Corrèze | Un éducateur sportif de 42 ans a été jugé, ce jeudi 4 juin, devant le tribunal correctionnel de Brive pour corruption de mineur
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 11/06/2026
- 17:51
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Quand cette collégienne s’est rendue, en novembre 2025, chez l’assistante sociale d’un collège du bassin de Brive, c’était d’abord pour se plaindre de ses difficultés d’endormissement et de concentration en classe. Interrogée plus en profondeur par la professionnelle sur l’origine de ce trouble, l’adolescente avait facilement identifié la cause du problème : « Le cousin de son père ».
Trois épisodes pointés du doigt
Ce dernier, âgé de 42 ans, a finalement comparu, ce jeudi 4 juin, devant le tribunal correctionnel de Brive pour répondre de « corruption de mineur ». Pendant plusieurs mois avant le signalement, le prévenu avait répété les propositions inappropriées à la jeune fille. Durant l’été, il avait rejoint la victime dans la piscine et fait, devant elle, le poirier, sans maillot de bain.
Après avoir vu ses parties génitales, la collégienne avait immédiatement quitté le bassin.
Puis, en novembre, « le cousin de papa » l’avait invitée chez elle pour jouer au bowling sur la console.
« Celui qui perd enlève un vêtement », avait proposé l’hôte de la maison.
Face au refus de la mineure, il lui avait demandé de garder le secret. Quelques semaines plus tard enfin, il avait rejoint l’adolescente dans sa chambre en laissant dépasser son sexe du jogging. « Tu l’as vu, lui ? », avait-il demandé.
« Une progression inquiétante »
« Il y a dans sa démarche une progression inquiétante. Il lui a acheté des boucles d’oreilles. Il lui a parlé de pari. Aujourd’hui, la victime souffre d’un stress aigu en lien avec les faits, de réveils nocturnes, de troubles de la concentration. »
– Me Emmanuel Garrelon, avocat de la victime.
« Il y a une normalisation de l’acte, à travers la proposition de jeu à un mineur, un procédé que l’on retrouve souvent dans ce genre d’infractions. L’attirance pour les mineurs a été confirmée par la découverte de recherches à caractère pédocriminel dans son ordinateur »,
a abondé Camille Badufle pour le ministère public.
Un dernier élément qui soulève une question : le prévenu était-il en train de glisser du visionnage d’images pédocriminelles à l’acte en lui-même ?
À la barre, le quadragénaire n’a reconnu devant les magistrats que l’épisode de la console de jeux était « une bêtise sans arrière-pensée. C’était nul de ma part », a sobrement reconnu celui qui a été exposé dans sa jeunesse à des violences sexuelles.
Une analyse un peu courte pour le tribunal au regard des nombreuses recherches sur des sites pour adultes ciblant des adolescentes et des scènes incestueuses.
« Je regarde sur les ordinateurs mais je ne suis pas attiré. Tout est contre moi. Je ne veux pas passer à l’acte, sinon je ne serais pas éducateur sportif », a déclaré l’intéressé. « C’est bien ce qui nous inquiète », a rétorqué la présidente du tribunal.
Le tribunal a décidé de le condamner à huit mois de détention à domicile, assortis d’une interdiction de contact avec la victime, et d’avoir une activité avec des mineurs pendant dix ans. Un suivi socio-judiciaire de trois ans a été ordonné.
Le prévenu a aussi été inscrit au FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes).
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