Lorient | Jean-Pierre Mahé, 53 ans prend quatre ans pour agressions sexuelles sur mineures

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Il récidive sous contrôle judiciaire
Accusé d’agressions et de harcèlement sexuels, un ancien inspecteur à l’Aide sociale à l’enfance du Morbihan a été condamné ce lundi 18 mai 2026 à quatre ans de prison ferme par le tribunal de Lorient. Cette peine est assortie d’un mandat de dépôt à délai différé et d’une exécution provisoire.

Le tribunal judiciaire de Lorient (Morbihan), ce lundi 18 mai, a condamné Pierre-Jean Mahé, Ploemeurois de 53 ans, à quatre ans de prison ferme. Cette peine est assortie d’un mandat de dépôt à délai différé et d’une exécution provisoire, ce qui signifie que s’il interjette appel de la décision – il dispose de dix jours pour le faire – il sera quand même maintenu en détention.

Le 27 avril dernier, le quinquagénaire a comparu pour deux viols – correctionnalisés en agressions sexuelles avec l’accord des deux plaignantes – et plusieurs autres faits de harcèlement sexuel et d’appels téléphoniques malveillants par une personne abusant de l’autorité que lui conférait sa fonction.

Ancien gendarme, le prévenu était alors inspecteur à l’Aide sociale à l’enfance du Morbihan (ASE). Ses victimes étaient tout à la fois des mineures et de toutes jeunes majeures alors placées sous sa responsabilité. Seules deux d’entre elles étaient présentes au procès, aux côtés de deux éducatrices qui les encadraient.

Une ancienne compagne figurait aussi sur le banc des plaignantes.

« Farfelues et improbables »

À l’audience, interrogé sur ces faits vieux de six à douze ans (!), le mis en cause a balayé toutes les accusations d’un tout est faux. Il n’a admis qu’une posture professionnelle pas adaptée. Au terme de douze heures d’auditions, et après que la procureure a requis six ans contre cet homme sexiste, manipulateur et mensonger, son avocat rennais avait qualifié certaines déclarations de farfelues, déraisonnables et improbables.

Me Jérôme Stéphan avait regretté que l’on n’ait jamais questionné la crédibilité des deux principales accusatrices.

Objet d’une nouvelle plainte

Alors que le tribunal impose au quinquagénaire de verser 10 000 € à la jeune majeure agressée, 3 800 € à l’ancienne compagne (pour laquelle l’agression sexuelle est requalifiée en violences) et 1 € au Conseil départemental du Morbihan, partie civile, il lui interdit d’exercer toute activité salariée ou bénévole au contact régulier de mineurs pendant dix années.

Or, Pierre-Jean Mahé, aujourd’hui reconverti dans la pose de pompes à chaleur, fait l’objet d’une nouvelle plainte pour agression sexuelle.

Elle a été déposée en février 2025 par le père d’une mineure de 17 ans que le quinquagénaire, pourtant sous contrôle judiciaire et dans l’attente de ce procès, avait prise en stage à l’été 2024 dans sa petite entreprise de Ploemeur.

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