Lyon | Un homme se faisant passer pour un faux policier tente de violer une jeune fille. Son ADN correspond à celui d’un pédocriminel ayant sévit en 2006

Un pédophile confondu dix ans après un viol sur une mineure

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Cette semaine a lieu aux assises de Lyon le procès d’un pédophile qui utilisait une carte de policier pour attirer ses victimes. Lorsque les faits arrivent à la PJ de Lyon, le modus operandi fait tilt aux oreilles des enquêteurs, qui se remémorent un schéma identique dans une affaire restée inexpliquée remontant à 2006 !

Un véritable cold case à l’américaine. En février 2018, devant la gare Saint-Paul, dans le Vieux-Lyon, un homme d’une trentaine d’années aborde une jeune fille à peine majeure qui attend son bus.

Il lui intime de la suivre en lui présentant une carte de policier, prétextant un contrôle d’identité. Méfiante, elle adresse un SMS à son petit ami, mais se laisse entraîner dans un hall d’immeuble où le faux policier tente de la violer.

“C’est Esprit criminel, une série à l’américaine, raconte aujourd’hui son avocat, le reconnu Gabriel Versini-Bullara. Elle ne doit son salut qu’à une lumière qui s’est allumée et au fait qu’il desserre son emprise à ce moment-là et qu’elle remonte les escaliers à toutes enjambées.”

Une seconde jeune fille, accostée dans la foulée, n’aura pas cette chance.

Lorsque les faits arrivent à la PJ de Lyon, le modus operandi fait tilt aux oreilles des enquêteurs, qui se remémorent un schéma identique dans une affaire restée inexpliquée remontant à 2006.

En effet, douze ans plus tôt, un jeune homme de 23 ans avait sollicité des filles, plus jeunes cette fois, âgées de 8 à 13 ans, en leur présentant une fausse carte de police.

Cinq fillettes au cours de la même matinée, dont la dernière fut violée. À l’époque, l’enquête avait fait chou blanc.

Un ADN avait été extrait mais il ne correspondait à aucun de ceux de la base de données nationale : l’agresseur n’était pas fiché.

Mais en 2018, les policiers parviennent à identifier la plaque d’immatriculation de l’agresseur, grâce à la vidéosurveillance, et à l’interpeller.

“Ensuite, ils ont comparé l’ADN des viols de 2018 et 2006, et là ça a matché”, retrace Me Baptiste Beaucourt, conseil d’une victime de tentative de viol de 2006.

Pas de doute, donc, sur la matérialité des faits. En revanche, les avocats des parties civiles s’interrogent sur le quantum de la peine.

L’avocate du prévenu n’a pas souhaité répondre à nos questions.

 

Source : lyoncapitale.fr

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