Villegly | Un homme condamné pour détention d’images pédopornographiques
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
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- 21/05/2026
- 15:45
Lundi 16 février, un Manceau de 52 ans a comparu devant le tribunal de Carcassonne pour répondre de “détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique“.
Les faits reprochés courent du 1er janvier 2025 au 2 février 2026 à Villegly, à une douzaine de kilomètres de Carcassonne.
Dans cette affaire de “détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique”, ce sont deux enfants aujourd’hui majeurs, qui vont pousser la porte de la brigade de gendarmerie en ce début du mois de février, pour dénoncer leur père après avoir constaté sur son téléphone qu’il y avait plusieurs photos de mineurs dénudés pratiquant des actes de nature sexuelle.
Nous sommes là sur la commune de Villegly, dans le nord du département de l’Aude, à une douzaine de kilomètres de Carcassonne.
Sur l’application dédiée utilisée par ce père de famille seront également découverts plusieurs échanges salaces avec d’autres personnes, en lien avec ces photos pédocriminelles.
En exploitant les captures d’écran fournies, les gendarmes vont aussi découvrir la photo d’une petite voisine que le père de famille partageait avec d’autres en la faisant passer pour sa propre fille, avec des commentaires dégradants et glaçants dont nous vous épargnerons la teneur…
Lundi 16 février après-midi, c’est dans ce contexte que Nicolas, âgé de 52 ans, est arrivé sous escorte des gendarmes à la barre du tribunal de Carcassonne.
Jugé en comparution immédiate, ce natif du Mans résidant à Villegly avait ainsi à répondre de la détention d’images de mineurs en train d’être violés.
En sachant que ce dernier a déjà eu affaire à la justice en 2019 pour des faits de “corruption sur des mineurs de (moins de) 15 ans”, pour lesquels il a été condamné à six mois de prison assortis d’un sursis probatoire pour durée de dix-huit mois.
Face aux interrogations de la présidente Anne Nappez, le prévenu a reconnu les faits reprochés en parlant de pulsions, et en indiquant qu’il ne détenait “pas obligatoirement que des contenus pédopornographiques…
Ça fait près d’un an que j’ai recommencé. Il y a un côté de moi qui me dit d’aller vers des choses de ce style, de rester et de regarder. Pour moi, c’est juste de l’excitation visuelle. Je ne suis pas digne d’être père, c’est monstrueux !
Selon le rapport de l’expert psychiatre qui l’a examiné, le prévenu a “une introspection restant superficielle. Il verbalise une possible addiction, et présente un risque indirect pour les mineurs. Une injonction de soins pourrait favoriser une prise de conscience, avec une prise en charge de manière spécialisée…”
Sur la personnalité du prévenu, on apprend qu’il est marié depuis plus de trente ans et qu’il a deux enfants.
Il est directeur d’un magasin discount.
Au ministère public, sa représentante a évoqué “un dossier montrant que les délinquants sexuels peuvent être monsieur tout le monde”.
Avant de revenir sur “la consommation d’images pédocriminelles qui nourrit un véritable trafic. Même en tant que simple consommateur, on alimente les réseaux pédocriminels !
Là, on parle d’enfants âgés de 8 à 15 ans avec des rapports non consentis avec des adultes…
Le prévenu dit aujourd’hui qu’il n’arrivait pas à contrôler ses pulsions, avec une dangerosité réelle pour les mineurs.
Quelle était la prochaine étape ?
On ne peut pas prendre le risque de le laisser libre avec ses pulsions !
La peine de trois ans de prison avec un mandat de dépôt a ainsi été requise.
Tout comme un suivi sociojudiciaire pour une durée de cinq ans avec une injonction de soins, et une interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des mineurs.
Pour la défense, Me Laurence Cormouls-Houlès a dénoncé des réquisitions extrêmement hautes.
“Il y a deux Nicolas chez mon client, car il est malade. Il souffre d’une addiction dont il n’arrive pas à se défaire. C’est vraiment dans son cerveau que ça bloque à ce moment-là ! À aucun moment il allait passer au réel. Le reste, ce sont des suppositions. Ce n’est pas un prédateur mais un voyeur !”
Pourquoi un mandat de dépôt, alors qu’on l’a laissé seul durant tout le week-end ?
À l’issue de son délibéré, le tribunal a finalement condamné le prévenu à deux ans de prison, assortis d’un sursis probatoire renforcé pour une durée de trois ans.
Son inscription au fichier national des délinquants sexuels a également été ordonnée, ainsi qu’une interdiction définitive d’exercer une activité en lien avec des mineurs.
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