Manche | Confusion de peine pour viol et agressions sexuelles des fillettes de ses amis

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Il avait déjà ecopé d’une peine de prison de 10 ans pour des viols sur sa fille mineure
Ces 22 et 23 février 2024, la Cour criminelle de la Manche a condamné un homme, connu de la justice, pour viols, tentative de viol et agressions sexuelles sur trois fillettes.

L’accusé de viols, de tentative de viol et d’agressions sexuelles sur trois fillettes qui avaient confiance en lui parce qu’il était l’ami de leurs parents a abusé d’elles entre 2005 et 2011 dans la région du Sud-Manche.

Il avait 20 ans (il en a 39 ans aujourd’hui) quand il a commis ses premières atteintes à l’encontre des fillettes qui, elles, n’avaient encore que 5 ou 6 ans.

L’une des trois sœurs a été victime de pénétrations digitales lorsqu’elle était sur les genoux de l’accusé.

Elle a subi ces viols et autres agressions sexuelles jusqu’à son âge de 11 ans.

Le retentissement a été considérable sur le développement de la fillette, dont la perte de poids, de 68 kilos à 40 kilos, en dit long sur le traumatisme subi.

Une autre des trois sœurs agressées, toute jeune, elle aussi assise sur les genoux du garçon « sympathique », a stoppé la main fureteuse en serrant brusquement ses jambes.

Les trois sœurs sont marquées fortement pour avoir été ravalées à l’état d’objets sexuels de la part d’un jeune adulte pour lequel elles avaient un sentiment bienveillant.

Le prévenu profitait alors de « représenter une figure amicale et protectrice » pour les victimes, qui l’appelaient « tonton », pour les « surprendre » et les « contraindre », a ajouté la présidente de la cour, Dominique Veillard.

La cour criminelle de la Manche a entériné les déclarations des fillettes, d’ailleurs reconnues véritables par l’accusé, lequel a été condamné à 7 ans d’emprisonnement, à 4 ans de suivi socio-judicaire à sa sortie de détention, avec obligation de soins et interdiction de tout contact avec ses trois victimes.

Un mandat de dépôt a été décerné à son encontre.

Une précédente condamnation par la cour d’assises

Il y a six ans, l’homme était sur les mêmes bancs de la salle d’audience du tribunal de Coutances.

Il comparaissait devant la cour d’assises de la Manche pour des viols sur sa fille pendant plusieurs années, depuis qu’elle avait 9 ans.

C’est l’adolescente qui avait confié à des membres du personnel de son collège qu’elle avait été victime d’actes de nature sexuelle de la part de son père.

Le 29 mai 2018, il était condamné à une peine de 10 ans de réclusion criminelle, avec un suivi socio-judiciaire pendant 10 années supplémentaires, une interdiction à vie de travailler au contact de mineures.

L’autorité lui avait été retirée par la cour d’assises.

Confusion des peines

Ces faits sont postérieurs par rapport à ceux qui l’ont conduit ces 22 et 23 février 2024 devant la cour criminelle de la Manche.

Son avocat a demandé qu’il y ait confusion de peine avec la condamnation de mai 2018.

La cour criminelle l’a accepté en partie, à hauteur de 4 années, c’est-à-dire que sur les 7 ans du verdict, 3 seulement s’ajoutent à la peine de 10 années prononcée contre lui en 2018.

Les différentes condamnations de l’accusé « s’inscrivent dans un continuum avec les faits commis sur les trois victimes, ce qui traduit un “penchant pédophile” qui interroge sur le risque de récidive », a enfin estimé la cour.

Son nom est inscrit au Fijais, le fichier des délinquants sexuels depuis 2018.

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