Riom | 7 ans de prison pour avoir violé une adolescente de 14 ans rencontrée via un site de rencontres sado-masochistes
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
non
- 19/05/2026
- 17:25
Catégories :
Mots clés :
Martinez avait déjà été condamné par le passé, notamment, pour détention d’images pédocriminelles.
Ils se sont rencontrés sur un site de rencontres pour adeptes de sadomasochisme.
Rapidement, les échanges ont pris une tournure sexuelle entre Mickaël Martinez, 36 ans aujourd’hui, et une adolescente de 14 ans à l’époque. Avec des situations de domination extrêmes.
La jeune fille, qui avait enregistré le contact de l’accusé sous le pseudonyme de « Daddy », devait effectuer des « punitions ».
Elle devait également demander l’autorisation pour aller aux toilettes. Ces « règles » et « jeux sexuels » étaient consignés régulièrement sur « un cahier de soumission », retrouvé plus tard par la belle-mère de l’adolescente dans sa chambre.
« J’ai trouvé des feuilles de classeur sur lesquelles elle avait écrit des règles. Elle devait tout lui dire », confirme celle-ci.
Interrogées durant l’instruction, plusieurs ex-compagnes de Mickaël Martinez, qui était jugé mardi, devant la cour criminelle du Puy-de-Dôme, à Riom, ont confirmé que celui-ci a toujours aimé être « dominateur ».
« J’ai l’impression qu’il est toujours dans une attitude victimaire. C’est toujours la faute de ses compagnes », constate Me Jean-Hubert Portejoie, partie civile.
« Cette épreuve est trop dure pour moi »
Lors de la perquisition du domicile du trentenaire, dans le Rhône, en novembre 2023, après plus d’un an de relations physiques à raison « d’à peu près une fois par mois », des « objets à caractère sexuels », des couches pour bébé, une tétine, des martinets, des fouets, ainsi que des photos de la victime dénudée, dans son téléphone, avaient été découverts.
« Elle avait l’obligation d’être géolocalisable, devait manger les déjections de son lapin ou encore se filmer en train de faire ses besoins. On a l’impression d’une enfant qui n’avait pas conscience de ce qu’elle faisait », décrit l’un des enquêteurs.
Les rencontres avaient lieu dans des logements loués via Airbnb dans le Puy-de-Dôme.
« Pour se voir, elle déclarait à ses parents qu’elle se rendait chez une copine », ajoute l’officier de police judiciaire.
« Il lui a lavé le cerveau »
Une première plainte avait été déposée, en décembre 2022, par la victime. Les messages envoyés par l’accusé ayant été effacés, elle avait toutefois été classée sans suite.
« Elle est complexée, ça a toujours été son problème. Il faut qu’on la rassure tout le temps. Elle s’est fait avoir par cet individu. Si je n’avais pas vu ces lettres, je ne sais pas combien de temps ça aurait pu encore se passer… Il lui a lavé le cerveau. Aujourd’hui encore, je vis avec la peur. Mais je sais qu’il faut que je l’affronte (l’accusé, NDLR) », souffle le père de l’enfant, très ému, à l’audience.
« J’ai imaginé plein de scénarios possibles mais elle n’a jamais eu envie d’en parler », ajoute sa mère, elle aussi extrêmement touchée par certains épisodes dont elle n’a eu connaissance que lors du procès.
« C’est comme un cauchemar… », confirme le père.
« Par honte », leur fille n’a pas souhaité assister à l’audience.
« Cette épreuve est trop dure pour moi. Savoir que mes parents sauront tout me terrifie », a-t-elle écrit pudiquement dans un courrier lu par Me Portejoie au cours des débats.
« Au début, j’ai pensé qu’elle était majeure. On s’est très vite amouraché, c’était vraiment un jeu. On a partagé les mêmes attraits pour certaines pratiques… », se défend l’accusé.
« Vous comprenez qu’il y a eu une relation entre un adulte et un enfant et que c’est à l’adulte de donner une direction?? », tente son conseil, Me Jean-François Canis.
« Oui, mentalement, je le comprends », répond son client, en détention depuis son interpellation et déjà condamné, notamment, pour détention d’images pédocriminelles, harcèlement, appels téléphoniques malveillants…
« Je savais que ce serait une épreuve insurmontable pour la victime d’assister à ce procès. Ses parents, en arrivant à l’audience, n’étaient pas au courant de tout. Une gamine de 14 ans ! C’est insupportable d’entendre parler de “relation d’amour” », tonne Me Portejoie.
La cour criminelle a condamné Mickaël Martinez à sept ans de prison avec maintien en détention.
Source(s):
Les articles en liens
Vendée | Condamné pour avoir violé son nourrisson de deux semaines, 14ans de prison
Moulins | L’intervenant en musique, jugé aux assises pour viol et agressions sexuelles
Rennes | Un ancien enseignant condamné à 3 ans de prison avec sursis pour corruption de mineur et d’agression sexuelle sur mineur




