Colomiers | L’entraîneur de foot, condamné à de la prison ferme
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 10/04/2026
- 10:53
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- 31 l Haute-Garonne, Colomiers, Détention d'Images Pédopornographiques, Enregistrement d’Image à Caractère Pédopornographique, Entraineur De Football, FIJAIS, Interdiction d'Exercer auprès des Mineurs, Maintien En Détention, Obligation de Soins, Prison Ferme, Suivi Socio Judiciaire, Voyeurisme Sur Mineur
Cyril G., 36 ans aujourd’hui, a filmé des adolescents de 12 et 15 ans alors qu’ils étaient sous la douche, au vestiaire ou en train d’uriner. Et ce, pendant trois longues années. Au total, on dénombre 45 victimes.
L’éducateur de 36 ans était jugé pour ces faits jeudi 26 mars, mais le délibéré a été reporté à ce mercredi 1er avril 2026.
Il est donc tombé, en début d’après-midi : le prévenu a été reconnu coupable d’« enregistrement et détention d’image à caractère pornographique d’un mineur de moins de 15 ans », « voyeurisme sur mineur », et « utilisation d’un moyen pour apercevoir à son insu et sans son consentement ses parties intimes ».
Il a été condamné à trois ans de prison, dont deux ferme. Retour sur le jugement.
Pour rappel, l’éducateur sportif avait été interpellé en mai 2023 suite à deux séjours sportifs consécutifs à Mérignac, durant lequel il a poussé des joueurs de 12 et 15 ans à prendre leur douche dans sa chambre d’hôtel, afin de les filmer avec une caméra-espion.
L’enquête ouverte après ces faits a permis de mettre au jour un continuum de violences sexuelles, qui se sont déroulées entre début 2020 et mi-2023 au moins : par exemple, l’entraîneur filmait et prenait en photo les joueurs dénudés alors qu’ils étaient au vestiaire, ou quand ils urinaient, en leur donnant des directives pour qu’ils se placent en face de la caméra de son téléphone (cachée).
Ces actes, il a fini par les avouer, face aux preuves accablantes retrouvées sur ses appareils électroniques. Il a cependant insisté, lors de l’audience initiale, sur le fait que ses actions n’étaient pas motivées par la pédomanie, mais par un désir de « franchir l’interdit ».
Il avait utilisé un faux nom pour continuer d’entraîner des mineurs
Pas de quoi convaincre les magistrats, qui ont souligné les manquements au respect de son contrôle judiciaire, justifiant son placement en détention provisoire trois mois avant l’audience : alors qu’il avait interdiction d’entrer en contact avec des mineurs en amont du procès, Cyril G. a utilisé un faux nom pour tenter d’entraîner une autre équipe de football (de mineurs), courant 2025.
Face à ces éléments et au « risque de récidive élevé » soulevé par l’expert psychiatre dans son rapport, Cyril G. a donc été déclaré coupable.
« Le tribunal a relevé que tout au long de la procédure et pendant les débats, vous êtes resté dans une posture très ambivalente sur votre motivation, sur les ressorts du passage à l’acte »
, a d’abord déclaré le président de l’audience.
« Il nous paraît évident que vous avez souffert à cette période d’un trouble pédophile, dont vous n’avez pas pris la mesure, malgré plusieurs années d’introspection. Compte tenu de la nature des actes, du contexte et du trouble à la communauté sportive, et de votre dangerosité sociale qui reste présente, la peine adoptée est une peine de trois ans d’emprisonnement. »
Applaudissements dans la salle. « Dont un an, assorti d’un sursis simple. » Soit, en clair, deux ans ferme.
Une peine assortie d’une interdiction définitive d’exercer des activités impliquant un contact avec des mineurs et inscription au fichier des délinquants sexuels et un suivi sociojudiciaire de trois ans (avec injonction de soins).
Les parties civiles qui avaient demandé un dédommagement se sont vues accorder une indemnisation allant de 500 à 1 000 euros. Cyril G., qui comparaissait en détention provisoire, retourne donc en prison dès la fin du délibéré.
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