Remoulins | Christian Chauvet, le beau-père incestueux, condamné à 15 ans de prison

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Il y a 25 ans, il avait déjà commis “un” acte pédophile
Depuis lundi 12 septembre, Christian Chauvet comparaissait devant la cour d’assises du Gard. Reconnu coupable de viol sur mineur de moins de 15 ans en récidive mercredi 14 septembre, l’accusé a nié jusqu’au bout, les faits qui lui étaient reprochés.

Nîmes : accusé du viol de sa belle-fille de 8 ans, un septuagénaire condamné à quinze ans de réclusion

Les avocats de l’accusé le visage grave, à l’énoncé du verdict. Les avocats de l’accusé le visage grave, à l’énoncé du verdict.

Assis dans le box des accusés les bras croisés en jean brut et chemise blanche, Christian Chauvet encourait la réclusion à perpétuité. Depuis lundi 12 septembre, ce septuagénaire originaire de Remoulins comparaissait devant la cour d’assises du Gard pour le viol de sa belle fille Emeline (le prénom a été modifié).

Il lui était reproché d’avoir infligé à la fillette de sa compagne, à l’époque âgée de 8 ans à peine, une fellation, ainsi qu’une pénétration vaginale entre le 1er janvier et le 30 novembre 2014. Des faits que le mis en cause a nié jusqu’à l’issue de son procès, mercredi 14 septembre.

En début de matinée, l’avocat général Denis Mondon avait pourtant longuement évoqué dans ses réquisitions – accablantes pour l’intéressé –, sa précédente condamnation pour des faits similaires, ou, encore, les déclarations quasi constantes d’Emeline, aujourd’hui âgée de 16 ans.

“Pour avoir déjà été condamné pour viol par personne ayant autorité, l’accusé connaissait l’interdit. Et qu’a-t-il fait de cette première sentence (de 6 ans de prison, NDLR) ? Il a recommencé !”, a dénoncé le magistrat du parquet général, avant de demander une peine d’a minima 20 ans de réclusion.

Me Patricia Perrien, pour la défense de l’accusé, a poursuivi :

“L’accusation tente de distiller dans votre esprit que cet homme est un pédophile sans le démontrer. Oui, il y a 25 ans, il a commis “un” acte pédophile. Pour autant ce diagnostic n’a jamais été évoqué par les experts qui ont défilé à la barre, durant ces trois jours de procès !”

Me Jean-Faustin Kamdem, allusion faite, à peine voilée, au fiasco judiciaire d’Outreau, a poursuivi  :

“Contrairement à ce que soutien l’accusation, les allégations d’Emeline sont à géométrie variable. Elles relèvent de l’imaginaire. Elles ont été favorisées par l’environnement dans lequel elle a évolué. Cessons de sacraliser la parole de l’enfant. Rappelons-nous jusqu’où ça peut aller”.

“Je vous implore : focalisez-vous sur les faits qui sont aujourd’hui reprochés à mon client. Et ne le condamnez pas pour son passé !”, a enfin exhorté l’avocat, à l’attention des jurés.

À 12 h 45 le verdict tombe. Christian Chauvet est reconnu coupable et condamné à quinze années de réclusion.

“Pour des faits que je n’ai jamais commis !”, a-t-il lancé à la cour, dévasté, lors d’une dernière prise de parole tolérée mais non autorisée.

Dès la fin de l’audience, ses avocats, Mes Perrien et Kamdem, ont indiqué que leur client faisait appel de cette décision.

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