Cébazat | Encore des viols requalifiés en agressions sexuelles, sept ans de prison…

Les multiples pénétrations digitales ont été requalifiés en agressions sexuelles

Cébazat

Durant au moins deux ans, un père de famille a agressé sexuellement ses deux filles et celle d’un ami, alors mineures. Il a été condamné à sept ans de prison ferme et 8.000 euros de dommages et intérêts à ses deux filles. Et autant à la troisième victime.

«C’était de la tendresse avec des mains baladeuses »

C’est ainsi que cet homme de 48 ans défini les faits d’agressions sexuelles sur ses deux filles et celle d’un ami.

Mais, comme l’a rappelé le procureur, Julien Castelbou – avant de requérir une peine de huit ans d’emprisonnement – ce quadragénaire aurait aussi bien pu se retrouver devant une cour d’assises.

« S’il est ici, a-t-il expliqué, c’est uniquement parce que les faits de viol pour lesquels il aurait pu être poursuivi ont été requalifiés en agressions sexuelles. Cela peut permettre d’éviter une catastrophe judiciaire devant une juridiction criminelle ».

Autrement dit un éventuel acquittement…

L’orientation de ce dossier vers le tribunal correctionnel n’a rien enlevé, bien au contraire, à la gravité des actes commis et répétés avec une terrifiante régularité, pendant au moins deux ans, entre 2008 et 2010, à Sembadel (Haute-Loire), Cébazat (Puy-de-Dôme) et au Pontet (Vaucluse).

Alors âgées d’une dizaine d’années au moment des faits, les victimes sont aujourd’hui des jeunes femmes. Assises à quelques mètres du prévenu, elles essuient parfois quelques larmes et se prennent les mains.

Leur parole n’a jamais varié

Comme il l’a fait tout au long de l’enquête et lors de la phase d’instruction, le quadragénaire n’admet que quelques gestes « d’affection maladroite » par-dessus les vêtements des fillettes.

Le pédocriminel nie invariablement les accusations les plus graves comme les innombrables caresses sur le sexe ou les multiples pénétrations digitales.

« Je ne suis pas sûr de l’avoir fait », lâche-t-il d’un air détaché.

Face à cet homme décrit par les avocates des parties civiles, Mes Golfier et Cherasse, comme « un véritable prédateur sexuel », les victimes ont évoqué, avec pudeur, les dégâts causés par cet homme. Sans provoquer la moindre réaction chez lui.

« Je m’excuse pour les victimes », consentira-t-il simplement à dire sur un ton froid et mécanique.

Un peu plus tôt, son avocat, Me Jaffeux, avait indiqué que son client :

« ne peut pas reconnaître ce qu’il n’a pas fait » et avancé « un manque de preuves permettant d’étayer les faits les plus graves ».

Mais la parole des trois victimes, qui n’a jamais varié depuis la révélation des faits, en 2013, a balayé le moindre doute qui aurait pu subsister quant à la réalité de leur calvaire.

Les sept ans de prison ferme sont assortis de dix ans de suivi sociojudiciaire.

Source : lamontagne

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