Longwy | Deux ans de prison supplémentaires en appel pour le père incestueux

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Une ambivalence chez sa fille qui n’aurait pas permis de comprendre qu’elle n’était pas consentente
Alors qu’il avait été condamné en première instance à 10 ans de réclusion criminelle, ce père de famille écope de deux ans supplémentaires, à la suite du procès en appel tenu ces 15 et 16 juin devant la cour d’assises d’appel de la Moselle.

Il lui est reproché d’avoir violé et agressé sexuellement sa fille à de nombreuses reprises, dans un contexte familial de violence, de coercition, et d’emprise.

Si leur relation paraissait « fusionnelle », derrière se cachait un secret bien plus sombre.

Ce père décrit comme « trop protecteur » a commencé à s’intéresser à la vie intime de sa fille, une fois devenue ado.

Pauline* avait 15 ans lors des premiers faits.

D’abord des attouchements, avant qu’il ne lui impose des actes de pénétration. À répétition. Pendant la nuit, lorsque la mère s’absentait, jusqu’à se rendre à l’hôtel.

C’est à partir de là qu’un jeu pervers s’est installé : il lui offrait de la lingerie, des objets, des accessoires en latex…

Durant deux ans, entre 2018 et 2020, à Longwy et ses alentours, Pauline a vécu l’enfer.

Le contexte familial « de violence, de coercition et d’emprise » l’obligeait à acquiescer à chacune des demandes de son géniteur.

À ses SMS :

« Tu as bien aimé ? Tu veux recommencer ? ».

« Oui », répondait-elle.

Mais lorsque sa sœur tombe sur ces conversations, elle alerte son entourage et dénonce les faits à la police.

« Il a évolué depuis le premier procès »

S’il reconnaît les crimes dès sa première audition en garde à vue – ce que souligne son conseil, Me Aurélie Vaxelaire, car selon elle, « le plus dur c’est de briser ce silence autour de l’inceste » – il explique avoir eu « une relation consentante », voire « amoureuse » avec sa fille.

Son avocate pointe également « une ambivalence » chez la victime, qui n’aurait pas permis à son client, devenu père à 19 ans et sujet à une « immaturité affective », de comprendre qu’elle n’était pas consentante…

« Mais ce nouveau procès lui a permis d’évoluer : c’est la première fois en six ans qu’il qualifie de « viols » ce qu’il lui a fait subir, et ce, devant toute sa famille », ajoute la défense.

L’accusé avait d’abord été condamné à 10 ans de réclusion criminelle en première instance, en 2023.

Lors de ce second procès, en appel, l’avocate générale avait demandé à confirmer la peine.

Finalement, il écope de 12 ans d’emprisonnement et a l’interdiction de travailler auprès de mineurs pendant 10 ans.

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