Belgique – Abusées par l’Église | Voici l’appel des victimes lancé sur toute la Wallonie

«  Notre appel officiel est sorti, plus de 50 victimes ont signé de leur nom complet  », explique Victor, le correspondant wallon du « groupe de travail des droits humains dans l’église catholique ».

Victor, aujourd’hui âgé de 65 ans, avait été victime d’abus sexuels pendant quatre longues années, entre 8 et 12 ans.
Son bourreau : un enseignant d’une église catholique de Mons.
Victor Khagan-CS
Victor Khagan – Photo : C.S

Voici donc l’appel officiel lancé par le groupe de travail :

«  Nous lançons cet appel à tous les Belges qui ont été agressés ou abusés dans leur enfance ou adolescence, par le clergé de l’Église catholique en Belgique, et qui n’ont jamais porté plainte contre ces agressions.

Dans notre Groupe de Travail des Droits humains dans l’Église catholique, il s’agit déjà de 950 personnes.

Nous invitons ces victimes à porter plainte contre les coupables de l’époque, vivants ou décédés, et également contre la hiérarchie ecclésiastique qui avait autorité sur les coupables en ces moments, s’il y a des indications que ces supérieurs de l’Église étaient au courant des faits et n’ont rien fait pour arrêter ces ravages.

La façon dont la hiérarchie ecclésiastique belge se défend chez le juge est si pénible pour les victimes que nous nous sentons obligés de faire connaître cette douleur.
La plupart d’entre nous avons déjà agi pour obtenir une reconnaissance, en passant par l’Arbitrage ou par les Points d’accueil de l’Église.

Dans ces procédures, il nous était imposé de nous taire afin de mériter la reconnaissance des délits commis. Ils nous ont obligés à dissimuler le nom du coupable.

Mais jamais personne ne pourra nous interdire de mentionner notre propre nom. Notre enfance a été grevée du syndrome de l’abus et la procédure de reconnaissance par l’Église a été un calvaire mais nous osons en témoigner fièrement.

Nous voulons partager cette expérience avec tous les gens qui souffrent encore en silence. C’est pourquoi nous lançons cet appel. Même si c’est une histoire de plusieurs décennies, portez plainte au parquet ou à la cellule pédophilie de la police fédérale.

Vous-même, votre entourage direct mais également toute la société peuvent en devenir plus humains, l’Église catholique comprise.Vous avez besoin de support sur la route ?
Vous pouvez toujours nous contacter (0495/65.68.91).

Stefan De Vos, Jan Bomans, Rudi Heyvaert, Beatrice Limpens, Guy Pascal Roucour, Renild Van den Plas, Firmin Van Duyse, Marc De Bosscher, Jan Puype et Landuyt Nancy, Luc Van de Cauter, Lutgarde Herman, Robert Gossart, Eric Delbaen, Jos Castro, Gustaaf Van Opstal, Luc Bollaert, Paul Geeraerts, Stephan Houtman, Trudo Vangrieken, Karinina Dejonckheere, Luc Theuwis et Ilse Verwielen, Kris Minten, Eva Dubuisson-Demoor, Hans De Bruyn, Marc Van Caekenberghe, Yvan Scherpenberg, Peter De Cuyper, Gunter Spapen, Ghislain De Bray, Franky D’Hauwer, Daniëlle Muysers, Alain Nolens, Daniel Verlinde, Marc Dumoulin, Manu Van hoof, Janny Blondé, Tony Boons, Christina van Doorslaer, Bart Ongena, Chris Delville, Patrick Van Nieuwkerk, Diane Heynickx, Christophe Hillaert, Georgette Beutels, Ronny Dekimpe, Alexandrine Sidorov, Emmanuel Henckens, Suzanne Kuppens, Rita De Keyzer et Marcel Van Impe, Elise Vandevenne, Ignace Demol, Claude Botteman, Mark Vangheluwe, Linda Opdebeeck et Rony Vandervaeren, Staf Van Pelt. »

Source: http://www.laprovince.be/

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