Sète | Un ancien directeur d’école primaire condamné à 5 ans de prison pour atteinte sexuelle sur mineur

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L’affaire pourrait être prochainement rejugée devant la cour d’appel de Montpellier
Le quinquagénaire, qui depuis les faits n’a plus aucun contact professionnel avec des enfants, a nié avoir su que le jeune homme qu’il rencontrait en dehors de tout cadre scolaire était mineur. Il a fait appel de la décision du tribunal judiciaire de Montpellier.

Un ancien directeur d’école primaire de Sète a été condamné mercredi 27 octobre à cinq ans de prison dont trois avec sursis, ainsi qu’à cinq ans de suivi socio-judiciaire, après avoir été reconnu coupable d’atteintes sexuelles sur un adolescent âgé de moins de 15 ans, en dehors de tout cadre scolaire.

Ce quinquagénaire, qui était sous contrôle judiciaire depuis la révélation des faits, en 2018, travaille depuis sur des dossiers au rectorat, sans être en contact avec des enfants.

Le tribunal judiciaire de Montpellier a également interdit définitivement toute activité professionnelle et sociale en relation avec des mineurs à cet homme qui était un membre actif de clubs de tambourin.

L’affaire avait éclaté en 2018, lorsqu’un adolescent alors âgé de 16 ans a révélé à son père avoir eu des relations sexuelles à partir de l’âge de 12 ans avec ce quinquagénaire, via un site de rencontre.

Malgré son jeune âge, l’enfant avait réussi à passer des annonces sur le site Vivastreet, où il affirmait être majeur et rechercher des relations masculines.

Le fonctionnaire de l’Éducation nationale avait eu plusieurs rendez-vous avec l’enfant, au cours desquels ils avaient eu des relations sexuelles.

Ces rendez-vous avaient duré pendant près de trois ans, et s’étaient intensifiés en 2017, où le garçon avait accepté de l’argent de la part de l’adulte, puis une carte bancaire alimentée par ce dernier.

Mis en examen, au départ pour “viols et agressions sexuelles sur mineur de 15 ans” le quinquagénaire avait affirmé ne s’être pas rendu compte que son partenaire était un adolescent mineur.

Une affirmation qu’il a renouvelée mercredi devant le tribunal judiciaire, les charges pour viols, qui auraient pu le conduire devant la cour d’assises, ayant été abandonnées pendant l’instruction.

Mais son argumentation n’a pas convaincu le tribunal.

Me Virginie Manzi, partie civile explique :

“Le prévenu était professeur et directeur des écoles, et avait l’habitude de fréquenter des enfants et ainsi que des adolescents dans son club de tambourin. Et mon client a l’air tout jeune et tout menu”  […] “Aujourd’hui il a 19 ans et on lui demande encore sa carte d’identité quand il va acheter des cigarettes.” […] “Il est en pleine phase de reconstruction sentimentale et professionnelle. Il a expliqué qu’à cette époque, il aurait aimé qu’on lui dise non lorsqu’il avait rendez-vous avec le prévenu.”

 

Les juges ont estimé que l’adulte avait utilisé une contrainte morale pour obtenir les relations sexuelles avec le jeune garçon : les faits s’étaient produits avant la nouvelle loi qui prévoit aujourd’hui une présomption de non-consentement dès lors qu’il s’agit de relations sexuelles avec un enfant de moins de 15 ans.

Le parquet avait demandé le placement sous mandat de dépôt de l’ancien directeur, mais n’a pas été suivi par le tribunal, qui a estimé notamment que les faits étaient déjà anciens.

Le condamné pourrait faire appel.

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