Couverture du livre La guerre contre nos enfants
La guerre contre nos enfants
Plus qu’un livre, l’aboutissement de dix années de combat de terrain. Un guide accessible pour comprendre, prévenir, alerter et agir face à la pédocriminalité.

Versailles| Un récidiviste écope de 10 ans de réclusion pour le viol d'une enfant de 8 ans

Il avait déjà été condamné en 2020 pour agression sexuelle sur mineur

La cour d’assises a condamné un homme de 37 ans qui avait violé l’enfant d’un couple de gendarmes en novembre 2021, alors qu’elle s’amusait à trottinette en bas de chez elle, dans le quartier de Satory.

« Une peine criminelle importante, acceptable pour les parties civiles »

commente leur avocate, Me Cécile Naze-Teulié.

La cour d’assises de Versailles a condamné vendredi un homme de 37 ans pour le viol d’une fille âgée de 8 ans, dans le quartier militaire de Satory, le 7 novembre 2021.

Il écope de 10 ans de réclusion et d’un suivi socio judiciaire obligatoire pendant 5 ans.

L’individu est un récidiviste. Il avait déjà été condamné en 2020 pour agression sexuelle sur mineur : il avait contraint une adolescente de 14 ans à l’embrasser.

À l’automne 2021, à Versailles, il a demandé de l’aide à cette fille d’un couple de gendarmes, qui faisait de la trottinette en bas de chez elle, à proximité du square du Cerf-Volant.

Soi-disant pour ouvrir un bâtiment voisin dans lequel il devait se rendre.

Il avait en fait entraîné sa victime dans un local à vélo pour photographier ses parties intimes et la violer avec un doigt.

« Ce qui est dommage, c’est qu’il n’a pas reconnu les faits.

C’était douloureux pour la famille »

fait remarquer Me Naze-Teulié.

Car jusqu’au bout, l’individu a nié son implication, expliquant n’être jamais sorti de sa voiture ce jour-là et qu’il s’était perdu dans Versailles.

L’homme envisage de faire appel

Mais l’enquête a mis au jour des incohérences dans son discours. Des clichés du sexe d’une enfant ont été découverts à l’intérieur de son téléphone portable.

Des photos prises le jour du viol. L’expertise psychologique a également révélé chez lui « une tendance au déni de la réalité ».

La cour d’assises n’a donc pas cru en sa version.

« Ses déclarations n’ont pas été suffisantes,  Il a été sonné quelques secondes à l’énoncé du verdict.

Puis il a eu un comportement d’énervement.

Il envisage très sérieusement de faire appel. »

confirme son conseil, Me Pierre Lebriquir.

La décision de justice reste toutefois inférieure aux réquisitions de l’avocat général, qui réclamait 12 ans d’emprisonnement.

Le détenu a déjà effectué près de deux ans de détention provisoire dans le cadre de cette affaire.

Avec les aménagements de peine éventuels, la victime et ses proches redoutent une sortie anticipée.

« Une sortie toujours inquiétante… »

confirme l’avocate des parties civiles.