Ganges | Il proposait des relations sexuelles tarifées à des mineurs sur les réseaux

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80 à 90 % de ses 2 436 contacts sont des mineurs
Image libre de droit
Écroué le 2 septembre dernier, ce Gangeois vient de demander sa remise en liberté.

Les faits ont été révélés le 28 juillet dernier, lorsque la maman d’un jeune adolescent, âgé de 14 ans, a déposé plainte à la gendarmerie de Mauguio. Sur le téléphone portable de son fils, via Snapchat, des conversations à caractère sexuel, avec proposition de relations rémunérées, à l’initiative d’une personne majeure.

Selon la jeune victime, un rendez-vous physique avait même été pris avec le mis en cause. Un piège que lui avait tendu l’adolescent dans lequel cet homme de 43 ans n’est pas tombé. Présent à l’heure du rendez-vous, il a préféré prendre la fuite, au volant de sa voiture, lorsqu’il s’est rendu compte que le mineur était venu accompagné d’une tierce personne.

Il n’a pas concrétisé

Les investigations, diligentées par les gendarmes de la compagnie de Lunel, ont rapidement permis d’identifier, via son compte Snapchat, ce Gangeois, inséré professionnellement et socialement, marié et père de 2 enfants de 8 et 11 ans.

Interpellé et placé en garde à vue, ce dernier a immédiatement reconnu les faits. Expliquant que depuis 3 ou 4 mois, il contactait des mineurs via les réseaux sociaux et qu’il leur faisait des suggestions de relations sexuelles tarifées, sans, toutefois, n’avoir jamais concrétisé le moindre rendez-vous.

Lors de la perquisition effectuée au sein de son domicile, son téléphone portable ainsi que son ordinateur ont été saisis. Leur analyse a confirmé la présence d’une cinquantaine de photos de mineurs dénudés et des captures d’écran de profil de mineurs sur Snapchat, Whatsapp, Instagram et Tik Tok. L’étude des factures détaillées a également mis en évidence une seconde victime.

Photos de mineurs dénudés

L’exploitation du téléphone de cette fille de 13 ans a permis de découvrir des conversations non équivoques de même type, ponctuées d’images à caractère pédopornographique échangées entre elle et le mis en cause.

Lors de son audition, elle a expliqué aux enquêteurs que ce dernier était en contact avec de nombreuses jeunes filles de son collège. Et que, la concernant, elle s’était sentie piégée au fur et à mesure des échanges.

Avouant même avoir accepté à plusieurs reprises de le rencontrer, avant d’annuler le rendez-vous au dernier moment. Toujours sur son téléphone, les forces de l’ordre ont découvert des photographies d’elle, dénudée, qu’elle lui avait envoyées. Mais aussi des photos que ce dernier lui avait transmises et sur lesquelles on voit son sexe en érection ainsi que des vidéos où il se masturbe jusqu’à éjaculation.

Pour toutes ces raisons, il a été mis en examen pour corruption de mineur de moins de 15 ans via un réseau de communication électronique ainsi que pour détention d’images de mineur à caractère pornographique et écroué le 2 septembre dernier. Il encourt 7 ans de prison.

“Il y a une dangerosité potentielle dans ce dossier avec une addiction du mis en cause qui ne permet pas, selon moi, sa remise en liberté”,

a insisté l’avocat général lors de l’audience. Et de rappeler que l’enquête ne fait que commencer et que toutes les victimes n’ont pas été identifiées. Des investigations qui s’avèrent longues si l’on en croit l’analyse de la messagerie du quadragénaire qui fait ressortir que 80 à 90 % de ses 2 436 contacts sont des mineurs !

“La dangerosité de mon client ne doit pas être appréciée en fonction du nombre de fichiers qu’il a sur son “PC”. Depuis le début, il assume l’entière responsabilité de ces faits, qui sont virtuels. Il est inconnu des services de police et donc n’a pas sa place en détention provisoire”,

a indiqué son conseil.

Celui-ci a sollicité un placement sous contrôle judiciaire strict avec obligation de soins dans le cadre d’un suivi socio-judiciaire. Et de conclure :

“Une simple interdiction d’entrer en contact avec les victimes serait suffisante. Avec, pourquoi pas, une assignation à résidence sous surveillance électronique.”

Mise en délibéré, la décision sera rendue mardi 21 septembre.

“La prison m’a fait un électrochoc”

“Si je fais appel aujourd’hui de mon placement en détention provisoire, c’est dans le but de retravailler afin de subvenir aux besoins de ma famille”,

a expliqué lors de la visioconférence, le mis en cause, détenu à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.

“Rentrer en prison m’a fait un électrochoc. Je peux vous dire que ça ne me donne pas envie de recommencer. La prison, ça fait peur. Ça fait froid dans le dos. C’est plus que compliqué ici, pour moi. Je vous promets que je me tiendrai à carreau. J’ai tout reconnu dans cette histoire, dès le début.”

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