Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Châteauroux | Une peine de 10 ans confirmée par la cour d’appel de la Nièvre pour viols

Il utilisait des objets de pénétration et avait incité son fils à faire de même

Un Castelroussin de 45 ans a été condamné, mercredi 8 novembre, par la cour d’appel de la Nièvre, à dix années de réclusion criminelle. Peine identique à celle prononcée, en mars 2023, à Châteauroux.

Ce quadragénaire était poursuivi pour des faits de viol sur mineur – 11 ans au moment des faits, en 2018 – par ascendant et corruption.

L’affaire avait éclaté à l’issue d’un repas de famille lors duquel, la victime s’était confiée… La machine judiciaire s’était alors mise en route et vient d’aboutir à cette décision.

Lors de ce procès en appel à Nevers, le conseil de l’accusé, Me Jérémy Schuletzki, a expliqué que son client « affirmait faire partie d’un groupe naturiste et existait par ce biais ».

Il utilisait des objets de pénétration et avait incité son fils à faire de même.

Des photos de l’enfant nu ayant même circulé… Appuyant ces tristes constats,

« des conclusions médicales ont relevé une cicatrice de plusieurs centimètres au niveau du rectum de l’enfant »

a rappelé Me Pascaline Courthès – partie civile – lors de sa plaidoirie.

Et puis, « la corruption de mineurs est bien réelle avec ces images de l’enfant nu envoyées à un tiers » et la visualisation de vidéos pornographiques.

L’altération du discernement écartée

Le 8 novembre, à l’issue d’un délibéré de plus de quatre heures, la présidente, Audrey Debeugny a rendu la décision de la cour.

Celle-ci a reconnu l’entière culpabilité du père – écartant l’altération du discernement – et confirmé les demandes de l’avocat général, Vincent Bonnefoy, en condamnant ce Castelroussin à une peine de dix années de réclusion criminelle.

À celle-ci s’ajoutent un suivi sociojudiciaire, des obligations de soins et une inscription au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.