Grasse | Un surveillant écope de 12 mois de sursis pour agressions sexuelles sur mineures

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La principale du collège alertée par la mère d’une élève
Un surveillant d’une vingtaine d’années condamné le 27 mai par le tribunal correctionnel de Grasse pour agression sexuelle sur 2 élèves mineures du collège où il officiait. Âgées de 14 et 15 ans à l’époque les 2 jeunes filles fragilisées par l’adolescence et leurs parcours de vie ont porté plainte

Il s’exprime à voix basse, les mains souvent nouées autour du dos, que le tribunal correctionnel de Grasse a été amené à juger, ce mercredi matin, pour agression sexuelle sur mineures : des baisers et attouchements à la poitrine.

Âgé d’une vingtaine d’années, C. était surveillant dans le collège des deux victimes, âgées respectivement de 14 et 15 ans au moment des faits.

Ces derniers ont été commis dans une commune située non loin de Grasse.

Faveurs accordées

C’est un signalement de la principale du collège datant de novembre 2025 qui a fait débuter l’enquête.

Elle a été alertée par la mère d’une élève qui lui a confié que sa fille entretenait une relation avec un surveillant.

« Des photos intimes ont été échangées, détaille la présidente du tribunal Mariel Dubreuil. Photos que vous auriez par la suite demandé d’effacer. »

Outre ces échanges, des rendez-vous sont donnés à l’extérieur et dans les couloirs du collège et des faveurs accordées aux élèves.

« Elles pouvaient utiliser leurs portables à l’intérieur du collège. Vous alliez leur chercher à manger à l’extérieur si ce que proposait la cantine ne leur plaisait pas. »

« C’était une période délicate pour moi, a répété C. à la barre, ajoutant ne pas reconnaître la personne qu’il était à ce moment-là. »

Longuement entendues par les enquêteurs, les deux adolescentes ont partagé leur malaise mais également leur mal-être, l’une d’elles ayant d’ailleurs fait une tentative de suicide.

« 15 ans c’est l’âge où les émotions sont immenses », a plaidé maître Lucie Lomelet.

« C’est un jeune homme qui a profité de son statut et de son autorité. Il savait qu’il agissait mal puisqu’il a demandé l’effacement des messages », a tonné le procureur Anthony Carello.

« C’est un dossier extrêmement difficile à défendre et à juger », a plaidé maître Franck Ginez, avocat du jeune homme, insistant sur l’immaturité de son client.

Le tribunal a condamné le jeune surveillant à 12 mois d’emprisonnement avec sursis, une interdiction d’exercer une activité en contact avec des mineurs ainsi qu’une inscription au Fijais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes) avec obligation de déclarer sa situation tous les six mois.

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