Marseille | Le récidiviste, Nicolas D., de l’association Sauvegarde 13, arrêté pour abus sexuels sur mineur

Agressé par l’adulte désigné par la justice pour l’accompagner dans son parcours d’ado en difficulté. Mais aussi, censé le protéger d’un environnement piégeux. Un constat amer qui dit bien le sentiment d’effroi et de trahison qu’a dû ressentir un jeune marseillais de 13 ans, victime d’atteinte sexuelle de la part son éducateur, mercredi dernier.

Accompagné par sa mère, le jeune garçon est allé déposer plainte le soir-même à l’hôtel de police, vers 22 h 30. Et a fourni un témoignage précis et circonstancié des gestes odieux qui ont conduit à la mise en examen et à l’incarcération d’un travailleur social de 58 ans, Nicolas D. employé depuis 2015 par l’association Sauvegarde 13.

La victime était suivie depuis quelque mois par cette structure de protection de l’enfance oeuvrant pour le compte du Conseil départemental. Et ce, à la suite d’une mesure d’Action éducative en milieu ouvert (AEMO) demandée par un juge pour enfants.

Selon nos informations, c’est dans les locaux de Sauvegarde 13, situés rue Sainte (1er), que les abus se seraient déroulés.

L’éducateur y a emmené l’adolescent en dehors des horaires d’ouverture et sans avertir personne. Ce qui est interdit par le règlement. Sûrement pour qu’il puisse se retrouver seul avec lui”, indique une source proche du dossier, qui précise que les policiers se sont rendus sur les lieux le lendemain avec le suspect.

Une source qui note, encore, que le quinquagénaire possédait également les clés d’une salle de sport, où il aurait pu conduire l’adolescent, sans que l’on sache si d’autres assauts s’y sont produits.

“Il était passé au régime des 80 % à Sauvegarde 13 et avait monté une société de nettoyage. C’est peut-être pour ça qu’il avait les clés de la salle”, glisse une connaissance.

“L’homme a reconnu les faits et a été placé en détention provisoire”

Placé en garde à vue puis confronté à son accusateur, qui a maintenu mot pour mot ses déclarations, Nicolas D. a dans un premier temps farouchement nié les faits. Jusqu’à ce que les prélèvements effectués sur les habits portés ce jour-là par le garçon permettent de retrouver des traces ADN de son agresseur. Un élément “confondant”, se félicite un gradé de l’Evêché.

 “L’homme a reconnu les faits et a été placé en détention provisoire”, commentait hier soir le procureur de la République, Xavier Tarabeux.

Dans le même temps, une information judiciaire a été ouverte par le parquet et l’enquête confiée à la Sûreté départementale.

Outre cette “atteinte sexuelle”, les policiers devront déterminer si Nicolas D., qui suivait 20 jeunes sur décision judiciaire, et faisait, par exemple, des activités piscine avec eux, a pu faire d’autres victimes. Ce que rien n’atteste à cette heure.

“Au bout de quelques mois de présence chez nous, nous avons certes relevé son caractère particulier. C’est quelqu’un de véhément, qui s’emportait vite. Il a fait l’objet d’un avertissement en 2016 pour des propos tenus contre sa chef de service… Mais nous n’avons jamais eu de suspicions sur ce genre de faits ni de remontées d’enfants ou de leur famille”, se désole Daniel Carlais, le directeur général de Sauvegarde 13.

Qui estime toutefois que les investigations à venir pourraient “libérer la parole”. C’est que de source policière, on confirme que ce même éducateur a été impliqué dans un dossier “similaire” en 1998.

“Quand on l’a embauché, nous avons évidemment vérifié son casier et il était vierge”, assure Daniel Carlais.

Motif ? Selon nos informations, Nicolas D. aurait été judiciairement “réhabilité” de cette condamnation ancienne.

Un effacement du casier possible 5 ans après l’exécution de la peine, si elle est unique et inférieure à 1 an. Ou encore, sur la décision d’un procureur de la République.

Il n’en reste pas moins que pour une agression sexuelle sur mineur, concernant un salarié au contact d’un jeune public, cette absence de traces peut interpeller…

Après ce premier délit, en tout cas, Nicolas D. a multiplié les postes d’éducateur :

Au moment de son embauche, il a produit un relevé de carrière très étoffé et de nombreuses attestations de travail, relève Daniel Carlais. Il avait exercé dans beaucoup d’associations marseillaises et aixoises. Il a même oeuvré au Soutien pour l’enfance en souffrance, pour le compte de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Pour nous, c’était plutôt un gage de professionnalisme”.

Source : La Provence

Communiqué de Sauvegarde 13 ==> Sauvegarde 13

NDWP : Nous déplorons le manque de formations du personnel de Sauvegarde 13. Des employés dans la protection de l’enfance qui ne savent détecter un pervers, leur collaborateur ! Comment peuvent-ils alors les évaluer lors de mesures judiciaires ? Nous comprenons mieux pourquoi les mères protectrices sont traitées ainsi par cet établissement. Elles deviennent aliénantes, anxiogènes, projettent leurs angoisses sur leurs enfants par exemple, à l’inverse les pères pédophiles deviennent des gentils papas. Nous connaissons le manque de professionnalisme de Sauvegarde 13 antenne d’Aix en Provence, qui a très mauvaise réputation, qui déforme la parole de l’enfant dans les rapports adressés aux Juges des Enfants, mais ici c’est le pompon pour rester polis ! 

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