec son frère, allongée sur un matelas gonflable.

Le sexagénaire avait touché sa cuisse pour remonter jusqu’au sexe. Il avait mis sa main dans la culotte et avait touché ses seins. Il était sous le coup d’un suivi sociojudiciaire depuis 2016 pour les mêmes faits. À la barre du tribunal, il n’a fait preuve d’aucun discernement sur ses actes.

« Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Habillée comme ça ? Elle avait un mini-short qui lui rentrait dans le sexe… »
– « Monsieur, est-ce qu’à un moment, vous allez avoir une prise de conscience ? »
« Condamnez-moi… », a simplement répondu celui pour lequel un expert psychiatre avait noté une « carence d’autocritique et une personnalité de type paranoïaque. »
– « Qu’est-ce qu’il faut faire de vous pour être sûr que vous ne toucherez plus aucune petite fille ? », a insisté la présidente.

« Mais je ne suis pas attiré par les enfants. Je préfère une jolie femme. Mais quand j’ai bu, je suis amoureux… »

– « Que vous soyez amoureux de votre femme, pourquoi pas. Mais toucher le sexe d’une petite fille, ce n’est pas être amoureux. »

L’avocate de la jeune victime et des parents a demandé 8.000 € de préjudice pour l’enfant, 3.000 € pour les parents et le frère.

« Il y a un préjudice important. La petite fille est très traumatisée. Elle a peur de sortir toute seule, elle dort très mal et fait des cauchemars. Quant aux parents, ils ont un sentiment de culpabilité. »

Interdiction de paraître dans les campings, parcs et jardins publics Le procureur, Patrick Mairé, a mis le prévenu en face des conséquences de ses actes : « Vous avez tué l’innocence d’un enfant de 11 ans qui avait confiance dans le monde des adultes.

C’est un enfant en vacances, à la pêche, qui se sentait en sécurité. Le prévenu encourt 20 ans de prison en récidive. Il a une personnalité inquiétante. Il faut l’écarter de la société pendant un certain nombre d’années. » La plaidoirie de l’avocate du sexagénaire, qui estimait les réquisitions trop sévères, n’a eu aucun effet. Les juges ont suivi la proposition à 4 ans de prison ferme.

À sa sortie, l’inquiétant campeur fera l’objet d’un suivi sociojudiciaire d’une durée de dix ans avec une obligation de soins. Il aura interdiction de paraître dans les campings caravanings, parcs et jardins publics et d’entrer en contact avec les mineurs.

Il devra verser 4.000 € de préjudice moral à la jeune fille, 800 € pour son frère (présent au moment des faits mais qui n’avait rien vu ) et 500 € à chacun des parents.

Source : lanouvellerepublique.fr

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