Perpignan | Un homme tente d’enlever deux jeunes filles de 13 ans en pleine rue

Deux adolescentes de 13 ans sortaient d’un parc à Saint-Assiscle en tout début d’après-midi ce lundi lorsqu’elles ont été abordées par un homme qui aurait tenté de les convaincre de monter dans son camion pour aller acheter des bonbons.

Perpignan | Rue Guitet

Selon le témoignage des deux jeunes filles, dont une maman a porté plainte en fin d’après-midi ce lundi auprès du commissariat de Perpignan, les faits se seraient déroulés entre 14h et 14 h 30 dans le fond d’une rue de Saint-Assiscle, sans issue.

Ka-Honi et une amie, toutes deux âgées de 13 ans sont allées accompagner la petite soeur de la première à l’école D’Alembert. Au retour, elles ont emprunté les Jardins de la Basse, passant une quinzaine de minutes dans le parc.

Un homme dans un camion blanc était garé tout au fond de la rue Guiter, au niveau de la sortie du jardin

raconte Ingrid Garet, la maman de Ka-Honi.

Quand on est sorties du parc, il était arrêté quelques mètres plus loin, au volant de son camion. On marchait sur le trottoir, il a attendu qu’on arrive à sa hauteur et nous a demandé: ‘Ho les filles pourquoi vous êtes toutes seules?”

racontent les deux copines, élèves de 5e au collège La Garrigole.

On a répondu ‘De quoi?’ et on a continué.“, poursuivent les jeunes filles.

L’homme leur aurait alors lancé: “Ne vous inquiétez pas, juste je vous parle”, aurait entendu Noémie (prénom d’emprunt).

Sur le coup, les adolescentes ont pensé à un livreur cherchant une adresse. Mais l’homme leur aurait alors proposé “Si vous voulez monter, on va à Lidl acheter des bonbons.”

Voyant qu’elles ne répondaient pas, il aurait insisté : “On va chercher des gâteaux autre part si vous préférez, à Auchan ou à Leclerc.” 

Les jeunes filles n’auraient pas répondu et auraient encore marché. “L’homme a encore parlé, mais on n’a rien entendu à cause du vent“, poursuit Noémie.

C’est son attitude qui les a le plus alarmées :

 “Il roulait au pas avec une main sur le volant et une autre sur la poignée de la porte du camion. Il guettait en permanence les rétroviseurs”.

Arrivée devant chez un ami, elles poussent le portail qu’elles savent ouvert et se réfugient dans la cour. Mais l’individu n’est pas parti de suite. “On est restées dans la cour, et lui a roulé jusqu’au rond-point au bout de la rue. Il s’est arrêté juste après, de là on voyait qu’il nous regardait encore”, décrivent les adolescentes.

On était dans la cour, on a eu très peur qu’il nous enlève“, confie Ka-Honi.

“Moi j’avais peur qu’il se gare et vienne à pied nous enlever.” Paniquées, elles ont bien tenté en vain d’appeler l’ami chez qui elles étaient, mais n’ont pas songé à joindre leurs parents ou la police. De loin, elles ont surveillé le manège de l’homme qui les avait abordées. “Il a essayé de faire demi-tour pour revenir vers le rond-point, mais il n’a pas réussi, alors il a filé tout droit dans la rue Cuvier.”, précise Ka-Honi.

Ne le voyant plus, elles sont alors sorties en courant pour se réfugier au domicile de l’une des deux, à 100 mètres à peine.

Les deux collégiennes décrivent un homme de 25-30 ans, de corpulence mince et à la peau mate, cheveux noirs, barbe naissante et oreilles décollées. Le camion serait blanc “flambant neuf” sans inscription, de type Master et de forme légèrement arrondie.

Ce lundi soir, Ingrid Garet, la maman de Ka-Honi s’est rendue au commissariat avec les adolescentes après avoir lancé l’alerte sur Facebook. Une plainte contre X a été enregistrée pour “tentative d’enlèvement aggravé”.

Il faut que tout le monde soit sur le qui-vive“, s’inquiète la mère de famille, qui redoute que l’homme fasse une nouvelle tentative. “Je serai encore plus vigilante, mais on peut pas toujours être derrière nos filles.” 

Noémie, quant à elle, avoue être terrorisée à l’idée de ressortir de chez elle…

Source : L’Indépendant

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