Banon | 6 mois avec SURSIS pour agression sexuelle sur une adolescente

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L’homme de 32 ans était attiré par une adolescente de 14 ans et en a agressé une de 16 ans
photo d'un homme de loi la main sur un épais dossier dans une salle d'audience
Les faits qui lui sont reprochés remontent au 29 juillet 2018, en fin d’après-midi, dans un camping de Banon où l’homme séjourne avec des parents.

À la barre, le prévenu, un commercial sur Internet âgé de 32 ans, reconnaît les faits.

« Je suis conscient de la gravité des faits qui me sont reprochés », lâche le trentenaire, d’une voix à peine audible.

L’homme ajoute être terriblement affecté par la mort récente de son père, associé dans son entreprise.

Ce jour-là, il a abusé de l’alcool et est attiré par une bande de jeunes filles.

L’une d’elles, âgée de 14 ans, lui donne son numéro de portable.

SMS et dérapages

Suivent des SMS où un jeu de séduction s’engage. “Coucou, on peut se voir ?”, écrit la jeune fille de 14 ans dans un SMS. Un jeu auquel se joint l’une de ses amies, âgée elle de 16 ans.

L’homme de 32 ans se montre rapidement plus insistant, caresse les cheveux de la jeune fille puis son geste va plus loin avec la jeune fille de 16 ans.

Elle se raidit et alerte ses parents, confiant aussi aux gendarmes “une attitude inadaptée” de son amie vis-à-vis des hommes.

Une expertise demandée pour mesurer l’impact de l’agression sur l’adolescente

« Cette agression a eu un impact sur la personnalité en pleine construction de [cette jeune fille] », plaide Cécile Barth, du barreau de Digne-les-Bains.

Il réclame une expertise pour mieux mesurer l’impact de cette agression sur l’adolescente de 14 ans.

« C’est à l’adulte de poser les limites et de contrôler ses pulsions face à de jeunes adolescentes », souligne Rémy Avon, procureur de la République, reprochant au prévenu [dont le casier judiciaire était vierge NDLR] d’avoir laissé libre cours à ses instincts les plus bas.

Il réclame en conséquence six mois de prison assortis du sursis simple.

Réquisition suivie par le tribunal présidé par Géraldine Frizzi, assortie d’une inscription au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS).

 

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