Château-Gontier | Laxisme judicaire pour avoir fait des propositions sexuelles à une enfant

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Il avait retiré le rehausseur de sa fille pour libérer de la place sur sa banquette arrière…
Un homme de 47 ans, père d’un enfant de 7 ans, “condamné” à du bracelet électronique ce 1er mars par le tribunal judiciaire de Laval pour avoir fait des propositions sexuelles à une mineure de 14 ans qui, en réalité, était un policier sous couverture.

Les faits se sont déroulés à Château-Gontier début janvier 2024.

L’homme, par ailleurs papa d’une enfant de 7 ans et adepte des sites pornographiques, s’identifie sur un site dédié aux rencontres pour y chercher une conquête.

Une jeune personne commence à répondre, mais il ne sait pas que derrière ce profil, ce sont les forces de police qui ont infiltré le site sous une fausse identité.

Dès les premiers échanges, il propose un rapport sexuel alors même qu’elle lui dit avoir 14 ans et aucune expérience. Il insiste.

Un rendez-vous est fixé avec sa jeune conquête sur un parking à Château-Gontier. C’est là qu’il est interpellé par les gendarmes.

L’analyse de son téléphone portable révèle aussi une vidéo d’une fillette de 10 à 12 ans nue.

Il dit aux gendarmes aimer le sexe, et pour tenter de se dédouaner tente de leur faire admettre qu’il croyait avoir affaire à une adulte, argument rapidement balayé eu égard à la teneur des échanges captés.

Au tribunal, le président lui demande :

« Ça vous arrive souvent de jouer avec des enfants de 14 ans à l’arrière de votre voiture ? Vous encourez 5 ans de prison ».

Il avait retiré le rehausseur de sa fille pour libérer de la place sur sa banquette arrière.

Le procureur l’interpelle :

« Vous êtes le papa d’une fillette de 7 ans, lorsqu’elle aura 14 ans, si un Monsieur lui fait le même type de proposition, vous en penserez quoi ? »

Le prévenu répond laconiquement :

« Comme tout parent ».

L’expertise psychiatrique réalisée met en évidence une sexualité libertine, le prévenu souffre de troubles de la préférence sexuelle, mais n’a jamais subi d’agression sexuelle pendant son enfance, et son discernement n’est pas altéré.

Le tribunal le condamne à 30 mois d’emprisonnement dont 10 mois “ferme” sous bracelet électronique et un sursis probatoire de 20 mois avec une interdiction de travailler avec des mineurs pendant 5 ans et une obligation de soins. Il sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

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