Amiens | Le parrain passe de la pédophilie virtuelle à l’agression sexuelle de sa filleule

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J’ai violé ma filleule, je suis un monstre
David, 25 ans, a été “condamné” à 6 mois de bracelet électronique par le tribunal d’Amiens pour agressions sexuelles commises sur sa cousine (et filleule) de 6 ans, en 2020 et 2021 dans le sud de la Somme. Il avait pourtant avoué avoué lui avoir imposé une fellation (mais est revenu sur ses aveux).

Mi-2021, un site de surveillance américain signale aux autorités françaises les agissements de David, 25 ans, un habitant du sud de la Somme qui télécharge et diffuse régulièrement des films pédopornographiques.

Il reçoit une convocation

C’est là que le dossier devient atypique : il devance l’appel et se rend à la gendarmerie où, après en avoir parlé à ses parents, il avoue non seulement ses agissements sur le web mais aussi des faits beaucoup plus graves sur une petite fille de 6 ans, Léa (prénom modifié), qui est à la fois sa cousine et sa filleule.

Il décrit des attouchements, des masturbations en se collant à l’enfant et même – un acte passible des Assises – avoir mis son sexe dans la bouche de la victime.

« J’ai violé ma filleule, je suis un monstre », dit-il aux militaires.

Il reviendra sur ce dernier aveu, le pire, expliquant avoir forcé le trait pour protéger la petite.

Son avocate Me Sonia Houzé parle « d’autoflagellation ».

À la barre ce mardi, David pleure de chaudes larmes et n’a pas assez de mots assez durs contre lui-même : « Je ne nie rien. Rien ne peut justifier. J’aurais dû trouver des solutions. Quand j’angoissais, je téléchargeais. Les attouchements, c’est parce que je ne pouvais pas télécharger devant elle… »

En même temps, il refuse d’admettre que son but était le plaisir sexuel, ce qui inquiète le procureur, qui relève – à juste titre – qu’à plusieurs reprises le prévenu parle de sa « fille » et non de sa « filleule ».

Évidemment, les parents de l’enfant n’ont rien pu imaginer.

« On avait entière confiance, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession », soupire la maman, qui avait néanmoins relevé des signes gênants : « La marraine et même nous avions presque du mal à garder Léa le week-end. C’était difficile de lui dire non. Il voulait tout le temps l’avoir. Il nous a fait une scène quand on lui a coupé les cheveux ».

« Elle est devenue sa proie », résume Me Benoît Varin, partie civile, qui souligne que Léa, en apparence peu perturbée en 2021, connaît actuellement des difficultés psychologiques.

Jugement : 36 mois dont 6 ferme sous bracelet électronique….

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