Saint-Brieuc | Maurice Cambreleng : actes pédocriminels choquants pour le “citoyen engagé”

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Derrière le retraité bien connu, un pédophile au profil inquiétant
Maurice Cambreleng © Ouest-France
Le retraité a été lourdement condamné par le tribunal correctionnel pour pédopornographie. La face cachée d’un homme bien connu à Saint-Brieuc pour ses engagements associatifs.

La journée du 7 octobre risquait d’être très mouvementée pour Maurice Cambreleng, retraité Briochin de 67 ans bien connu dans le secteur, pour son implication dans plusieurs association locale. Au point d’avoir fait récemment l’objet d’un portrait dans la presse locale…

Ce prétendu paisible sexagénaire, engagé dans la réserve citoyenne de la ville, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour des raisons beaucoup moins nobles : détention d’images pédopornographiques, corruption de mineur et propositions sexuelles faites à un mineur de 15 ans, ces 3 infractions ayant été commises en état de récidive.

Condamné plusieurs fois

Visiblement ces précédentes incarcérations n’ont en aucun cas changé son comportement inquiétant. Condamné une première fois à 3 ans de prison en 2017, puis à 1 an en 2019 pour des faits strictement identiques, il va sévir à nouveau, alors même qu’il venait d’être placé en liberté conditionnelle.

Sur internet, il est plus connu sous le pseudo KIKO 00, il a 15 ans et navigue près de 10 heures par jour sur des sites d’ados.

Pour rendre son profil attractif, il va télécharger des images de jeunes garçons entièrement nus afin d’illustrer son compte, et voilà, le piège est en place.

Entrer en contact avec des jeunes filles ou garçons mineurs, il sait faire. Attiser la curiosité et se servir de la crédulité des ados, ça aussi il sait faire. Etre persuasif pour demander des photos dénudées sous forme d’échange, afin de braver les interdits, là encore il maitrise.

Et voilà comment on alimente des réseaux pédopornographiques, puisqu’il expliquera échanger ses « trophées » avec d’autres pédophiles notoires.

Une ado au bord du suicide

Aout 2019 : une plainte déposée par une mère de famille en panique devant la détresse de sa fille va déclencher une alerte cyber. Le prévenu venait tout juste de signer son contrôle judiciaire, la jeune ado trop crédule était entrée dans le jeu du prédateur, et avait cédé à ses premières exigences.

Mais très vite, elle va se lasser et mettre un terme à ce qui n’était qu’un jeu pour elle. Mais le retraité va devenir menaçant. Lorsqu’elle prendra conscience de la triste réalité, elle va se sentir salie, trahie, un immense sentiment de honte l’amènera à tenter de mettre fin à ses jours.

« C’était une drogue »

A la barre, le retraité n’a aucune difficulté à reconnaitre les faits :

Pour moi, c’était une drogue, le matin quand je me levais je ne pensais qu’à me connecter, je n’ai plus de rapport sexuel avec ma femme depuis 9 ans et mes 3 enfants sont grands, comme je ne travaillais plus, le sexe était devenu une obsession, même pendant mes incarcérations, c’était dans un coin de ma tête, alors quand j’ai été libéré forcément j’ai recommencé.

Le prévenu, retraité de 67 ans

« Il faut le mettre à l’écart »

Le constat du procureur est sans appel :

« Il parait que la pédophilie émerge d’une pulsion, mais là, nous touchons les sphères de la schizophrénie, il nous dit avoir arrêté son activité pédophile, mais reconnaît sans problème pouvoir recommencer à tous moments s’il devait traverser une période fragile, il faut réellement le mettre à l’écart de la société ».

Le tribunal s’associera en tous points sur le quantum de la peine requise par le procureur : 3 ans de prison ferme, 10 ans de suivi sociaux judicaires, un mandat de dépôt est décerné, et son inscription au Fichier des délinquants sexuels est requise. Direction la prison pour ce paisible retraité de 67 ans, bien connu à Saint-Brieuc.

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