Marseille | Le technicien soupçonné d’agression sexuelle sur une écolière condamné
- La Prison avec sursis... C'est quoi ?
oui
Pédocriminel En liberté
- 10/04/2026
- 18:37
La parole d’une petite fille de 4 ans et demi a pesé devant la justice. Plus lourd que celle d’un homme de 55 ans.
Ce mardi 31 mars 2026, Éric D. a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille pour agression sexuelle sur mineure, à la peine de 3 ans de détention dont 2 ans assortis d’un sursis probatoire, la partie ferme d’un an étant à purger à domicile sous bracelet électronique.
Une interdiction d’exercer une activité professionnelle ou associative en contact de mineurs pour une durée de 10 ans lui a également été signifiée, avec exécution provisoire (c’est-à-dire s’appliquant sans délai, même s’il venait à interjeter appel).
Il a, enfin, été inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).
Inquiétudes parmi les parents d’élèves
En septembre 2025, ce technicien chauffagiste employé par Veolia était intervenu dans l’école maternelle Alexandre-Copello, dans le 5e arrondissement de Marseille. Le soir même, Lola*, une petite fille de 4 ans et demi, avait relaté à sa mère une scène d’agression sexuelle perpétrée par un homme “aux mains sales”.
Des traces d’éraflures sur le sexe de l’enfant avaient accrédité son récit.
Alors que la police se saisissait de la plainte de sa mère, l’histoire avait circulé parmi les parents d’élèves, déclenchant une vague d’inquiétude. Éric D., seul homme présent dans l’établissement sur le créneau supposé des faits à part un enseignant mis hors de cause, avait rapidement été soupçonné, d’autant que Lola l’avait reconnu sur photo.
Malgré des incohérences dans les dépositions de la petite fille et les témoignages contradictoires des encadrants de l’école, dont certains juraient qu’il n’avait pas pu se retrouver seul avec elle, le technicien avait été renvoyé devant la justice correctionnelle.
2 ans ferme requis, une relaxe plaidée
Lors de son procès, le 10 mars dernier, Éric D. avait fermement contesté l’agression sexuelle qui lui était imputée et sollicité une relaxe.
“Je n’ai jamais commis cet acte-là, je ne peux rien vous dire de plus. Pour moi, ce que dit cette petite, ce n’est pas la vérité”
, avait-il répété à la barre.
Le procureur Alain Berthomieu avait requis sa condamnation à quatre ans de prison dont deux assortis d’un sursis probatoire. Eric D. a accueilli le délibéré ce mardi 31 mars sans un mot.
Le tribunal l’a également condamné à indemniser les parties civiles qui s’étaient présentées à l’audience au fond : Lola et sa mère, pour un montant global de 3 500 € ainsi que l’ex-employeur du technicien, Veolia, et l’association Innocence en danger qui avaient tous deux réclamé 1 € symbolique.
* Le prénom a été modifié.
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