Romilly-sur-Seine | Peine aménagée pour un papy coupable d’agression sur sa petite fille

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Pédocriminel En liberté

Quatre ans, pour ne pas obtenir justice
Un sexagénaire a été jugé et comndamné pour l’agression sexuelle, en août 2022, à Romilly-sur-Seine, de sa petite-fille, alors âgée de 6 ans.

Des faits, particulièrement sordides, d’agression sexuelle incestueuse sur une fillette de 6 ans, ont été jugés presque quatre ans après au palais de justice de Troyes. Des années qui n’ont pas fait changer de position le grand-père, mis en cause dans cette affaire.

À la barre, mardi 24 mars, le sexagénaire a encore clamé son innocence avant d’être reconnu coupable par le tribunal.

Le 2 août 2022, une fête de famille a lieu à Romilly-sur-Seine. La soirée est plutôt alcoolisée. Le grand-père* et le père de la victime se couchent dans la même pièce vers 2 h du matin. Le père tombe de fatigue et dort bientôt comme une souche. La fillette les rejoint et la terrible scène a lieu.

Le père de famille apprendra le lendemain matin, qu’alors qu’il était profondément endormi, son propre père a agressé sexuellement son enfant.

Des « reviviscences » traumatiques

Dès les révélations de la fillette, le 3 août, le grand-père nie les faits. Pourtant, lors de l’audition de la victime, quelques jours plus tard, elle emploiera exactement les mêmes mots pour décrire ce qui lui est arrivé.

Ni plus ni moins. Par la suite, le psychiatre qui va l’expertiser écrira dans son rapport qu’elle n’a « aucune tendance à l’affabulation » et qu’elle souffre de « reviviscences traumatiques ».

« Dans votre audition, vous expliquiez qu’elle avait été manipulée par sa mère mais elle n’était même pas présente à la soirée », souligne la présidente du tribunal.

Le prévenu affirme toujours qu’il n’a pas touché sa petite-fille.

« Quel poids accordez-vous à la parole d’une enfant de 6 ans qui révèle des faits de nature sexuelle ? », questionne Me Lombardi, à la partie civile. « Je ne sais pas quoi répondre », lance le prévenu très peu disert à l’audience.

La défense demande la relaxe

« Je suis atterrée de voir qu’aujourd’hui, il continue de dire que cette petite fille de 6 ans a menti », s’emporte la substitut du procureur avant de requérir trois ans de prison dont deux assortis d’un sursis probatoire durant deux ans.

Me Leroy, à la défense, demande la relaxe au bénéfice du doute.

« L’aptitude à être cru, ce n’est pas la vérité judiciaire. On est toujours mal à l’aise vis-à-vis de ces dossiers qui se passent à huis clos. »

Le prévenu a finalement été condamné à une peine de 34 mois de prison, dont 24 avec sursis probatoire durant deux ans. Les dix mois ferme seront effectués sous bracelet électronique.

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