Chartres | Reconnu coupable d’agression sexuelle, le pédo bénéficie de laxisme judiciaire

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« C’est possible que je lui ai donné une tape, comme on fait à un cheval pour le faire avancer »
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L’apprentie adolescente est en arrêt de travail depuis trois mois et demi, à cause de l’état psychologique que lui auraient causé les actes dont elle accuse son chef d’équipe.

 

Un chef d’équipe est jugé pour harcèlement et agression sexuelle sur une apprentie, une adolescente.

Il assure :

« C’était juste de l’humour. Je ne voulais pas lui faire de mal ».

L’homme, dans le box des comparutions immédiates du tribunal de Chartres, clame :

« Mais c’est une adolescente?! »

« Je ne lui aurais jamais fait de mal ! »

Ni la jeune apprentie, ni sa mère, avec laquelle elle a porté plainte à la gendarmerie, le 7 avril, ne se sont déplacées au procès. Elles sont représentées par Me Auriane Libéros, leur avocate.

Pourtant, ce qu’elles reprochent au chef d’équipe de l’entreprise, dans laquelle la jeune fille fait son apprentissage, est grave.

Devant les gendarmes, alle a affirmé :

« Il n’arrête pas de me dire des choses à connotation sexuelle ».

La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, selon elle, aurait été le geste qu’il aurait eu, le 8 mars :

« Il m’a mis un doigt dans la raie des fesses, par-dessus mon jean ».

Au tribunal, lorsque sont évoqués les propos déplacés qu’il aurait tenus à la jeune fille, le chef d’équipe se défend avec conviction :

« C’est vrai que je lui ai dit à plusieurs reprises de se bouger le cul. Mais je parle souvent comme ça ».

Il nie avoir tenu d’autres propos beaucoup plus explicites :

« Je suis attristé et étonné. Je pensais qu’on s’entendait bien. Pourtant, je voulais la protéger. J’étais bienveillant avec elle ».

Il nie également l’agression sexuelle dont l’accuse l’apprentie.

« C’est possible que je lui ai donné une tape, comme on fait à un cheval pour le faire avancer et que ma main a frôlé ses fesses. Mais je n’ai pas mis de doigt. Je ne toucherais pas à une gamine ».

Son patron et ses collègues ont été entendus par les gendarmes. Les témoignages sont unanimes :

« C’est un excellent travailleur, mais il est brut de décoffrage. Il fait souvent des blagues graveleuses ».

Sur la jeune apprentie, les avis apparaissent plus mitigés.

Le patron de l’entreprise estime :

« Un métier trop difficile pour elle ».

« C’est la reine de l’absentéisme. »

Un autre de ses collègues assure que le chef d’équipe la :

« Taquinait souvent. Elle était tête en l’air. Mais ce n’était pas méchant ».

Ces explications n’emportent pas la conviction de la procureure de la République :

« Les déclarations de la victime ont toujours été circonstanciées, claires et précises ».

Elle réclame huit mois de prison, dont quatre mois ferme, et la révocation de trois mois supplémentaires d’un sursis précédent contre le chef d’équipe.

En défense, Me Dominique Jugnieau plaide la relaxe. Il assure aux juges :

« Vous êtes sur une ligne de crête ».

« Et la tâche est difficile de faire la part entre un humour déplacé et ce qui relève d’une infraction pénale. Pour ce qui concerne mon client, il s’agit bien d’humour déplacé. C’est un mec qui confond masculinité et virilité. Et sa virilité passe par un humour grivois. »

Au vu des documents qui figurent dans le dossier, l’avocat constate :

« Que la jeune fille est fragile, tant sur le plan émotionnel que sur le plan médical ».

L’apprentie est en arrêt de travail depuis trois mois et demi, à cause de l’état psychologique que lui auraient causé les actes dont elle accuse son chef d’équipe.

L’expert-psychiatre assure :

« Un traumatisme compatible avec ce qu’elle dit avoir subi ».

Me Jugieau continue :

« Elle est surprotégée par sa mère ».

Puis, il pose la question :

« Pourquoi a-t-elle porté plainte un mois après ? »

L’avocat a été entendu en partie par le tribunal. Le chef d’équipe est relaxé pour les faits d’agression sexuelle. En revanche, il est condamné pour harcèlement à six mois de prison, dont trois mois ferme, et à la révocation de trois mois du sursis précédent.

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