Sud-Est | Un septuagénaire mis en examen pour complicité de viols sur enfants

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Gros consommateur d’images pédopornographiques, il commandait aussi des vidéos de viols en direct
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Un homme de 70 ans a été mis en examen, ce vendredi 11 décembre, pour complicité de viols et agressions sexuelles commis sur des mineurs, complicité de traite des êtres humains et détention de 3 millions de fichiers pédopornographiques.

Un homme de 70 ans a été mis en examen, ce vendredi 11 décembre, pour complicité de viols et agressions sexuelles commis sur des mineurs, complicité de traite des êtres humains et détention d’images pédopornographiques.

Les enquêteurs ont découvert pas moins de 3 millions de fichiers à caractère pédopornographique sur l’un de ses disques durs.

Ce septuagénaire est aussi soupçonné d’avoir commandé des vidéos d’actes pédocriminels en “live-stream”.

Concrètement, il aurait passé des commandes sur Internet, payé un intermédiaire pour regarder en direct des agressions sexuelles ou des viols sur mineurs commis à sa demande.

Il les aurait visionnés sur une plateforme de type Skype, des images mettant en scène des enfants de 8 à 12 ans et tournées aux Philippines.

Ce type d’enquête repose sur une importante coopération internationale.

C’est une alerte du service de renseignement américain HSI (Homeland Security Investigations) qui a mis les enquêteurs français sur la piste de cet individu en août 2019.

L’Office central de répression des violences aux personnes a mené des investigations pendant plus d’un an.

L’homme a été interpellé à son domicile du Sud Est de la France mardi dernier.

Sur place, les enquêteurs ont découvert une salle dédiée au visionnage de ces fichiers pédopornographiques, plusieurs écrans d’ordinateurs.

Le phénomène du “live-stream” pédocriminel connaît un rebond depuis le début de la crise sanitaire

Les commandes d’actes pédocriminels en “live-stream” ne cessent de croître depuis dix ans.

Mais le chef de l’Office Central de Répression des Violences aux Personnes (OCRVP), Eric Bérot, dresse un constat encore plus alarmant depuis le début de la crise sanitaire :

“ceux qui visionnent du contenu pédopornographique sont, pour certains, des habitués du tourisme sexuel. Les frontières étant fermées en ces périodes de confinement, ils se sont reportés sur les commandes d’actes criminels à visionner en direct sur Internet”.

Chaque commande de vidéo est facturée entre 15 et 60 dollars.

Toutes les enquêtes qui portent sur ce phénomène sont confiées au parquet de Paris.

Cette centralisation des dossiers a pour objectif de tenter d’identifier les réseaux pédocriminels basés à l’étranger qui mettent à exécution les viols et agressions sexuelles d’enfants, un seul et même réseau étant le fournisseur potentiel de ceux qui passent commande sur Internet.

Ces réseaux de traite d’êtres humains mineurs sont essentiellement basés en Asie, mais ils sévissent aussi sur les continents africain et sud-américain.

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