Québec | Relation avec une élève de 11 ans, ses proches ont tout tenté pour l’aider

Les proches de l’éducatrice qui s’est amourachée d’une élève de 11 ans ont tout fait pour la soustraire de son obsession envers l’enfant, allant même jusqu’à déménager pour éloigner la femme de la petite.

Virginia Genevrier Photo tirée de Facebook

« On n’a qu’une seule idée en tête, c’est de remettre tout le monde sur les rails », avait dit le beau-père de Virginia Genevrier, lors d’un témoignage au palais de justice de Montréal.

Mardi, Le Journal révélait l’histoire de Genevrier, une éducatrice de 40 ans qui a entretenu pendant quatre ans une relation amoureuse avec une élève de son école, alors que la petite n’avait que 11 ans.

Depuis 2014, elles s’envoyaient des messages d’amour, tels que des « je t’aime » et « veux-tu m’épouser ». Genevrier, mère d’un enfant et mariée, ne semblait pas se soucier de sa situation conjugale.

« Je m’en fiche tant que tu es à mes côtés, a-t-elle déjà dit à la fille en parlant de son mari dans le portrait. J’ai peur de te perdre, tu es comme une bouffée d’air pour moi, et je ne veux pas mourir étouffée. »

Accusations

Malgré des engagements à la cour de ne plus s’approcher de l’élève, l’éducatrice a continué de la voir. Genevrier, qui a depuis été congédiée par sa commission scolaire, s’était même fait tatouer la date de fin du dernier interdit de contact.

Dans les derniers jours, la femme a plaidé coupable de bris d’engagement et d’avoir envoyé à la jeune fille des images explicites d’elle-même nue sous la douche, ce qui pourrait lui valoir un minimum de six mois de prison.

Aucune accusation de contact sexuel n’a jamais été déposée contre elle.

« Trop loin »

Lors de son témoignage à la cour, le mari de Genevrier a affirmé que son épouse avait commencé à s’occuper de la fillette parce que celle-ci était délaissée par ses parents.

« Virginia l’a prise en main parce qu’elle-même a eu une enfance difficile », avait-il dit.

Mais la relation entre Genevrier et la petite est allée « trop loin », reconnaît l’homme qui soutient encore sa femme. Il a d’ailleurs expliqué que même durant les périodes d’interdit de contact, la mineure continuait à appeler son épouse.

« Une fois, j’ai pris le téléphone et je lui ai demandé si elle savait que Virginia risquait d’être incarcérée, avait-il dit. Elle a répondu oui, qu’elle savait, alors je me suis mis en colère, je lui ai dit “t’es une merde” et j’ai raccroché. »

Genevrier, son mari et leur fille adolescente ont ensuite déménagé dans un condo de l’île des Sœurs, puis sur la Rive-Sud. La femme a également obtenu un soutien thérapeutique hebdomadaire.

Mais les résultats ne semblent pas avoir porté fruit, pour le moment.

« J’ai déjà dit à Virginia qu’un jour il allait arriver un drame, et elle m’a répondu que non, elle ne laissera jamais tomber [la petite] », a témoigné l’homme.

 

Oui, cette femme est une pédophile par Richard Martineau

Comme vous, je suis fasciné par l’histoire de Virginia Genevrier, cette éducatrice de 40 ans qui a eu une relation avec une fillette de 11 ans.

Avez-vous vu comment on évite le mot « pédophile » lorsqu’on parle de cette femme ?

On dit qu’elle s’est « amourachée » de la fillette, qu’elle était obsédée, qu’elle l’avait prise sous son aile car elle avait vécu une enfance malheureuse, etc.

On marche sur des œufs et on met des gants blancs jusqu’aux coudes…

N’importe quoi pour ne pas prononcer le gros mot.

UNE HISTOIRE « D’AMOUR »

Si c’était un éducateur de 40 ans qui avait eu une relation avec une fillette de 11 ans, on n’aurait pas hésité une seconde et on aurait écrit le mot PÉDOPHILE en super gros.

Ça aurait été la manchette : « ÉDUCATEUR PÉDOPHILE À VERDUN ! »

Ou : « UN ÉDUCATEUR AGRESSE UNE FILLETTE DE 11 ANS ! »

Mais étant donné que c’est une éducatrice qui est impliquée, et non un éducateur, on met l’accent sur l’aspect « émotif » de l’histoire.

Je m’excuse, mais on ne parle pas d’une relation platonique entre une écolière en manque d’affection et une femme qui avait un instinct maternel particulièrement développé.

Il y avait une composante sexuelle dans cette relation.

L’éducatrice se photographiait nue sous la douche et envoyait ces images à sa « dulcinée » ! Imaginez un éducateur qui envoie une photo de son pénis à une élève de 11 ans !

Comme dans les cas des mères qui tuent leurs enfants, c’est un cas flagrant de « deux poids, deux mesures »…

Pourtant, la délinquance sexuelle féminine existe bel et bien. Et elle est plus courante qu’on ne le croit…

DES « MALADES »

Il y a un an, Franca Cortoni, psychologue spécialisée en agressions sexuelles à l’École de criminologie de l’Université de Montréal, dévoilait les résultats d’une étude portant sur la délinquance sexuelle féminine dans le cadre d’un congrès sur les agressions sexuelles.

Selon cette étude, les femmes qui commettent des agressions sexuelles seraient six fois plus nombreuses que ce que disent les statistiques officielles.

On estime que 12 % des crimes sexuels rapportés à la police seraient commis par des femmes…

Avant, expliquait madame Cortoni au Devoir, on traitait ces femmes comme des « malades », on les dirigeait vers le système de santé plutôt que vers le système de justice, comme si elles n’étaient pas responsables de leurs actes.

Mais aujourd’hui, on les traite comme des criminelles.

« Il y a un changement qui se fait graduellement dans la société. Si on prend l’exemple d’un enseignant de 35 ans qui s’engage dans des contacts sexuels avec une fille de 14 ans, personne n’hésite à dire que ce n’est pas correct. Mais quand on tourne ça à l’inverse, une femme avec un garçon, on dit “Mais oui, mais les garçons aiment ça”. »

« C’est à cause de tous ces stéréotypes qu’on ne s’est pas beaucoup intéressé à la délinquance sexuelle chez les femmes. »

UNE PÉDOPHILE

Pour le sexologue clinicien Mario Larrivée-Côté, pas de doute, Virginia Genevrier est bel et bien une pédophile.

Le fait qu’elle soit une femme ne change rien à l’affaire…

Source 1 : journaldemontreal.com

Source 2 : journaldequebec.com

 

 

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