Paris | Quatre proxénètes présumés prostituaient une fille de 17 ans

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Ces quatre jeunes gens ont été arrêtés en flagrant délit
Quatre proxénètes présumés prostituaient une fille de 17 ans dans un logement Airbnb. Ces quatre jeunes gens ont été arrêtés en flagrant délit. Ils séquestraient notamment une jeune fille de 17 ans qu’ils forçaient à se prostituer. Ils nient en bloc et ont été écroués.

Originaires du quartier Danube, ces quatre délinquants récidivistes, âgés de 22 à 31 ans, ont été présentés, vendredi soir devant le tribunal correctionnel de Paris.

Ils sont soupçonnés d’avoir, dans le XIXe arrondissement de la capitale, contraint deux jeunes femmes, dont une mineure de 17 ans à se prostituer.

À la demande de certains prévenus, l’affaire a été renvoyée au 3 octobre 2024 et le quatuor a été écroué.

Il est 23h30 le 19 août dans l’avenue Jean Jaurès.

Les policiers se déplacent dans un immeuble après avoir reçu l’appel d’une femme qui dénonçait une situation alarmante. Ce témoin explique qu’elle a vu l’enlèvement et la séquestration d’une jeune fille de 17 ans qui serait contrainte de se prostituer dans un appartement.

Quand les policiers arrivent sur les lieux, un homme prend la fuite en sautant par la fenêtre du premier étage. Peine perdue, il est interpellé au pied du bâtiment. Un second suspect est arrêté sur les lieux. Et le troisième est surpris alors qu’il arrive dans le logement. Un quatrième comparse sera arrêté un peu plus tard.

Les forces de l’ordre auditionnent la jeune fille et une autre prostituée majeure, toutes deux originaires de Normandie. Elles évoquent une séquestration et des faits de violence pour les contraindre à obéir

Les quatre jeunes gens sont placés en garde à vue. Leurs casiers judiciaires sont chargés.

Il y figure entre trois et neuf condamnations pour trafic ou usage de stupéfiants, violence, ou menace de mort.

Le plus âgé est père de famille, les autres sont tous célibataires.

L’un d’eux souhaite apprendre la cuisine, l’autre travaille en intérim pour la RATP, un troisième bénéficie d’une allocation adulte handicapée, suite à des problèmes psychiatriques et le dernier est au chômage.

Trois d’entre eux nient en bloc toutes implications.

Ils assurent qu’ils se retrouvaient entre amis dans ce logement Airbnb.

« Je n’ai rien à voir dans cette histoire », lâche l’un d’eux.

Devant la police, le dernier, reconnaît du bout des lèvres.

Leurs avocats ont plaidé en faveur de leur remise en liberté insistant sur les projets de vie de leurs clients.

Me Yves Levano a dénoncé les pratiques du parquet qui lui a livré un dossier de mille pages dans l’après-midi et demandé sans succès l’ouverture d’une information judiciaire.

 

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