Essonne | 7enfants agressés sexuellements par un animateur à l’école Sauvageons-2

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« On n’a eu aucun soutien »
Les faits se sont produits en partie à l'école maternelle Sauvageons-2 de Brunoy. LP-Bartolomé Simon
Fin 2020, Laëtitia apprend, par une employée de la mairie de Brunoy, que son fils de 5 ans a été victime d’une agression sexuelle par un animateur périscolaire. Les faits concernent un référent cantine embauché au centre d’animation Robert-Dubois et à l’école Sauvageons-2.

L’animateur a été écarté en décembre dernier. Il aurait embrassé sept enfants à Brunoy.

Laëtitia, mère de famille, estime avoir été abandonnée par les autorités. La mairie assure de son côté avoir fait le nécessaire.

Le coup de fil tombe la veille de Noël 2020. Laëtitia apprend, par une employée de la mairie de Brunoy, que son fils de 5 ans a été victime d’une agression sexuelle par un animateur périscolaire.

Six mois après, elle mène toujours ses démarches judiciaires seules.

Les faits concernent un référent cantine embauché depuis février de cette même année, au centre d’animation Robert-Dubois et à l’école Sauvageons-2. Il s’occupait d’emmener les enfants au réfectoire puis de les surveiller lors d’une pause « lecture » après le repas.

La mère de famille demande des explications. Elle est reçue par deux élus de Brunoy le 27 décembre.

« Ils nous ont expliqué qu’un enfant s’était plaint après le départ de cet animateur, en disant : C’est dommage, il était drôle, il nous faisait des bisous sur la bouche ».

Sept enfants seraient concernés. Laëtitia dépose plainte au commissariat de Montgeron le 23 décembre avant d’être entendue à deux reprises par la brigade des mineurs de l’Essonne. L’enquête est toujours en cours.

Début décembre, le contrat de cet animateur, âgé d’une vingtaine d’années, n’a pas été reconduit en raison de son « immaturité ». Convoqué par la mairie après les faits, il aurait avoué avoir embrassé les enfants.

Le 15 février, la municipalité envoie un communiqué aux parents. Il indique que l’animateur a eu « comportement inapproprié » envers « quelques enfants ».

La mairie de Brunoy affirme avoir « immédiatement » pris ses responsabilités en suspendant l’animateur puis en signalant les faits à la direction départementale de la cohésion sociale. La ville s’est également portée partie civile. Avec l’association d’aide aux victimes Mediavipp, la commune avait annoncé avoir mis en place un suivi des familles.

Mais Laetitia n’a pas la même lecture des événements. Elle se souvient :

« Ce communiqué était flou. Sur Facebook, les gens sont devenus hystériques. C’était : On balance une bombe, débrouillez-vous ».

Car la maman a toutes les difficultés du monde à connaître les autres parents de victimes.

Pour Laetitia, aucun atelier pédagogique ni suivi n’a été mis en place pour les enfants par la direction de l’école et la mairie.

Depuis, son fils et plusieurs de ses camarades seraient très perturbés en classe.

Elle suggère :

« On aurait pu avoir un livre sur la question, ou la visite d’un psychologue ou d’un gendarme pour expliquer la situation aux enfants. Mais on n’a rien eu. Un minimum de bienveillance aurait été bienvenu ».

Contactée, la mairie, qui entend « faire en sorte que cela ne se reproduise plus », rappelle que :

« Les familles mais également les équipes pédagogiques ont été reçues, un psychologue est à leur disposition et des formations pour détecter ce type d’incident seront menées ».

« Sur les sept familles reçues, la grande majorité des parents ont été compréhensifs et nous ont indiqué que les enfants allaient bien malgré ce qui s’est passé ». La municipalité affirme encore :

Elle confirme que l’animateur, « qui disposait de tous ses diplômes », n’a pas été reconduit pour des raisons « professionnelles ».

Bruno Gallier, le maire (LR), insiste :

« La ville a agi comme il fallait. Un soutien psychologique a été proposé aux familles. Je suis également en lien avec les parents d’élèves, et n’ai eu aucun retour sur un éventuel comportement anormal des enfants après les faits ».

Laëtitia devrait être reçue prochainement par le maire.

Du côté de l’Education nationale, une psychologue a transmis le 28 mai un courrier aux parents pour leur demander si leur fils souhaitait être examiné.

Laëtitia souffle :

« C’est trop tard, trop léger. Cela fait six mois que mon fils suit un psychologue à l’extérieur, je ne les ai pas attendus pour ça ».

Le jeune animateur, lui, a été interdit d’exercer une profession en lien avec des mineurs sur le territoire national.

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