Courbevoie | Intervention de la police pour libèrer deux adolescentes qui se prostituaient dans un immeuble
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 13/05/2026
- 18:00
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Sur le palier du septième étage, on vit au rythme des allées et venues, des portes qui claquent, du bruit. Et, par périodes, dans les effluves de cannabis.
Dans cet immeuble du boulevard de la Mission-Marchand à Courbevoie, la police est intervenue mardi pour libérer deux adolescentes qui se prostituaient.
Toutes deux venaient de Compiègne (Oise). La plus âgée des deux a eu 17 ans le mois dernier, la seconde les fêtera en novembre.
Le jeune homme soupçonné d’encadrer leurs activités, lui aussi, n’a pas encore 18 ans. Il a été arrêté pour proxénétisme et séquestration.
« Un homme avait demandé à ma fille si c’était bien elle pour la prestation »
Quand la police a débarqué dans la matinée de mardi, les habitants de ce bâtiment de 11 étages et de quelque 65 logements n’ont pas été surpris.
« Il y a toujours des problèmes ici », soupire ce vendredi une résidente, lassée de « sentir le shit dans le hall en partant au travail le matin ».
Comme d’autres, elle suppose que l’intervention est liée au trafic. Pas cette fois. Il s’agit là de prostitution de mineures et de séquestration.
Cela faisait des mois, voire des années, qu’un des appartements du septième étage abritait des relations sexuelles tarifées, si l’on en croit d’autres habitants.
« En 2023, un homme a abordé ma fille en lui demandant si c’était bien elle pour la prestation », affirme une habitante.
Elle assure avoir écrit à plusieurs reprises au bailleur.
« Il n’y a jamais eu de suite, s’agace-t-elle. C’est comme pour la police, on a appelé plusieurs fois. »
Mardi matin, des bruits inhabituels intriguent les occupants des logements du palier.
« On entendait des cris, raconte l’un d’eux. Une jeune fille est sortie de l’appartement. Elle s’est sauvée mais le jeune homme l’a rattrapée. On l’a vu revenir avec la fille et l’enfermer à l’intérieur. Elle tapait sur les murs ou la porte. »
Les témoins de la scène, sonnés, donnent l’alerte. Dans le même temps, une deuxième adolescente serait parvenue à prendre la fuite.
Quand la police arrive sur place, le calme est revenu. Plus aucun bruit ne provient de l’appartement.
Les forces de l’ordre finissent par défoncer la porte. Ils y trouvent deux adolescentes à l’intérieur. On ignore si celle qui s’était échappée est revenue ou s’il s’agit d’une troisième jeune fille.
« Ça fait trop longtemps que ça dure »
L’adolescent qui les aurait séquestrées et contraintes de vendre leurs charmes est identifié dans la foulée.
Les policiers l’interpellent chez lui, à quelques centaines de mètres du logement qui servait à la prostitution.
« Ça fait trop longtemps que ça dure, se désole une mère de famille. Ces allées et venues, ces gens qui viennent à toute heure… »
L’appartement, officiellement loué par une femme partie s’installer à l’étranger, était en réalité occupé par son fils, croit savoir une voisine. Enfin, pas vraiment, puisque cet homme aurait pris l’habitude de le proposer en sous-location temporaire.
Jusqu’à ces dernières semaines, « c’étaient des adultes qu’on voyait venir », témoigne une habitante.
« Les mineures, ça doit faire environ quinze jours, ajoute-t-elle. Et le petit jeune qui a été arrêté, jusqu’à il y a deux semaines, on ne l’avait jamais vu. »
Il semble que la tension soit montée crescendo dans l’appartement avant l’intervention policière. Samedi soir, le boucan était infernal, selon le voisinage.
Dans la nuit de lundi à mardi, même topo. Selon un témoin, le jeune homme aurait affirmé sur le palier qu’il s’était fait braquer.
Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour déterminer le véritable rôle de ce dernier. Et, peut-être, de celui qui lui avait confié les clés du logement.
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ndlr : La très grande majorité des clients d’enfants ou d’adolescents prostitués échappent à la justice. Ce laxisme laisse ces crimes dans l’ombre. Ils sont des dizaines de milliers.
Si toi qui me lis es l’une de ces engeances : stop !
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