Orléans | 18 mois de prison avec sursis pour proposition sexuelle à une enfant de 12 ans

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Pédocriminel En liberté

Naïve, facilement manipulable, craignant d’être rejetée, elle était une victime de choix
Le tribunal correctionnel d’Orléans a condamné Dylan a dix-huit mois de prison avec sursis pour propositions sexuelles et corruption de mineur, dans un village du Loiret. La victime n’avait que 12 ans.

Le prévenu et sa victime ont fait connaissance à travers les réseaux sociaux.

La Procureure Laura Heurtebise déclare :

“Naïve, facilement manipulable, craignant d’être rejetée, ayant des repères flous autour de la sexualité, ce qui est normal au vu de son âge, elle était une victime de choix.”

Facebook, Snapchat… La fillette a envoyé des photos d’elle-même, nue, à des garçons de son collège.

Les vidéos, compromettantes, allaient suivre, ainsi que la réputation de “fille facile”, explique la présidente Elsa David, sans cacher sa désapprobation sur l’existence d’une telle expression : “On sait le mal que peut faire une réputation dans un village”.

Laura Heurtebise regrette :

“Elle restera marquée à vie, on lui en a demandé beaucoup trop, y compris les institutions, qui ont demandé à cette enfant de se justifier”

Au contact d’un jeune homme de 19 ans

Elsa David indique :

Certains des camarades de la très jeune fille “ont été renvoyés devant le tribunal pour enfants, pour des faits graves”

Mais c’est un adulte qui comparaissait hier devant les juges.

Dylan, 19 ans à l’époque, est entré en contact avec la jeune fille à travers les réseaux sociaux.

Dylan explique :

“Au début, je ne savais pas son âge. J’avais entendu parler d’elle, je voulais accueillir une nouvelle dans le coin. C’est quand sa mère est venue au rendez-vous que j’avais fixé que j’ai su qu’elle avait 12 ans.”

Une explication contredite aussi bien par ses déclarations en garde à vue (il a affirmé avoir connu son âge dès le début) que par des témoignages d’autres jeunes : c’est après avoir vu une photo de l’enfant nue que Dylan aurait demandé son numéro.

La savait-il mineure dès le départ ? Quelles étaient ses premières intentions ? Si le prévenu ne peut éclaircir ces premières questions, il admet parfaitement les faits qui ont suivi, après la rencontre avec la mère.

Il propose une relation sexuelle

Il a alors envoyé des photos de lui-même, nu, à la jeune adolescente et lui en a demandé en retour dans des positions compromettantes, de façon insistante, jusqu’à ce qu’elle cède, “car elle ne voulait pas qu’il ne s’intéresse plus à elle”.

Lui a, plus tard, proposé de la rencontrer pour une relation sexuelle, ce qu’elle a refusé.

La Présidente du tribunal Elsa David souligne :

“Cette jeune demoiselle a été complètement dévastée par ce dont elle a été victime. Vous y êtes périphérique, mais elle a dit qu’elle avait eu peur de sortir parce que vous étiez un adulte”

Puis elle interroge le prévenu :

“Vous ne vous êtes pas dit qu’il y avait un problème, que vous étiez majeur, et elle une enfant ? Elle n’avait pas 17 ans trois quarts ! Qu’est ce qui nous garantit que vous n’allez pas recommencer ?”

Dylan marmonne :

“Je ne sais pas ce qui s’est passé à l’époque. J’avais des mauvaises influences, mais en garde à vue, j’ai réalisé que c’était mal, qu’il y avait des règles et des conséquences”

Dylan finit par s’excuser “d’avoir fait tant de mal”.

La procureure s’inquiète :

“Il l’a incitée à des actes sexuels. Mais derrière, c’est beaucoup plus dur d’assumer. Il a toujours reconnu les faits, mais les a minimisés. Il vient encore de dire que ses intentions étaient tout d’abord amicales. N’a pas suivi les soins qui lui étaient conseillés. On se pose des questions sur son travail de remise en cause”

Dylan est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, obligation de soins, et d’indemniser la jeune fille et sa mère à hauteur de 3.000 euros.

Il sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles et violentes.

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