Orléans | Des peines de prison minimes pour les trois violeurs d’un réseau pédo
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 12/06/2026
- 19:49
Jusqu’à ce vendredi 12 juin, quatre hommes âgés de 37 à 64 ans sont jugés à Orléans pour avoir consulté des milliers de contenus pédocriminels via une messagerie commune. Il est aussi reproché à trois d’entre eux d’avoir violé des mineures dans le but de filmer les actes sexuels et de les partager à leur tour.
Marié, père de famille, divorcé ou décrit, à l’inverse, comme un “loup solitaire”. L’un, informaticien, voulait devenir pilote dans l’armée, quand son voisin sur le banc des accusés a arrêté l’école à 16 ans pour travailler sur les marchés. Ils ont eu des parents maltraitants ou “une enfance heureuse”, des addictions, pas d’addiction, des antécédents judiciaires ou un casier vide de toute mention.
Des viols filmés
Lundi 8 juin, le procès de quatre hommes interpellés dans le cadre d’une enquête sur un vaste réseau en ligne de contenus pédocriminels, s’est ouvert à Orléans, devant la cour criminelle du Loiret.
Domiciliés aux quatre coins de la France, les accusés ne s’étaient jamais rencontrés physiquement avant d’être interpellés au courant de l’année 2023.
Leur point commun : tous fréquentaient une messagerie en ligne via laquelle s’échangeaient des milliers de contenus pédocriminels. Photos dénudées, attouchements, pénétrations et fellations filmées… L’âge des victimes, lesquelles faisaient parfois partie de la même fratrie, oscillait de 16 ans à… 11 mois.
Un enquêteur sous pseudo
Spécialisé dans les nouvelles technologies, un enquêteur de la Section de recherches d’Orléans va intégrer sous pseudonyme cette messagerie. Son objectif a de quoi donner le vertige : il doit absorber des heures et des heures d’images… afin d’identifier les victimes et, grâce à elles, leurs agresseurs.
La stratégie va payer : en mars 2023, une victime de 16 ans confirme être bien l’adolescente qui, dans une vidéo diffusée sur le fameux canal, pratique une fellation à un homme bien plus âgé qu’elle. La jeune fille va donner l’identité puis reconnaître sur tapissage photographique cet homme, l’un des quatre accusés, Hervé Dunas, aujourd’hui âgé de 51 ans.
Ce procès est une plongée dans les affres de la pédocriminalité.
En légende d’un cliché de sa fille mineure envoyé sur le fameux canal, Jérémie P. dira
“Je veux qu’elle soit un vide-couilles”.
Secrétaire de mairie à l’époque des faits, l’homme de 52 ans est notamment jugé pour détention et diffusion d’images pédocriminelles (en plus de ces faits, les trois autres accusés sont aussi jugés pour viols).
Informaticien installé dans le sud de la France, marié et père de deux filles, Manuel C., 64 ans, est notamment jugé pour des viols sur la fillette de ses amis, qui se seraient étendus de ses 3 à 6 ans. Des pénétrations digitales, vaginales et anales filmées sur un téléphone et là encore envoyées sur le fameux canal.
Deux victimes de 8 ans
Quant à Noé Roger, 37 ans, sa place est centrale dans ce procès. Célibataire sans enfant, cet homme issu de la communauté des gens du voyage aurait été l’administrateur du groupe. Pour nourrir son “canal”, il lui est reproché d’avoir pris contact avec des mineures et de leur avoir demandé de se livrer, tout en se filmant, à des actes sexuels, notamment des pénétrations vaginales avec des brosses à cheveux. Deux victimes de 8 ans ont été identifiées.
Pour approcher des mineurs, les communautés liées à la pédocriminalité ont des techniques bien rodées. Leurs premières portes d’entrée : TikTok et Instagram. Entre les victimes, des points communs, observe l’enquêteur de la Section de recherches : “On est souvent face à des mineurs qui ont une méconnaissance de la sexualité et un environnement familial complexe (séparation des parents, placement en foyer…).”
