Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin | Un retraité condamné à 8 mois de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une fille de 13 à 15 ans au moment des faits

Agression sexuelle sur mineure : un retraité condamné par le tribunal de Vesoul

illustration estrepublicain

 « Pour juger, il faut comprendre », insiste Jean-Philip Ghnassia. Face au président se tient un petit homme chétif empêtré dans ses répétitions, incapable de fournir une explication sur ses éventuelles déviances.

À 69 ans, l’individu, domicilié dans le canton de Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, était jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel de Vesoul pour « agression sexuelle imposée à un mineur de 15 ans ».

« Je sais que ce que j’ai fait, c’est honteux et lamentable. Plus les mois passent, plus ça me fait mal »,

lâche le sexagénaire. Les faits reprochés courent sur une période de trois ans. Le retraité, qui ne nie pas les accusations, aurait à plusieurs reprises caressé de manière plus ou moins opportune la poitrine d’une adolescente qui venait rendre visite à son ancienne nounou.

« Elle avait un beau corps, presque celui d’une adulte. J’ai tout de suite été subjugué »,

explique l’époux de l’assistante maternelle. Celui-ci aurait pratiqué les attouchements par-dessus les habits, sauf à une reprise.

« Elle était assise sur mes genoux lorsqu’elle a soulevé son pull. Je n’ai pas pu résister »,

témoigne l’individu qui se « rappelle très bien de cette scène ».

Une version que conteste la victime, aujourd’hui âgée de 19 ans (elle en avait de 13 à 15 ans sur la période dénoncée). Selon la jeune femme, l’homme lui aurait brusquement relevé son vêtement alors qu’elle était

« appuyée contre la gazinière. Je me suis laissé faire, j’étais tétanisée »,

souffle-t-elle.

« Elle n’a pas de tendances à l’affabulation ou à la mythomanie »,

précise, en s’appuyant sur le rapport d’un expert, Me Émilie Poirot, l’avocate d’une partie civile « qui n’est pas là pour envoyer monsieur en prison ».

Le tribunal est allé légèrement au-delà des réquisitions du ministère public. Le prévenu, qui n’avait jusqu’alors aucune mention à son casier judiciaire, a été condamné à 8 mois de prison assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve. Durant 2 ans, il devra notamment respecter l’obligation de ne pas entrer en contact avec des mineurs. Il devra aussi indemniser la victime à hauteur de 1 500  € en réparation du préjudice moral subi auxquels s’ajoutent 800  € pour les frais de justice qu’elle a engagés. L’inscription au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV) a par ailleurs été prononcée.

Source : estrepublicain

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