Le Mans | Deux ans ferme pour un tonton pédo
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
non
- 15/05/2026
- 12:07
Catégories :
Mots clés :
- 72 l Sarthe, Agression Sexuelle sur Mineur, Détention d'images et vidéos pédopornographiques, FIJAIS, Interdiction d'Exercer auprès des Mineurs, Interdiction De Contact Avec Victimes, Le Mans, Obligation de Soins, Oncle incestueux, Pédocriminalité, Prison avec Sursis Probatoire, Prison Ferme, Tribunal Correctionnel, viol incestueux
À la barre, un Sarthois de 61 ans, portant des lunettes noires. Quelques mètres derrière lui, sa famille le soutient.
De l’autre côté de la salle se trouvent trois jeunes femmes accompagnées de leurs proches. Plus tôt dans l’après-midi, des tensions ont eu lieu entre les deux parties, avant même le début de l’audience devant le tribunal correctionnel du Mans, jeudi 7 mai 2026.
Des commentaires du soutien du prévenu à l’attention des trois parties civiles n’ont pas manqué d’agacer le tribunal durant les trois heures d’audience.
Le prévenu comparaissait pour des viols incestueux et des agressions sexuelles commis, entre 1997 et 2020, à l’encontre de ses trois nièces mineures au moment des faits.
Le 16 avril 2021, une des victimes, âgée de 17 ans, dénonce au personnel de son lycée des agressions sexuelles de la part de son oncle lorsqu’elle avait 13, 15 et 17 ans.
Interrogé, le Sarthois se déresponsabilise et nie : Elle était toujours sur mes genoux. On chahutait. Après cette dénonciation, le sexagénaire est mis en examen.
Entendue dans le cadre de l’enquête, la mère de la plaignante, par ailleurs belle-sœur du prévenu, a dénoncé des faits, aujourd’hui prescrits, d’attouchements sur sa poitrine quand elle avait dix ans.
Durant l’audience, confrontées à leur oncle, les trois jeunes femmes ont eu du mal à retenir leur émotion. L’une d’entre elles n’a pu contenir ses sanglots et a dû quitter la salle avec un proche.
Lors de leur perquisition, les enquêteurs mettent en évidence des recherches sur internet de contenus pédocriminels, des relations virtuelles ou par téléphone avec des mineurs ainsi que le téléchargement de vidéos et images de la même nature.
“Tout le monde est curieux de ce genre de choses”, soutient le sexagénaire.
Deux autres nièces du prévenu ont également été entendues pour des faits similaires à ceux de leur cousine.
L’une d’entre elles déclare, qu’entre ses 6 et 12 ans, lors de vacances à Saint-Pair-sur-Mer, son oncle l’a invité à la rejoindre dans le lit pour regarder un dessin animé et jouer à un jeu d’adulte. L’enfant dénonce des caresses et une pénétration digitale.
La troisième plaignante rapporte également des viols et des agressions sexuelles lors de week-end et de vacances chez son oncle. Elle décrit des caresses et pénétration digitale durant des soirées devant la télévision.
« Je n’ai jamais forcé personne »
Interrogé sur ce qui lui est reproché, le prévenu remet en question les déclarations de ses nièces : “Je n’ai jamais commis de viol, je n’ai jamais forcé personne”. Et leur impute la responsabilité de ses actes.
“Comment expliquez-vous que les trois victimes décrivent des faits similaires avec le même mode opératoire ?” soulève la juge.
En guise de réponse, l’homme invoque une sorte de complot de la part des trois femmes.
Le prévenu a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de prison, dont trois en sursis probatoire pour deux ans, avec mandat de dépôt à délai différé. Il doit également suivre une obligation de soins. Il a par ailleurs interdiction de travailler avec des mineurs pendant dix ans et ne pourra plus entrer en contact avec ses nièces. En plus d’une peine d’inéligibilité de cinq ans, il se voit inscrit au Fijais, le Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
Source(s):