“Mais dans ce dossier, il y a une constante: toutes les victimes avaient un accès libre aux réseaux sociaux, avec parfois quasiment aucun contrôle parental.”
S’ils doivent encore être interrogés sur les faits d’ici vendredi 12 juin où le verdict est attendu, les quatre accusés, qui reconnaissent globalement ce qui leur est reproché, ont exprimé des regrets. “Mes actes sont monstrueux”, lâche Noé Roger, l’administrateur présumé du groupe.
“Les victimes doivent savoir que ce n’est pas de leur faute si elles sont tombées sur un pédophile comme moi.”
À l’entendre, ce serait presque de sa faute à elle. Une petite fille de 3 ans encore incapable de s’habiller toute seule, mais qui aurait eu envie un peu trop souvent de “jouer au docteur”. Et lui, finalement, il “dérape”.
Lui qui, depuis déjà près de dix ans, accumule sur ses ordinateurs des milliers de contenus pédocriminels : 77.000 vidéos, plus de 300.000 photos. Les magistrats ont beau avoir le cœur bien accroché.
“C’est notre métier, observe le président de la cour criminelle du Loiret, Sébastien Evesque. Là, Monsieur, on a des vidéos de zoophilie avec des nourrissons. Bon… voilà quoi.”
Des viols filmés puis diffusés
Au deuxième jour du procès, à Orléans, des membres d’un vaste réseau pédocriminel, les faits reprochés à Manuel C. ont occupé une part importante des débats. Contrairement à ses trois co-accusés, il est le seul dont le parcours de vie ne laissait rien présager de ses actes : informaticien de métier, “enfance heureuse” de son propre aveu, marié, père de deux filles.
L’homme de 64 ans, qui vit alors à Marseille, est arrêté en 2023. Sa ligne de défense, aujourd’hui, est on ne peut plus glissante : s’il reconnaît les faits, il donne, pour les justifier, des explications pour le moins atypiques.
L’accumulation de milliers de photos et de vidéos sur ses ordinateurs ? Une “enquête personnelle”, dit l’ex-informaticien, pour “comprendre le fonctionnement” des pédocriminels, lui le père de famille se décrivant comme “viscéralement opposé aux réseaux sociaux”, ces mêmes réseaux qu’il va pourtant utiliser pendant près de dix ans pour partager les contenus.
Des photos de ses propres filles
Les photos de ses filles en maillot de bain découvertes par les enquêteurs au milieu des fichiers ? “Sans doute une mauvaise manipulation de ma part.”
Les viols sur la fillette de 3 ans d’un couple d’amis ? Noyé dans la fange de ce qu’il compulse depuis des années, le père de famille aurait fini par “perdre les pédales” à son tour, dit-il. Ces viols vont s’étendre jusqu’aux 5-6 ans de la petite fille. Manuel C. va d’abord les nier en garde à vue, avant de reconnaître des “attouchements” quand les enquêteurs de la Section de recherches d’Orléans le mettent face aux images de ses actes (des pénétrations digitales, entre autres), l’accusé ayant tout filmé avec son téléphone.
De très nombreuses vidéos de la petite fille se retrouveront sur un canal de discussion réunissant plusieurs pédocriminels. C’est en intégrant ce dernier sous pseudonyme qu’un gendarme de la Section de recherches d’Orléans va enquêter et permettre l’arrestation des quatre accusés dans cette affaire.
Un piratage informatique
L’ex-informaticien nie avoir sciemment diffusé ces vidéos. La faute à un “piratage informatique”, des “robots qui repèrent les ordinateurs ayant de très lourds fichiers pour les aspirer
“Un ensemble d’explications complètement invraisemblables”, juge l’avocat général, Nathanël Bénet.
“Donc si je comprends bien, vous faites tout ça pendant des années un peu comme si vous meniez des recherches en sociologie sur les pédocriminels, et donc vous niez avoir toute excitation sexuelle pour les prépubères.”
“Mais comment vous les expliquez, alors, ces vidéos où vous demandez à une enfant de 3 ans de vous masturber, où vous êtes clairement en érection et allez même jusqu’à l’éjaculation ?”
