Lorient | Simple suivi sociojudiciaire pour détention de 1500 images pédopornographiques

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1 535 images pédopornographiques échangées : « J’étais devenu un pervers »
Un père et grand-père du pays de Pluméliau était poursuivi, ce lundi 13 septembre, devant le tribunal de Lorient. Suite au signalement de l’Office central de protection des mineurs, 1 535 images pédopornographiques avaient été saisies chez lui.

« J’ai une fille qui va avoir 30 ans ; je n’aimerais pas qu’on fasse ça à mes petits-enfants »,

souligne le sexagénaire. Ce lundi 13 septembre, devant le tribunal de Lorient, il exprime sa honte d’être tombé dans ce qu’il dit être « un engrenage ».

Le 28 juillet 2020, sur un signalement de l’Office central de la police judiciaire chargée de la protection des mineurs, étaient saisis sur l’ordinateur de son domicile et sur ses onze clés USB, 1 535 fichiers pédopornographiques.

Des images montrant des enfants et bébés, dans des situations de viols et d’agressions sexuelles et classées méthodiquement depuis 2016, par l’ancien militaire. À la barre, il explique avoir fait la connaissance « de gens » sur un site de rencontres éphémère qui l’ont orienté vers ce type d’images.

« Au début, je leur ai dit non, que je n’étais pas intéressé ; et puis, par faiblesse, j’ai craqué »,

raconte le grand-père de 63 ans. Son avocat Me Yann Le Roux, estime que le signalement de l’Office central aura été une bonne chose « car c’était important d’arrêter cette escalade ».

Dans l’œil de la justice pendant trois ans

De son côté son client, « aimerait pouvoir revenir en arrière… » et regrette avoir eu « la faiblesse », de tomber là-dedans.

« Quand je regardais les vidéos, je me disais que c’était des malades mais j’étais aussi malade qu’eux ; j’étais devenu un pervers ! »

Pour le vice-procureur, Éric Pouder,

« avec la détention d’images pédopornographiques, on est dans le haut du tableau de l’abject ».

Et de marteler que

« pendant cinq ans, il va prendre du plaisir à regarder ces images abjectes »,

participant ainsi

« à la marchandisation des enfants et au viol des enfants… ».

Aussi, pour sanctionner son comportement, Éric Poulder demandait sa condamnation à 2 ans de prison avec un sursis probatoire de 3 ans avec une obligation de soins et des interdictions de toute activité en relation avec des mineurs et de contact avec des mineurs, y compris à titre privé.

Face de telles réquisitions, Me Le Roux demandait au tribunal

« de ne pas se laisser déborder par des émotions naturelles et trouver la sanction la plus appropriée ».

Au final, le sexagénaire a été condamné à un suivi sociojudiciaire de 3 ans avec une injonction de soins et une interdiction de toute activité impliquant des mineurs mais ne lui a pas signifié une interdiction de contact avec les mineurs. Le tribunal a ordonné son inscription au fichier national des délinquants sexuels.

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