“Non, non, je n’ai pas de désir pour les mineurs”, persiste Manuel C. Et d’ajouter : “Si j’avais été plombier plutôt qu’informaticien, je n’en serais pas là aujourd’hui.”
Zoophilie, inceste… les “ignobles” fantasmes des accusés
Des mots. Tous ceux que la cour criminelle du Loiret égrène jusqu’à la nausée, depuis trois jours, pour parler des “fantasmes” des accusés. Des mots entrés sur des moteurs de recherche, échangés via des réseaux sociaux méconnus du grand public, des mots qui traversent le pays, et parfois ses frontières.
En France, un internaute se disant de Saint-Brieuc annonce à Jérémie P., l’un des quatre accusés au procès de pédocriminalité qui s’est ouvert le 8 juin à Orléans, les tarifs pour violer ses deux filles mineures :
80 € pour sodomiser “sa petite” et pour une fellation pratiquée “par sa grande”. Le langage, dans la réalité des échanges entre les deux hommes, est bien plus brutal.
Des fantasmes “ignobles”
Pourquoi Jérémie P. s’en formaliserait ? De sa propre fille mineure, l’ancien secrétaire de mairie de 52 ans dira justement qu’il la verrait bien en “vide-couilles”, n’hésitant pas à partager des photos d’elle dans un canal de discussion réunissant des dizaines de pédocriminels.
“Je vais épargner à la cour les mots que vous employez pour décrire les pratiques que vous souhaiteriez voir sur votre fille”, dit Sébastien Evesque, le président de la cour criminelle du Loiret.
Des mots, rien que des mots “et du virtuel”, se défend Jérémie P.
“Je sais que ça peut paraître difficile à comprendre, mais ce ne sont que des fantasmes… ignobles. Jamais je n’ai touché ma fille et jamais je ne serais passé à l’acte.”
Avec Léa (le prénom a été modifié), une adolescente de 15 ans, c’est pourtant bien un rendez-vous que Jérémie P. semble vouloir organiser. Il ne se concrétisera jamais, ce qui vaut à l’accusé d’être “uniquement” poursuivi pour corruption de mineure, détention et diffusion de contenus pédocriminels quand les trois autres accusés dans ce dossier sont, en plus des faits de détention et de diffusion, également jugés pour viols.
Entre “personnes consentantes”
Car cette jeune Léa, Hervé Dunas va la rencontrer et avoir des rapports sexuels avec elle. L’homme de 51 ans, employé sur un bateau lors des faits, n’a jamais ignoré son âge.
“Mais pour moi, c’étaient des rapports entre deux personnes consentantes. Aujourd’hui, je me rends compte que ce sont des viols.”
Là encore, les internautes présents sur ce fameux canal, qu’un inspecteur de la Section de recherches d’Orléans intégrera sous pseudonyme en permettant l’arrestation des quatre accusés, pourront “profiter” d’images de l’adolescente en train de se pénétrer elle-même. Des clichés partagés par Hervé Dunas.
De faux profils sur les réseaux
Jetée dans la fosse aux lions, la jeune fille, qui souffre d’un trouble du spectre autistique, va se retrouver en contact avec des dizaines de pédocriminels.
Ils auront, comme Jérémie P., ces mots pour elle :
“Trainée à labourer, chienne à foutre”.
Noé Roger, 37 ans, est un administrateur de ces “groupes de discussion”, l’un spécialement créé pour appâter des pères prêts à violer leurs enfants ou à les livrer en pâture aux autres.
Depuis sa caravane, l’homme issu de la communauté des gens du voyage se crée de faux profils sur les réseaux sociaux, y repère ses proies. Des jeunes filles âgées de 9 à 13 ans, auxquelles il demande de se filmer en se pénétrant “avec des stylos, des brosses à dents”…
Les peines requises
Des peines allant de 10 à 20 ans de prison ont été requises à l’encontre des quatre hommes.
Un “vertige”. C’est, pour l’avocat général Nathanël Bénet, l’impression que donne cette affaire.
Elle “synthétise le pire” d’une pédocriminalité qui, par ses chiffres – des millions de fichiers, combien de victimes dans le monde ? –, donne aux observateurs de ce procès le sentiment d’échapper “à tout contrôle”.
“Au contrôle d’Internet, de la société, de la justice”, liste une avocate de la partie civile.
“Les enfants feront les femmes et les hommes de demain, ils sont l’avenir de notre humanité. Que mettons-nous en place pour les protéger ?”
Face à “l’horreur de faits qui ne disparaîtront peut-être jamais d’Internet et auront des conséquences à vie pour les victimes, je vais devoir requérir des peines maximales ou proches des maximales”, prévient l’avocat général.
Contre Noé Roger, 20 ans de réclusion criminelle, avec une peine de sûreté aux deux tiers et un suivi socio-judiciaire de 20 ans.
La justice a réussi à retrouver deux victimes, de très jeunes adolescentes lors des faits. Par ces “mécanismes de manipulation puis de menaces” si les jeunes filles refusaient de se livrer à ces actes.
“Deux viols sont reprochés à l’accusé”, rappelle l’avocat général, sans compter la détention et la diffusion de très nombreux fichiers pédocriminels.
“Ces vidéos n’ont pas été diffusées devant la cour. Je ne pense pas que c’était nécessaire. Mais pour y avoir eu accès lors de cette enquête, je peux témoigner de leur horreur : un très grand nombre d’enfants victimes de viols, filmés en France ou à l’étranger, qui pleurent, hurlent de douleur,”dénonce Nathanel Bénet, l’ avocat général.
20 ans de réclusion criminelle, les deux tiers en sûreté, sont requis à l’encontre de Manuel C., assortis d’un suivi socio-judiciaire pendant vingt ans.
Le père de famille installé dans le sud de la France lors des faits est poursuivi pour diffusion, détention, mais aussi pour 8 viols et 11 agressions sexuelles à l’encontre d’une fille d’un couple d’amis, alors âgée de 3 à 5 ans.
Des pénétrations digitales (anales et vaginales), là encore filmées puis diffusés sur les canaux de discussion sur ICQ.
L’informaticien père de deux filles possédait également, sur ses ordinateurs et disques durs, quelque 77.000 vidéos et plus de 300.000 photos, fruit d’un ancrage “de plusieurs années dans la pédocriminalité”, estime l’avocat général.
“Là encore, il faut s’intéresser à ce que Manuel C. regarde : des contenus où des actes de BDSM ou de zoophilie sont pratiqués sur des mineurs.”
18 ans de réclusion criminelle avec une peine de sûreté aux deux tiers et un suivi socio-judiciaire de 15 ans ont été requis à l’encontre de Hervé Dunas.
À cet ancien employé sur un bateau lors des faits, il est reproché 5 viols commis sur Léa (le prénom a été modifié), 15 ans.
Atteinte d’un trouble du spectre autistique, l’adolescente a, au moment des faits, “la maturité d’une jeune fille de 13 ans”, rappelle Nathanël Bénet.
“Je le dis et le répète, nous allons parler ici de consentement : il n’y a aucun monde où des jeunes filles de ces âges sont en mesure de consentir librement aux rapports que l’accusé va avoir avec Léa.”
En l’occurrence : des pénétrations anales, vaginales et buccales, relations s’étant déroulées “dans les toilettes d’un parc public” à Saint-Lô, l’accusé n’ayant pas hésité à parcourir “250 km” pour retrouver Léa.
Là encore, une fellation pratiquée par l’adolescente sera filmée puis diffusée sur ICQ.
Jetée en pâture, l’adolescente va se retrouver en contact avec des pédocriminels, dont le dernier accusé de ce dossier : Jérémie P.
Cet ancien secrétaire d’une mairie était le seul à n’être pas poursuivi pour viol.
10 ans de prison avec mandat de dépôt (incarcération immédiate), assortis d’une peine de sûreté de 5 ans et 20 ans de suivi socio-judiciaire, ont été requis.
L’homme, père d’une fille mineure dont il n’hésitera pas lui aussi à partager des clichés (non sexuels) sur ICQ, était poursuivi pour détention, diffusion et corruption de mineurs. Il va lui aussi entrer en contact avec la jeune Léa,
“L’incitant à se livrer à la prostitution, disant vouloir la former à plusieurs pratiques sexuelles dans l’idée qu’elle se lance dans le porno à sa majorité”.
Les échanges entre l’accusé et la jeune adolescente laissent suggérer qu’une rencontre dans une chambre d’hôtel se préparait.
“Si l’accusé n’avait pas été interpellé, je n’ai aucun doute sur le fait que cette rencontre aurait eu lieu.”
Des peines bien en deçà du requis
D’un côté, l’émotion s’empare du pays après le meurtre de Lyhanna, les politiques s’en mêlent, fustigent les gendarmes et les magistrats.
De l’autre, la cour criminelle du Loiret, loin du tumulte médiatique, juge une affaire hors normes de pédocriminalité. Des milliers d’heures de travail pour la Section de recherches de la gendarmerie d’Orléans, 10.000 pages d’enquête, un monstre de procédure accouchant de plusieurs arrestations.
“Ce dossier nous montre que, avec des moyens, on y arrive. Mais ne nous voilons pas la face : il reste encore beaucoup de chemin pour protéger les enfants victimes de violences.”
Nathanël Bénet (l’avocat général)
Des hommes qui, pour nourrir la bête, ne font pas que consommer : ils se mettent à produire, c’est-à-dire à violer.
Créateur de deux groupes réunissant des pédocriminels francais, Noé Roger, 37 ans, a été condamné à 16 ans de réclusion criminelle, au lieu de 20.
Poursuivi pour détention, diffusion, 11 agressions sexuelles et 8 viols, Manuel C., 64 ans, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle au lieu de 20.
Hervé Dunas, 51 ans, a été condamné à 11 ans de réclusion criminelle au lieu de 18.
Célibataire sans enfant, l’homme travaillait sur des bateaux quand il a eu plusieurs rapports sexuels avec Léa (prénom modifié), 15 ans. Une adolescente extrêmement fragile et atteinte d’un trouble du spectre autistique.
Seul à n’être pas poursuivi pour viol, Jérémie P., 52 ans, a été condamné pour détention, diffusion et corruption de mineure, à 6 ans de prison au lieu de 10.
Ne pas “céder aux sirènes populaires”
De longues années de suivi socio-judiciaire ont été ordonnées pour les 4 accusés, dont les peines sont assorties d’une période de sûreté aux deux-tiers (ils seront éventuellement libérables après avoir purgé les deux-tiers de leur peine).
Les juges ont, semble-t-il, été sensibles aux arguments des avocats de la défense, qui les ont exhortés à ne pas céder aux “sirènes populaires”, faisant évidemment allusion à l’affaire Lyhanna.
“Si j’écoute notre ministre de la Justice, je ne me tiens pas devant vous aujourd’hui – (Gérald Darmanin a récemment qualifié les pédocriminels “d’incurables”) – . Il est important de le rappeler : nos clients sont des êtres humains et non des monstres. Les monstres, c’est pour les contes de fées.” – ME SIMON (Avocate de la défense)
Et Me Narcy d’insister : “Heureusement pour l’humanité, on ne nait pas pédophile. C’est un trouble qui se développe”, pour lequel il faut “une prise en charge thérapeutique”, a completé Me Simon.
Les accusés ont présenté leurs excuses aux victimes. Des enfants ou, à l’époque des faits, de jeunes adolescents, qui resteront “marqués à vie”, ont rappelé les avocats de la partie civile. C’est d’autant plus vrai avec la pédocriminalité en ligne :
“Les victimes devront apprendre à se construire avec des photos et des vidéos d’elles qui ne disparaitront sans doute jamais d’Internet.”
La République du Centre a choisi de ne pas divulguer l’identité de Manuel C., afin que sa victime, mineure, ne puisse pas être identifiée, et de Jérémie P., également afin de protéger sa fille mineure dont il a partagé des clichés dans des canaux pédocriminels.
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